mardi 12 décembre 2017

Quand Johnny Halliday faisait les beaux jours de Royan

Le livre de François Richet "souvenirs de Royan, volume 5" (aux éditions du Trier-Têtu) est une mine d'or. Grâce aux photos du journaliste de Sud-Ouest Jean-Pierre Boudon, que l'auteur a mises en scène dans son ouvrage, on replonge dans les années 60 et qu'y voit-on ? Johnny Halliday que la France et ses milliers de fans pleurent encore. Souvenirs, souvenirs !


Magnifique Johnny !
En 1961, Johnny est en concert à Royan. On le voit sur le terrasse de l'hôtel de France où un attroupement a lieu et en train de dédicacer des disques pour un disquaire de Royan, la maison Favière. Sur scène, il chante ses premiers tubes dont Kili watch. Ses fans sont aux anges et les cœurs battent. L'année suivante, en 62, il  revient au casino où deux fillettes dansent le twist ! Le mythe est né et il durera des décennies. Vous admirerez au passage la qualité des photgraphies de Jean Pierre Boudon...

Sur le terrasse de l'Hôtel de France
Dédicaces


Twist again !


PHOTOS JEAN PIERRE BOUDON

• Souvenirs de Royan, livre de François Richet, en vente dans toutes les bonnes librairies


Saintes : Fermeture exceptionnelle de la sous-préfecture mardi 12 décembre

 L'accueil de la sous-préfecture est exceptionnellement fermé au public aujourd'hui mardi 12 décembre afin de procéder à une réorganisation des services. 


Pour toute information relative à vos démarches administratives, vous pouvez :
- contacter par téléphone le 3939 « allo service public », du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h15 - consulter le site internet : www.service-public.fr
- consulter le site internet des services de l'Etat dans le département : www.charente-maritime.gouv.fr.
Vous pouvez également interroger les services de la sous-préfecture, par messagerie, à l'adresse suivante : sp-saintes@charente-maritime.gouv.fr
Le public sera de nouveau accueilli à la sous-préfecture à partir du mercredi 13 décembre aux horaires habituels, de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 16h00.

Merlin l'enchanteur vous donne rendez-vous à Saint-Genis

A noter sur vos tablettes !

 

Jean-Marie Matagne rend hommage à François Régis Hutin

Diffusé à plus de 700 000 exemplaires sur douze départements de l’Ouest, Ouest-France est le premier quotidien de France par le nombre de ses lecteurs. Le journal vient de perdre son Président, inspiré et inspirateur, François-Régis Hutin, P-DG de 1984 à 2016. 

François Régis Hutin (© Ouest France)
Agé de 88 ans, il est frappant que François-Régis Hutin soit décédé le soir du 10 décembre 2017, alors que le prix Nobel de la Paix venait tout juste d’être remis à Oslo à l’International Campaign to Abolish Nuclear weapons (ICAN), la Campagne Internationale pour Abolir les armes Nucléaires. Chrétien convaincu et humaniste social, François-Régis Hutin a été depuis toujours un opposant à l’arme nucléaire, ce qui fit de lui l’un des rares patrons de presse français, sinon le seul patron d’un quotidien, à s’être fermement dressé contre la « force de frappe », au moment même de sa création par le général de Gaulle. Il y a une dizaine d’années, j’eus la surprise de recevoir un coup de fil de lui, que je ne connaissais pas, à la suite d’un des nombreux communiqués d’ACDN que j’adresse à l’ensemble de la presse, généralement sans écho au niveau national. Il voulait en savoir plus. Depuis, Ouest-France fit écho à la cause. C’est ainsi que le 10 décembre 2009, alors que Barack Obama venait de se voir remettre le Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur du désarmement nucléaire, Ouest France publiait un article intitulé « Pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive », cosigné par Michel Rocard, Yehuda Atai et Jean-Marie Matagne, les mêmes qui, deux ans plus tôt, avaient lancé dans Libération un Appel aux Européens : empêchons la guerre contre l’Iran ! François-Régis Hutin nous a peut-être quittés avec le sentiment réconfortant – fondé ou non, c’est une question que le texte du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires mérite de soulever - que l’humanité est en marche vers l’abolition des armes nucléaires. On ne peut que le souhaiter à ce grand homme de cœur.

