mercredi 22 février 2017

Saintes surfe sur la nouvelle vague : l’objectif est d’offrir le très haut débit sur l’ensemble du territoire de la CDA dès 2020

Mercredi, au siège de la CDA, l’Etat en la personne du préfet Eric Jalon, la Communauté d’Agglomération et Orange, ont signé une convention pour le déploiement de la fibre optique sur le territoire saintais. Plus généralement, le plan France Très Haut Débit, lancé par le Gouvernement en 2013, vise à couvrir l'ensemble du pays.

La signature de la convention
Au XXIe siècle, nous vivons une nouvelle révolution, celle du numérique. Désormais, on échange et transfère les données via internet. Fini les grosses enveloppes distribuées par la Poste ou ces plis déposés par des porteurs. Le système devient de plus en plus performant et sa facilité présente des avantages : un architecte voulant envoyer des plans aux USA ou à Dubaï a désormais un outil à sa disposition qui gomme les frontières et les durées d’expédition.
Consciente qu’une entreprise s’installe en fonction de critères précis, dont les moyens modernes de communication, la Communauté d'Agglomération de Saintes que préside Jean-Claude Classique a signé mercredi une convention avec l'Etat (partenaire financier) et Orange.
Conformément à l’engagement AMII de 2011 (Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement), Orange s'engage à déployer la fibre optique jusqu’aux habitations et locaux professionnels de l’agglomération saintaise d’ici 2020. « Plus de 12000 foyers et entreprises sont déjà opérationnels. Dans quelques semaines, viendra le tour des communes de Bussac et de Fontcouverte, opération baptisée "première vague", suivie en 2017 d’Ecurat et de Saint-Georges des Coteaux » souligna Fabrice Barusseau, vice-président de la CDA. Chacun espère que les délais seront tenus !
Il s'agit de proposer aux utilisateurs un espace numérique performant (en conséquence un débit puissant pour le net, la télé numérique et les objets connectés !). Convenablement maillé, le territoire deviendra plus attractif et attirera des investisseurs (d’autant que la ville centre possède déjà l'autoroute et attend avec impatience un train à grande vitesse en gare de Saintes). « La CDA a des marges budgétaires pour accompagner le Département qui mène un action efficace dans ce domaine. C’est une chance pour nous, il faut en profiter » ajouta l'élu.

Eric Arduin directeur régional d'Orange, Eric Jalon préfet, Fabrice Barusseau, vice-président de la CDA
Eric Arduin, directeur régional (Aquitaine Sud), rappela qu'Orange avait vocation à faciliter le déploiement de la fibre sur le territoire. La collaboration avec la CDA est importante car elle permet de s’assurer que chacun est en phase avec la demande qui émane du terrain.
Pour Eric Jalon, il n'y a pas d'essor économique sans le haut et le très haut débit. Que chaque région puisse y avoir accès est non seulement une priorité, mais aussi une forme d'égalité entre les territoires. L’Etat s’implique dans cette action en octroyant  20 milliards d’euros à l’échelon national. Dans le cadre du Plan Etat/Région 2015/2020, une enveloppe de 150 millions d'euros a été débloquée pour la Charente-Maritime. « Le numérique est aussi vital pour l'attractivité que le sont les dessertes routières et autoroutières » déclara le préfet.
La Plateforme France Mobile va permettre aux édiles de signaler les zones blanches ou grises de leurs secteurs respectifs (net et téléphonie). Défaillances qui irritent généralement les usagers ! Signalées, les zones en déficit de couverture seront étudiées par les services.
Eric Jalon en profita pour remercier les organismes qui interviennent quand les éléments se déchaînent, privant la population d’électricité et de téléphone, comme ce fut le cas avec les tempêtes Liev et Marcel. « C’est la première fois depuis Xynthia que nous étions en alerte rouge. Grâce à la mobilisation de tous, seuls des dégâts matériels sont à déplorer. Je tiens à saluer les équipes d'Enedis et d'Orange pour leur réactivité ». Ainsi, de nombreux foyers ont retrouvé la lumière assez rapidement, de même que du réseau sur les smartphones. C'est plutôt rassurant, le service public n'étant pas un vain mot...