Jean-Marie Matagne, président d’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire

Jonzac : Claude Révolte « le Johnny des Eurochestries » reçoit l’Ordre du Mérite

Il y avait affluence l’autre samedi dans la salle municipale de Saint-Germain de Lusignan où Claude Révolte recevait les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Ambassadeur et animateur des Eurochestries, il a tout donné pour la musique et la diversité. Preuve de cette amitié, s'étaient spécialement déplacés Vincente Pinto, directeur de l’université de Sobral au Brésil, Jean Fortin, maire de Baie St-Paul, Rosaire Tremblay, historien, Laurent Breton, chef d’orchestre et fondateur des Eurochestries au Québec et Dongdong Zago, responsable chinois.

Claude Révolte distingué par le sénateur Daniel Laurent

« Sans la musique, la vie serait erreur » écrivait Nietzsche. Telle pourrait être la devise de Claude Révolte. Dans la région, il a créé l'école de musique et donné un dynamisme aux Eurochestries, manifestation qui se déroule non seulement en France, mais à l’étranger. Il s’est dépensé sans compter avec cette volonté qui anime les passionnés. Et pourtant, rien ne prédestinait ce paysagiste, natif du canton d’Archiac, à favoriser la pratique d'un instrument auprès de générations d’enfants. Parcours ainsi tracé, ponctué de difficultés surmontées par cet autodidacte qui a foi en sa mission. L’heure était venue de distinguer ses efforts.

Le chœur du Donjon dirigé parc Claude Révolte
Manifestation organisée dans la salle municipale de Saint-Germain

« Cette médaille récompense beaucoup de choses. Les personnes présentes sont les témoignages des actions que vous menez. Je salue votre investissement personnel et culturel au service de la collectivité. Vous êtes un esprit créatif avec cette envie bien ancrée d’animer les territoires ruraux » souligna le sénateur Daniel Laurent qui l’a toujours soutenu (c’est d’ailleurs au lycée de Pons que sont logés les jeunes des Eurochestries). Grâce aux nombreuses relations de Claude Révolte, moult formations se produisent en Haute Saintonge, Festival de la voix, Rosa Vetrov, opérettes. Un plaisir que de découvrir d’autres cultures, chants, danse, concerts.
Le parlementaire dressa le portrait de celui qu’on a baptisé « le Johnny des Eurochestries ». Un parcours atypique : sa naissance à Saint-Maigrin en 1950 au village de chez Collardeau, le certificat d’études où il obtient le premier prix cantonal, son CAP d’horticulture, son passage au 57e Régiment d’Infanterie (créé par le Comte de Jonzac !) et la découverte de la musique militaire, son premier emploi à l’hôpital de Jonzac où il est chef jardinier, la création des Bitons et la troupe des majorettes avec Yves Jouteux (à l’époque, il y avait deux batteries-fanfares avec celle de Jean-Claude Riché), les premiers déplacements au Québec et Sultanat d’Oman avec M. Lataste, président du club Unesco, la création en 1981 de l’Ecole de Musique, « la seule aujourd’hui à rayonner sur 130 communes », l’avènement des Eurochestries en 1996, sans compter son implication à l’ASSEM 17.
La vie de Claude Révolte est un tourbillon. Il parcourt le monde pour développer des festivals et ça marche en Espagne, Russie, Pologne, Brésil, Slovaquie, Mexique, Chine. Son objectif ? Partager et surtout rendre accessible la musique « dans la joie et le bonheur ». 

Chantal Guimberteau, conseillère départementale
Ouvrez le ban !
Claude Révolte aux côtés de Régine Joly, Bernard Lalande, M. Chauvet
Chantal Guimberteau, conseillère départementale, rappela le soutien financier apporté par le Département aux rencontres organisées depuis 20 ans, soit quelque 500.000 euros pour les Eurochestries et 88.000 euros pour les autres rendez-vous : « quand on aime, on ne compte pas. Le président Bussereau te félicite ». Un discours un peu rigoureux à mille lieues de la bonne humeur ambiante.

Les allocutions de MM. Castelain et Belot
Claude Belot et Claude Révolte
Michel Duchemin, président de l’ASSEM 17, insista sur le respect qu’ils se portent mutuellement : « Tu es un homme de grande qualité qui dynamise les énergies potentielles ». Cette complicité est partagée par le commandant René Castelain de la Musique de l’Air à Paris et le directeur de l’université de Sobral, Vincente Pinto : « Ton engagement en faveur des jeunes nous a mobilisés. Nous le cautionnons, c’est pourquoi, chez nous, tu as une famille, des amis ». Sentiment identique chez Jean Fortin, maire de Baie Saint-Paul (le lien entre Jonzac et cette ville du Québec remonte aux années 80) : « quand tu m’as annoncé que tu allais être distingué, je n’ai pas hésité, je suis venu ! La culture réunit les communautés et notre collaboration est une vieille histoire. C’est une ouverture sur le monde et je constate que tu ne lâches rien ! Tu es un ambassadeur exceptionnel ! ».

Les remerciements de Claude Révolte
De nombreux amis, dont certains venaient de l'étranger, avaient tenu à féliciter Claude Révolte
Claude Révolte, chef de chœur
A son tour, Claude Belot, maire de Jonzac, félicita Claude Révolte qui a suivi son cap, tout en gardant son esprit  d’indépendance : « Il n’a pas réussi à me mener à la baguette et moi, je ne suis pas parvenu à le mettre au pas de l’administration ! ». Rires dans l’assistance. Claude Révolte avoua qu’il laissait la gestion de son association au comptable. Parole d’artiste « un peu révolté parfois » qui a un sacré bilan derrière lui ! Et comme si la musique ne lui suffisait pas, il prépare actuellement un livre de souvenirs. « Quelle aventure… grâce à vous » avoua-t-il en souriant. Et de remercier tous ceux qui l’aident dans ses initiatives et le raisonnent « quand il est trop impatient ».
Cette rencontre se termina par le verre de l'amitié et de chaleureuses félicitations à celui qui s'est dit un jour : « Je dois créer une structure dans le sillon de la Haute Saintonge. J’ai alors pensé à une belle école de musique. Il faut aimer les autres, on n’obtient rien quand on est tout seul »…

Une nombreuse assistance

• M. Chauvet de Pons présenta l’Ordre du Mérite, institution républicaine née au cœur du XXe siècle et second ordre national après la Légion d’honneur. Il a pour vocation de récompenser les « mérites distingués » et d’encourager les forces vives du pays.

• Des choses à dire (mieux vaut tard que jamais) : à une époque, Claude Révolte a perdu la direction de l’Ecole des Arts (ex école de musique) où un trou financier était apparu. Des commentaires discourtois avaient alors circulé. La coupable était la secrétaire comptable qui a d’ailleurs été jugée et condamnée à deux ans de prison avec sursis et à restituer 94000 euros…

lundi 11 décembre 2017

Jonzac : Des gouttières au Centre des congrès !

Stupéfaction, dimanche, lors de la bourse aux jouets : alors que ce bâtiment est neuf et qu’une réception des travaux a eu lieu (sinon il n’aurait pas pu ouvrir), des gouttières sont apparues dans la grande salle entraînant la pose de récipients. Les grosses pluies, en effet, ont provoqué des infiltrations que devront résoudre les professionnels qui ont construit cet ensemble. Les nombreux exposants et le public ont été surpris et il y a de quoi !

La bourse aux jouets dimanche au nouveau centre des congrès
Une autre question vient à l’esprit : pourquoi cette structure de grande taille est-elle placée à flanc de coteau alors qu’il y a de l’espace à côté (esplanade) ? Le centre des congrès se trouvant ainsi en contrebas pourrait-il rencontrer des problèmes d’humidité dans les sols ? Espérons que non. Côté finitions et accès, le plancher foncé, toujours de la grande salle, s'enfonce à la jointure de la partie au revêtement blanc et selon les utilisateurs, le quai de déchargement serait un peu juste en cas d’affluence…

Le point sur l'alerte météo en Charente-Maritime

Point de situation en ce lundi 11 décembre suite à l'alerte météo de vigilance orange pour vent violent
 en Charente-Maritime