Un dossier important pour l'attractivité du territoire saintais

• Infos pratiques : L’installation de la fibre optique compte plusieurs phases dont l’installation d’armoires de rue permettant à l’ensemble des opérateurs de pouvoir proposer leurs services et le tirage de la fibre dans les fourreaux de génie civil existants. Afin que les habitants des quartiers puissent en bénéficier, ils doivent contacter leurs responsables (syndics, bailleurs, municipalité) afin que leurs immeubles soient raccordés. Orange avisera en fonction du meilleur accès. Toutes les infos sont consultables sur reseaux.orange.fr

• Les 19 communes de l’ex Pays Santon sont concernées par le très haut débit, de même que les 17 communes qui ont rejoint la CDA dont Chaniers. La vaste opération numérique lancée par la Charente-Maritime comporte deux phases 2015/2020 et 2020/2025. Des opérations d’initiatives publiques sont portées par les collectivités qui mettent alors la main au portefeuille en partenariat avec le Département. Fabrice Barusseau espère que l’ensemble des communes de la CDA sera couvert en 2020.

• Orange insuffle 3 milliards d’euros dans la fibre optique sur le territoire français. Dans le cadre France Très Haut Débit, son objectif est de raccorder 12 millions de logements en 2018 et 20 millions en 2022. Déjà présent dans 1208 communes, il prévoit de déployer la fibre à l’horizon 2022 dans 3600 communes. En Nouvelle Aquitaine, le groupe est présent dans 90 communes et 448.000 logements.

mardi 21 février 2017

Les premières voitures-radar confiées à des opérateurs privés

L'expérimentation des voitures-radar conduites, sous le contrôle de l'État, par des opérateurs privés démarre vendredi 24 février 


Vendredi débutera en Normandie l'expérimentation qui permettra, au 1er septembre prochain, que la conduite des voitures-radar lancées en 2013 soit confiée à des prestataires privés. Ce test de plusieurs mois est destiné à permettre l'homologation du nouveau système et ne donnera lieu à aucune contravention.

La première voiture-radar conduite par un opérateur privé est programmée pour septembre 2017 en Normandie. Le dispositif d'externalisation sera ensuite progressivement étendu aux autres régions. Ce seront, dès lors, des entreprises qui fourniront des chauffeurs pour conduire, sous étroit contrôle de l'État, ces véhicules banalisés, comme décidé par le Comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015 (mesure n°2) et dans les conditions précisées par le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, le 8 janvier dernier lors du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).

Depuis mars 2013, 383 voitures-radar sont capables de contrôler la vitesse des véhicules tout en roulant dans le flot de la circulation. Ces véhicules banalisés circulent actuellement avec un équipage de deux policiers ou deux gendarmes, dont l'un est affecté à la conduite, l'autre au réglage de la vitesse autorisée à l'endroit traversé. Aucun d'entre eux n'a pour mission de constater l'excès de vitesse : c'est le système embarqué qui s'en charge, sans autre intervention humaine que la détermination par le passager de la vitesse autorisée.

Les voitures-radar destinées à être conduites par des entreprises disposeront d'un mécanisme innovant par rapport aux actuelles : des équipements capables de lire les panneaux de limitation de vitesse permettront au radar de fonctionner de manière autonome, sans aucune intervention du chauffeur, désormais seul présent dans le véhicule. Cette réforme permettra donc de libérer du temps de travail pour les forces de l'ordre, qu'elles consacreront à des tâches mieux en rapport avec leur qualification au profit de la lutte contre la délinquance et la protection de la population, comme la recherche des conduites en état d'ivresse ou après prise de stupéfiants. Elle permettra également d'augmenter le temps d'usage des voitures-radar afin d'assurer un meilleur respect des limitations de vitesse sur l'ensemble du réseau.

A cet égard, s'agissant de matériel de mesures de la vitesse en déplacement, des marges de tolérance supérieures ont été retenues : 10 kilomètres/heure en plus de la vitesse autorisée, ou 10% selon ce qui est le plus favorable au contrevenant. Toute personne normalement attentive aux limitations de vitesse peut donc rouler sans crainte d'être verbalisée. Les entreprises concernées seront rémunérées en fonction du nombre d'heures de conduite effectuées. Celui-ci, tout comme les trajets effectués et les plages horaires de contrôle, seront fixés par les services de l'État, en fonction des critères d'accidentalité locale, et ne seront en aucun cas laissés à la libre appréciation des entreprises ou de leurs conducteurs.

En aucun cas, les entreprises ne seront rétribuées au nombre d'infractions enregistrées. Lorsque la voiture-radar circulera, son conducteur n'aura aucune indication relative au constat d'infractions par le mécanisme qu'il transporte : il ne saura ni quel véhicule a été photographié, ni combien. Il en va de même pour l'entreprise qui l'embauche, qui ne pourra jamais accéder à la partie concernant les clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d'infractions constatées par le biais des véhicules dont il a la charge durant leur conduite (les véhicules, lorsqu'ils ne seront pas utilisés, seront garés dans les locaux de la police ou de la gendarmerie).