Le département de la Charente-Maritime vient de repasser en vigilance jaune, après l'épisode de vigilance orange pour vent violent émis par Météo France à compter de ce lundi 11 décembre à 0 h. Le vent de secteur sud-ouest reste encore fort avec des rafales localement violentes. Cette dépression risque d'engendrer également au moment de la pleine mer (12 h 09, coefficient 53) une forte houle sur les parties exposées ou vulnérables du littoral, en particulier sur les îles et la presqu’île d'Arvert. Le département de la Charente-Maritime est placé en niveau de vigilance jaune vagues submersion.
A ce stade, aucune victime n'est à déplorer. Les services de secours et de sécurité (sapeurs-pompiers, police et gendarmerie nationale) ont procédé à 36 interventions sur le terrain, essentiellement pour des reconnaissances, des dégagements d'arbres sur la voie publique, ou des mises en sécurité face à des menaces de chute de matériaux.
Ce phénomène météorologique a provoqué des coupures d'électricité pour 2000 clients. Les équipes d'Enedis sont mobilisées sur le terrain pour un retour à la normale au plus vite.
Le Conseil départemental a mis en place une restriction de circulation de niveau 1 sur le Pont d'Oléron (interdiction aux piétons, vélos, vélomoteurs et véhicules avec remorques de hauteur supérieure à 2 mètres ; limitation de vitesse à 50 km/h).
Les liaisons maritimes entre l'ile d'Aix et le continent sont interrompues à ce stade.
Une cellule de veille opérationnelle inter-services de suivi de la situation reste mobilisée à la Préfecture de la Charente-Maritime.

Une nouveau point de situation sera communiqué à 16 h.


Rappel des conseils de comportement face aux vents violents et risque submersion :
Ces conditions météorologiques appellent une vigilance accrue de la part de tous, et en particulier des usagers de la route :
    •    Limitez vos déplacements et renseignez-vous avant de les entreprendre ;

    •    Prenez garde aux chutes d'arbres ou d'objets ;

    •    N'intervenez pas sur les toitures ;

    •    Rangez les objets exposés au vent ;

    •    Si vous devez installer un groupe électrogène, placez le impérativement à l'extérieur d'un bâtiment ; 

    •    Soyez particulièrement vigilants, ne vous approchez pas du bord de l'eau même d'un point surélevé ;

    •    Circulez avec précaution en limitant votre vitesse et ne vous engagez pas sur les routes exposées à la houle ou déjà inondées ;

    •    Evitez de prendre la mer ;

    •    Ne vous mettez pas à l'eau, ne vous baignez pas. 

    •    Eloignez-vous des ouvrages exposés aux vagues (jetées portuaires, épis, fronts de mer). 


dimanche 10 décembre 2017

Vigilance orange pour vents violents

Météo France a émis un avis de vents violents sur le département de la Charente-Maritime à compter de cette nuit. La perturbation atlantique s'accompagnera d'un renforcement du vent sud/sud-ouest en milieu de nuit prochaine et dans la journée de lundi. 


Météo France appelle à une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque de violentes rafales de vent pouvant atteindre localement 120 à 130 km/h sur le littoral et 100 à 110 km/h à l'intérieur des terres. Cette dépression risque d'engendrer également au moment de la pleine mer de lundi matin une forte houle sur les parties exposées ou vulnérables du littoral.

• Conseils de comportement face aux vents violents :
Ces conditions météorologiques appellent une vigilance accrue de la part de tous, et en particulier des usagers de la route :
Limitez vos déplacements et renseignez-vous avant de les entreprendre ;
 Prenez garde aux chutes d'arbres ou d'objets ;
N'intervenez pas sur les toitures ;
Rangez les objets exposés au vent ;
 Si vous devez installer un groupe électrogène, placez le impérativement à l'extérieur d'un bâtiment.

vendredi 8 décembre 2017

Saintes : faire découvrir l'aïkido à des jeunes handicapés, une magnifique expérience !

Mercredi 29 novembre dernier au gymnase du Grand Coudret, Alain Lanatrix et des membres de clubs d'aïkido animaient une initiation auprès de jeunes handicapés dans le cadre d'une action conduite par le Comité départemental Handisports. « Il s'agit de leur faire découvrir différentes activités sportives qui leur permettent de se familiariser avec elles » soulignait Mélanie Le Gall, agent de développement. Encadrés, les participants ont ainsi appris l'art des "katas" ! Suivront escrime, équitation, escalade, etc.
Bravo aux enfants, éducateurs, parents et partenaires d'aïkido, tous ont pris beaucoup de plaisir pendant ces deux heures d'initiation.

L'objectif recherché : la découverte d'un sport et le plaisir de partager
Alain Lanatrix : souple et pédagogue
Passion aïkido !
 • Le nouveau club d'Aïkido Handi-Valide fonctionne tous les mardis de 18 h à 19 h au Grand Coudret de Saintes. Ce  club pourrait devenir une section du club " Handisport Saintes" d'où viennent plusieurs pratiquants, en partenariat étroit avec l'Aïkido club de Saintes et ses deux professeurs 5è Dan, David Martori et Michel Lopez.

• Cours d'aïkido pour jeunes et moins jeunes à Saintes donnés par Alain Lanatrix, le jeudi midi en adultes et le mardi à 18 h en handi-valide ; Saujon le lundi de 16 h 30 à 18 h et le jeudi de 20 h 30 à 22 h ; St Sulpice de Royan le lundi de 18 h 30 à 20 h et le jeudi de 18 h à 19 h 45.

Jonzac : Sophie Guilmineau, attachée commerciale au journal La Haute-Saintonge, nous a quittés

Sophie Guilmineau s’est éteinte à l’âge de 57 ans. Membre de l’équipe « historique » de l’hebdomadaire La Haute-Saintonge aux côtés de Bernard Lévêque, elle laissera le souvenir d’une femme de caractère qui effectua avec talent son métier d’attachée commerciale. Elle fut d’ailleurs l’un des meilleurs éléments que connut ce titre quand il appartenait au groupe Sud-Ouest.


Comment parler de Sophie Guilmineau au passé ? Quand la nouvelle de sa mort brutale a été annoncée, nous qui l’avons connue dans une vie "antérieure" avons eu du mal à y croire. Elle s’est éteinte doucement à l’hôpital, évitant des souffrances que cette femme généreuse ne méritait pas. Attachée commerciale à l’hebdomadaire La Haute-Saintonge dont le siège est à Jonzac, elle avait cessé son travail pour raisons de santé. La première pensée va à sa famille, son mari "Titou", ses enfants Sandrine et Audrey que nous avons vu grandir et à son cher Ludovic qui, du ciel, doit reprocher à sa mère de le rejoindre si tôt.

Sophie appartenait au noyau "historique" de la Haute-Saintonge quand cette dernière en était à ses balbutiements. Dans les années 80, Bernard Lévêque, héritier d’une famille d’imprimeurs, avait repris l’entreprise et le journal de son père qu’il s’était empressé de baptiser du nom de « Haute-Saintonge » en clin d’œil au territoire qui s’émancipait. Les choses n’étaient pas faciles car un titre dans une ville, c’est bien, mais deux avec Saintonge Hebdo, c’est déjà plus compliqué. L’heure était donc à la mobilisation des énergies, avec le recrutement de correspondants, et aux nouvelles technologies. C’est ainsi que Sophie, qui arrivait du Crédit Agricole, avait été recrutée au poste de secrétaire. Jeune, déterminée, elle correspondait à ce qui fait la force et l’esprit d’une équipe : une personne sur laquelle on peut compter.

Cette fidélité sans faille, Sophie l’a déployée tout au long de sa carrière même si le secrétariat l’a rapidement lassée (d’autant qu’après les photocomposeuses, les premiers ordinateurs arrivaient sur le marché). Rapidement, elle se trouva fort à l’aise dans le secteur publicitaire, fonction qu’elle conserva durant des décennies. Toujours sur le terrain ! Elle était imbattable pour vendre une annonce, preuve de son professionnalisme, démarchant sans avoir besoin d’arborer une mini-jupe pour convaincre la clientèle ! Elle aimait son job et c’est avec enthousiasme quelle avait décroché le premier prix des commerciales de la SEPL (société que chapeautait Murielle Debouté), voyage qui l’avait conduite avec son mari en Sicile. Ce déplacement, amplement détaillé à son retour, ses collègues ne l’oublieront pas car il avait été ponctué de mésaventures. Voulant se rendre au sommet de l’Etna, un Italien l’avait arnaquée (ce qui est assez classique) et le cratère du volcan était invisible ! Durant des vacances, il en avait été de même autour du lac de Payolle où son mari avait eu des problèmes avec un cheval qui s’était emballé. Durant les longues soirées où nous « montions » le journal à une époque où les maquettes attendaient les écrans, dans la grande salle du 28 Boulevard Denfert Rochereau, combien de fois avons-nous ri de ses péripéties !

Sophie, c’était la joie et la simplicité avec cette dimension supérieure qu’ont certains êtres à ne pas s’attacher à l’aspect matériel. Jamais un mot de travers et une inclination à la tolérance, sans critique envers ses proches sauf quand la hiérarchie lui demandait trop d’administratif ! Elle était discrète, généreuse et curieuse du monde qui l’entourait. Je me souviens personnellement de nos sorties à des festivals de théâtre et d’une quinte de toux persistante en plein Bérénice !