Les données enregistrées par les voitures-radar seront envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. Ces officiers de police judiciaire, qui constatent et valident l'infraction, seront les mêmes que pour les radars fixes et les actuelles voitures-radar : ce sont les policiers et les gendarmes du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) au sein du Centre national de traitement (CNT) situé à Rennes. Il ne s'agit bien évidemment en aucun cas de déléguer à des sociétés privées des compétences régaliennes. Cela serait interdit par la constitution.

Chiffre clé : La vitesse excessive ou inadaptée est la cause principale de 26% de la mortalité routière.

lundi 20 février 2017

L’atelier Orange Mosaïque de Léo Niel à découvrir en Haute Saintonge

Au cœur du Sud Saintonge, l’atelier Orange Mosaïque abrite les œuvres de Léo Niel et d’Issaka Gandema. Complémentarité entre le tableau mosaïque et la sculpture avec un point commun, les lignes épurées. L’atelier, qui se trouve au Gibeau, est ouvert tous les jours sur rendez-vous.

Léo Niel nous ouvre son atelier...
Situé près de la route qui conduit à Saint-Aigulin (et la proche Dordogne), l’atelier de Léo Niel, inauguré en juillet dernier, est dédié à la création. Avec goût, il a aménagé cet espace intime dans une ancienne bâtisse qui goûte au renouveau. La pente assez raide accueille des escaliers qui descendent sur un jardin secret en l’attente du printemps. Bercé par ce cadre familial, Léo Niel se sent bien : « j’ai grandi à Monguyon avant de partir pour Paris. J’ai été pendant 12 ans dans l’hôtellerie ». Plus précisément au bar restaurant Le Cavalier Bleu, près de Beaubourg, où il occupait un poste à responsabilité. « Ce que j’aimais dans ce métier, c’est qu’on nous oblige à être inventif tous les jours ». Les métropoles présentent aussi des inconvénients. Il a poursuivi sur sa lancée en concrétisant un projet qui lui tenait à cœur : donner libre cours à son imagination. Une forme de courage puisqu’il a quitté la capitale pour accomplir son rêve ! Ouvrir un atelier, y créer, établir un contact avec le public, la vie d’artiste quoi ! Il a franchi les étapes une à une, apprenant à travailler le bois, à réaliser des mosaïques chez Albertini et à trouver des sources d'inspiration, en Corée par exemple.



De retour en Saintonge, il est entré dans la phase pratique. Les supports qu’il utilise sont des bois ou des matériaux de récupération à qui il offre une seconde jeunesse. Porteuse d’une histoire, chaque pièce est appelée à se « régénérer ». Sur ces surfaces minutieusement orchestrées, il pose les tesselles aux couleurs éclatantes et les combine selon le motif choisi.
Le morceau initial est un carré qui sera fragmenté grâce à différents outils, du diamant à la pince à couper, en passant par la meuleuse qui a son importance. Chaque tableau s’insère dans un environnement naturel, une priorité pour Léo Niel qui favorise le retour aux origines. L’effet donné par les morceaux de verre agencés est tantôt figuratif, tantôt géométrique, clin d’œil au temps d’avant quand l’homme initial traçait des lignes sur le chemin de la connaissance. Style épuré, cailloux semés, ornements, forêt multicolore, constellations. « Je peins avec du verre » avoue-t-il, en quête d’équilibre et d’harmonie, sans oublier l’indispensable part de mystère. Il aime aussi inventer des personnages amusants résultant de savants assemblages.

Bois et mosaïque

A ses côtés, sont présentées les œuvres d’Issaka Gandema. Il est né à Koudougou dans une grande famille de bronziers du Burkina Faso. Son père, Seydou Gandema, lui a transmis la tradition du geste et la façon dont on dompte le métal en fusion pour en obtenir la forme souhaitée. Ses sculptures sont reconnaissables à leurs silhouettes élancées, à la légèreté du mouvement et la grâce altière des personnages. Il aime aussi mettre en scène des univers plus intimes ou des animaux.
Présent dans la région en plusieurs occasions (festival Plein Sud de Cozes, exposition à Saint-Georges de Didonne), il donne à ses créations des envies de liberté tout en valorisant la culture ancestrale de son pays. Chacune témoigne de cette richesse, porte ouverte sur des latitudes que le public reçoit comme un message. Issaka Gandema organise régulièrement des stages d’initiation à la technique de la cire perdue.