Sa santé, Sophie ne l’a pas vraiment protégée, fumant des "brunes" et profitant du temps présent. Comme si elle savait qu’un jour ou l’autre, elle lui jouerait des tours. Parfois, nous la prévenions : « vous toussez trop, ce n’est pas normal »… Certains l’imitaient pour une prise de conscience. Elle se marrait, préférant en rire de crainte d’avoir à en pleurer. Elle n’a jamais compté sa peine, ni ses heures au volant de sa voiture sillonnant la région. Son employeur pourrait lui décerner une médaille pour son engagement et son implication…
Un matin, le quotidien a basculé et Sophie s’est trouvée en arrêt de maladie, une situation inadmissible pour elle. D’ailleurs, se souciant peu de l’échéance ultime, la cigarette était restée sa compagne, provocation à cette vie qui n’a d’importance que celle qu’on veut bien lui donner. Sophie s’en est allée la même semaine que Johnny Halliday et Jean d’Ormesson. Un signe. Elle restera dans nos cœurs.

Nous adressons nos sincères condoléances à son époux Patrick, ses filles Sandrine, Audrey, ses petits-enfants, Ludivine, Kallie, Jayson, Hailey, à Marie-Noëlle Martini et Freddy Ziethen, sa sœur et son frère, et toute la parenté.

Nicole Bertin et ses collègues des temps pionniers

Les obsèques de Sophie Guilmineau seront célébrées samedi 9 décembre à 15 h 30, en l’église de Guitinières, suivies de la crémation dans l’intimité familiale.

Université de La Rochelle : la contestation s'amplifie

L’université de La Rochelle prévoit, dès la rentrée prochaine, un « changement de cap » : une nouvelle offre de formation en raison de la situation financière de l’université et afin de préserver sa place à l’échelle régionale. Ce projet d’établissement comporte un démantèlement de la Faculté de droit, de science politique et de gestion, des autres unités de formation et de recherche (UFR). S'y ajoute désormais la Faculté de lettres. 

Les perspectives qu'envisage la direction inquiètent vivement enseignants et étudiants, d'où la création d'un Collectif Rochelais contre la dégradation de l'enseignement universitaire.


Communiqué du collectif : 

Le 24 octobre dernier, sous l'impulsion des étudiants de deuxième année de la faculté de Droit, le groupe « Collectif Rochelais contre la Dégradation de l'Enseignement Universitaire » a été créé. Comprenant aujourd'hui plus de 1000 membres, il s'accompagne d'une pétition en ligne ayant récolté à cette heure 932 signatures et regroupe désormais des étudiants issus de tous les pôles de l'Université, particulièrement en provenance des départements de Sciences Humaines et Sociales (Faculté de Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines, et Faculté de Droit, Science Politique et de Gestion). Il est strictement apolitique et dénué de tout lien avec les organisations syndicales.
Encadré par des référents de promotion, élus par un scrutin sur Facebook, ce collectif mène des actions de protestation votées dans le cadre d'Assemblées Générales tenues en amphithéâtre.
L'objectif du Collectif est simple : obtenir un report du vote du projet d'établissement à une date ultérieure, actuellement indéterminée, afin de laisser le temps approprié à des négociations concrètes et sincères.
En premier lieu, nous nous inquiétons du recours massif au principe d'autonomie, au vu du projet de réduction drastique des heures de cours en présentiel dispensées en Licence. Comment les étudiants de premier cycle peuvent-ils travailler en autonomie, alors que c'est la nature même de ces trois premières années que de leur inculquer les fondamentaux dans leurs disciplines respectives ?
Cette suppression des cours magistraux, à hauteur de 200 à 500 heures en fonction des choix de majeure/mineure des étudiants, nous semble dangereuse : elle prive les étudiants d'un accès à ces connaissances qui représentent le socle des compétences nécessaires à leurs carrières futures. Il nous semble dès lors inopportun de recourir à cette autonomie sans un enseignement solide au préalable et ce, au nom de restrictions budgétaires non-assumées face aux étudiants.
Il nous apparaît que ce nouveau système formera des techniciens dans chaque discipline et non de futurs experts aptes à une réflexion et un raisonnement aboutis dans leur champ de prédilection, en raison de l'amputation considérable programmée pour leurs cursus. L'Université doit permettre de former de futurs cadres et professions intellectuelles supérieures : c'est là son essence, ce que le projet ne semble pas suffisamment prendre en compte à nos yeux. De ce point de vue, qualifier les professeurs de « coach » nous évoque davantage la sphère privée que publique. Et l'Université n'est pas, selon nous, une entreprise.
Par voie de conséquence, nous nous inquiétons de l’excessive logique professionnalisante de la Licence concernant les SHS. Le projet porté par l'équipe présidentielle vise à une « professionnalisation à la fin du premier cycle ». Cet objectif, louable pour certains, est cependant loin d'être représentatif des attentes des étudiants en Sciences Humaines, qui pour la grande majorité d'entre eux se destine in fine aux concours : CAPES, ENM, école d'avocats, fonction publique...
Nous trouvons illégitime d'imposer un cadre uniforme aux différents pôles de l'université de La Rochelle alors que chacun d'eux jouit de particularités spécifiques et qui ne sont pas toujours compatibles avec les autres.
De plus, nous soutenons qu'une professionnalisation exagérée de la Licence en SHS mènerait à une dévalorisation du diplôme obtenu. Si celui-ci demeurera un diplôme national, il sera vidé d'une partie de sa substance, pénalisera l'étudiant candidat à un Master ou à un concours national, du fait de réduction d'heures, voire la suppression de certaines matières.
Nous souhaitons la conservation d'une université de proximité, à taille humaine, et ouverte à tous, respectueuse de l'héritage de Michel Crépeau et de la notion de service public de l'enseignement supérieur à l'échelle locale. C'est dans cet esprit que de nombreux étudiants ont, depuis bientôt 25 ans, obtenus leurs diplômes et un emploi. Nous rappelons une évidence : toutes les familles ne disposent pas des ressources suffisantes pour financer un cursus dans une ville autre que celle dans laquelle elles résident.
Dès lors, la spécialisation de l'université autour de trois thématiques (environnement littoral biodiversité, énergie et bâti durable, transformation numérique), à laquelle nous ne sommes pas opposés sur le fond, se doit de ne pas laisser pour autant de côté de larges pans d'études actuellement dispensées Il nous semble que le quatrième axe proposé, « cultures sociétés organisations » s'apparente pour le moment à une coquille vide.
Nous demandons ainsi un maintien de la qualité de nos formations, et non leur détérioration. Cela passe nécessairement par une meilleure prise en compte des SHS dans le projet d'établissement, et l'assurance que celles-ci seront soutenues financièrement au même titre que les trois thématiques privilégiées, quand bien même les enseignements ou projets n'entreraient pas dans le cadre du nouvel Institut « Littoral urbain durable intelligent ».
Au vu des disparités profondes entre chaque pôle (Sciences, FLLASH, Droit & Gestion), nous demandons que chacun d'entre eux puisse s'exprimer indépendamment des autres sur le projet d'établissement, le « collegium » des licences et, de manière rétroactive, sur la question de l'autonomie.
Enfin, nous nous inscrivons en faux contre les accusations de manipulation à notre encontre de la part du corps enseignant. Ces allégations sont comprises par l'ensemble des membres du Collectif comme la négation de toutes leurs facultés de libre-arbitre et de réflexion. Dès lors, si les étudiants sont considérés comme incapables de réfléchir par eux-mêmes, le recours à l'autonomie se trouve vidé de tout son sens.
Le Collectif, pleinement conscient des enjeux ici exposés, est plus que favorable à l'idée d'une rencontre avec l'équipe présidentielle, non pour la présentation d'un projet qu'elle connaît déjà, mais dans l'optique d'une négociation constructive.

jeudi 7 décembre 2017

Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 en Nouvelle-Aquitaine, c'est maintenant !

 Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Valérie Barlois, escrimeuse, championne olympique et présidente du CREPS de Bordeaux, et Jean-Claude Labadie, président du CROS d'Aquitaine, lanceront mardi 12 décembre à l'Hôtel de Région un projet sportif qui sera développé jusqu'aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. 