Issaka Gandema (ici au Festival Plein Sud de Cozes)
Soucieux de partager son travail et d’échanger avec les visiteurs, Léo Niel vous invite à découvrir son atelier. En toute simplicité. Ne manquez pas cette étape dans les terres du Sud Saintonge !

• Au sujet des sculptures d’Issaka Gandema : « Les visiteurs sont surpris. Certains pensent que le domaine de la fonderie est uniquement réservé à l’industrie. Issaka démontre qu’elle est présente dans le domaine de l’art ».

• Léo Niel a rejoint l’association Talents d’artisans qui propose des expositions sous les halles de Montendre.

Grâce à la mosaïque, une porte peut prendre une autre dimension !
La préparation des tesselles demande patience et minutie
Des couleurs magnifiques !
Atelier Orange Mosaïque, le Gibeau, route de Saint-Aigulin. Ouvert tous les jours sur rendez-vous. téléphone 06 03 09 78 58 - orange.mosaique@yahoo.com

Le Département vous donne rendez-vous au Salon International de l'Agriculture

Forte et fière de ses quatre AOC/AOP, de ses deux IGP et de son Label Rouge, la Charente-Maritime souhaite régaler ses visiteurs samedi 25 février à partir de 9 h, au Salon International de l'Agriculture à Paris, en leur faisant découvrir et en valorisant ses produits, leurs saveurs et le savoir-faire de ses producteurs. 


► La Charente-Maritime : une destination savoureuse 
 
Deuxième destination touristique préférée des Français, la Charente-Maritime bénéficie d’atouts naturels et patrimoniaux exceptionnels.
Gâtée par la nature, elle affiche une palette de paysages et de sites touristiques incroyablement variés. Son patrimoine naturel – l’océan, ses marais, ses estuaires, ses vignes, ses forêts – offre une alchimie parfaite entre saveurs et tourisme.

► Les animations gourmandes proposées par La Charente-Maritime au Salon de L’Agriculture à Paris
Le Département sera présent samedi 25 février à partir de 9 h, sur le stand de la Région Nouvelle-Aquitaine.
Cinq temps forts de dégustations sont au programme.
Rendez-vous à 11h, 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30 (horaires pouvant être modifiés)
Des menus terre et mer ont été élaborés spécialement pour l’occasion avec les produits suivants : La race bovine maraîchine, emblématique de nos territoires de marais
 ; le fromage de chèvre de race Poitevine
 ; l’oignon le Saint-Turjan
• Les produits viticoles : Vins de Pays Charentais
 ; les pommes locales avec l’association des Croqueurs de Pomme ; les huîtres « Marennes-Oléron » et « Charente-Maritime »
 ; le beurre AOP Charentes-Poitou
 ; le sel de l’Île de Ré

► Le Département accompagne le monde agricole
Activité économique importante en Charente-Maritime, l’agriculture est génératrice d’emplois et de valeur ajoutée. Elle façonne notre paysage et doit répondre à des exigences de la société toujours plus forte en matière de préservation de l’environnement.
 Le Département accompagne la profession agricole pour innover, améliorer les performances technico-économiques et ainsi assurer la pérennité et la compétitivité de cette activité, en adéquation avec les enjeux environnementaux.

• INFOS PRATIQUES
Salon International de l’Agriculture à Paris, Porte de Versailles
25 février 2017
HALL 3 - Stand 3J124 www.charente-maritime.fr

Expérimentation de la vignette carbone : Alain Rousset propose la candidature de la Nouvelle-Aquitaine

Sous la présidence d'Alain Rousset, le budget était le gros morceau de la séance plénière de cadrage des politiques régionales le 13 février dernier à Bordeaux. Vingt-deux dossiers au total ont été examinés, dont d’importants transferts de compétences. Retour sur une journée de votes et de débats.


Rock et crise aviaire, c’est avec ces deux sujets que le président de Région Alain Rousset a ouvert la première séance plénière de l’année. Il a d’abord tenu à saluer la nomination aux Grammy Awards de Gojira, groupe landais soutenu à ses débuts par la Région Aquitaine, tout comme la Victoire de la Musique remportée par le groupe Radio Elvis, originaire de la Gâtine (Deux-Sèvres).
Sujet moins léger, la grippe aviaire a occupé, à la suite de son intervention, une large part des débats préliminaires. Le secteur compte 70 000 emplois dans la région. « Face à cette nouvelle crise, la Région poursuit sa mobilisation aux côtés des éleveurs et des entreprises de la filière. Au-delà des dispositifs mis en place en 2016, il conviendra d’étudier avec la profession ce que la Région pourrait faire en plus » a souligné Alain Rousset.

Un budget de référence
La Nouvelle-Aquitaine entre dans son second exercice budgétaire. Un exercice technique et assez complexe pour un montant s'élevant à plus de 3 milliards d’euros. Avec ce nouveau budget, « nous ne sommes plus dans la fusion, mais dans la création de la nouvelle Région » estime Alain Rousset. Pour Andréa Brouille, « ce budget 2017 est le premier de référence pour la Région ». L’élue a été nommée vice-présidente en charge des finances à l’occasion de cette présentation.
Malgré les transferts de charges qui font augmenter mécaniquement le montant global, « le budget 2017 aurait dû être en baisse de 132 millions d’euros par rapport à 2016 » a expliqué le président. « Néanmoins, nous restons la deuxième ou troisième région de France en matière d’investissement. Il faut maintenir ce cap pour entrer dans un cercle vertueux » a-t-indiqué. L’investissement sera, en effet, de plus d’un milliard d’euros en 2017. Pour dégager des leviers de financements nouveaux nécessaires au maintien d'un tel niveau, il a proposé la candidature de la Nouvelle-Aquitaine pour l’expérimentation de la vignette carbone.
Au total, ce seul dossier, avec plus de 200 pages de rapports, a tenu les élus régionaux près de 7 heures, entre votes et débats des différents groupes politiques. Ce n’est que vers 16 heures qu’il a finalement été adopté.

Transports : la Région chef de file
Second des dossiers prioritaires de cette séance, le transfert de la compétence transport scolaire et interurbain depuis les Départements. Prévu par la loi Notre, la Région est devenue la collectivité chef de file "Transports". Elle prépare depuis plus de 8 mois la prise en charge de cette compétence avec les 12 départements de son territoire. La compétence en matière de transports interurbains est effective depuis le 1er janvier, mais le transfert de la compétence transport scolaire n’interviendra qu’au 1er septembre. L’ensemble des charges transférées fait l’objet d’un transfert de fiscalité entre la Région et les Départements, antérieurement compétents.
« L’impact est conséquent pour la Région puisqu’il se monte à près de 10% de son budget » a remarqué Renaud Lagrave, vice-président en charge du dossier. Il devrait permettre de rendre plus cohérente l’offre générale de transport, grâce notamment au développement de l’intermodalité.

La jeunesse, priorité stratégique
Innovation politique de la part de la Nouvelle-Aquitaine, la jeunesse est comptée au titre des grandes priorités stratégiques aux côtés de l’aménagement du territoire, de l’économie ou du développement durable. Ce ciblage de l’action régionale trouve en premier lieu à s’exprimer dans les compétences régionales. Les investissements dans les lycées atteignent à eux seuls 1,2 milliards d’euros et la construction de deux nouveaux établissements est prévue pour faire face au dynamisme démographique de la région. Mais il comprend aussi un certain nombre de mesures volontaristes telles que l’aide à la mobilité avec le financement du permis, l’aide au logement ou encore la gratuité de l’aide aux devoirs.

Les Creps régionaux
Cette séance plénière aura également vu passer les dossiers des Creps (centre de ressource, d’expertise et de performance sportive). Depuis janvier 2016, la Région est responsable du patrimoine de deux centres à Poitiers et Talence. Elle s’est engagée à répondre aux urgences du patrimoine transféré, à améliorer les lieux de vie et les conditions d’accueil et enfin à développer les équipements sportifs adaptés à la performance et à la pratique de l’éducation physique et sportive et à la formation professionnelle.

Aides aux entreprises
Dans la suite du SRDEII (schéma régional de développement économique d’innovation et d’internationalisation) adopté en décembre 2016, l’assemblée a défini les conditions d’attribution des aides aux entreprises. Un débat important pour un sujet stratégique.

De l’amélioration énergétique à la langue basque…
Rénovation énergétique de l’habitat pour les particuliers, adoption de la charte de déontologie et de protection des lanceurs d’alerte, adhésion à l’association pour le développement de la bande-dessinée à Angoulême ou encore élaboration du plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD), les débats et les votes se sont succédé tout au long de la soirée. L’assemblée a également voté son soutien à la vie associative avec un nouveau règlement comprenant l’aide à la structuration des acteurs, le soutien à la création d’emplois associatifs et l’accompagnement d’initiatives locales innovantes pour faire émerger de nouveaux acteurs et de nouveaux projets.
Enfin, c’est l’appui à la langue Basque qui a clos la séance à un peu plus de 23 heures. Cette dernière délibération renouvelle le partenariat entre l’Éducation nationale et les collectivités territoriales pour le développement de l’enseignement de la langue basque en Pays Basque.