Deux licenciés en ex-Aquitaine et aidés par la Région, Grégory Mallet, médaillé Olympique en natation (médaille d'argent en relais JO 2008 et 2012) et Romain Mesnil, médaillé aux championnats du monde et 9ème aux JO de 2012 (saut à la perche) feront le déplacement pour soutenir ce lancement. Karima Medjeded, première championne paralympique de judo à Athènes en 2004 et agent du Conseil régional aujourd'hui, sera aussi présente. Ensemble, ils dévoileront les grands axes du plan d'actions envisagé, intégrant notamment des actions spécifiques, en lien avec l'UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), en direction de la jeunesse et des lycéens, la « génération 2024 » à savoir les jeunes qui, dans 7 ans, seront en âge de participer ou de s'impliquer dans les Jeux Olympiques et Paralympiques, en direction de l'excellence sportive et pour la valorisation du patrimoine sportif régional.

Une association sera créée à cette occasion afin de favoriser à partir du sport et des activités physiques et sportives une démarche partagée et coordonnée avec l'ensemble des acteurs du territoire autour d'une identité commune et un sentiment d'appartenance à la grande région. Elle réunira à terme l'ensemble des acteurs engagés dans le domaine du sport dans la continuité des travaux engagés au sein de la Conférence Territoriale du Sport.

Pour appuyer l'implication de la Région en ce sens, Alain Rousset a souhaité attribuer à Laurent Lenoir, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, une délégation « JOP 2024 » pour « Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 », auprès de Nathalie Lanzi, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de la jeunesse, du sport, de la culture et du patrimoine.

Dessertes TGV : Alain Rousset demande à l'Etat d'honorer ses engagements

La Région demande qu'un moratoire soit appliqué pour répondre aux attentes des usagers et que l'Etat honore ses engagements de garantie d'une desserte équilibrée des territoires


De nombreuses collectivités territoriales, au premier rang desquelles la Région Nouvelle-Aquitaine (plus de 300 M€), se sont engagées financièrement en 2011 et mobilisées activement pour la réalisation et le succès de la Ligne à GrandeVitesse Tours-Bordeaux.
Cet effort conjoint sans précédent de près d'1,5 Md€ des collectivités a été consenti dans le but d'améliorer l'attractivité et le développement des territoires, malgré un contexte économique et budgétaire particulièrement difficile. Une convention de desserte avec l'Etat, autorité de tutelle de SNCF, a été signée par de nombreuses collectivités, afin de garantir une bonne desserte des territoires vers Paris, mais aussi entre elles. La Région Nouvelle-Aquitaine a milité pour une navette de TGV rapides alimentée par des TER cadencés en correspondance dans l'objectif d'une complémentarité permettant de diffuser l'effet structurant de la LGV au plus près des territoires. Elle a travaillé dans ce but à optimiser au mieux les horaires des TER autour des nœuds ferroviaires d'Angoulême, Bordeaux et Poitiers.
Pour autant, malgré des chiffres de fréquentation très encourageants - +75% de fréquentation entre Bordeaux et l'Ile-de-France sur un an, +20% de fréquentation sur l'ensemble des dessertes TGV Atlantique selon les déclarations de SNCF Mobilités - l'absence de données publiques détaillées sur le trafic TGV rend difficile le travail d'amélioration concertée des dessertes.

 Aujourd'hui, la SNCF modifie la desserte TGV dès décembre 2017 six mois seulement après la mise en service de la LGV Océane, sans retour d'expérience partagé et concerté avec les collectivités territoriales. Ces décisions vont ainsi à l'inverse des dispositions prises collégialement et conventionnellement par l'Etat et les collectivités territoriales, visant la mise en œuvre d'un comité de suivi des dessertes en charge de ce travail de concertation. La complémentarité des TGV avec les transports régionaux et l'exigence de dessertes compétitives pour nos territoires, sont des priorités impondérables pour maximiser l'usage des transports du quotidien, élevés au rang de priorité gouvernementale. La Région regrette cette volonté politique et économique de mettre à mal le travail accompli et demande :
- qu'un moratoire soit appliqué pour répondre aux attentes des usagers en revenant au plan de transport initial
- que l'Etat honore ses engagements de garantie d'une desserte équilibrée des territoires par la grande vitesse ferroviaire.

Le chef étoilé du Prince Noir au centre de détention de Bédenac...

8 stagiaires, détenus au Centre de Bédenac, préparent leur réinsertion grâce à une formation dans la restauration dispensée par l’AFEC, en partenariat avec la Nouvelle-Aquitaine. Mercredi 6 décembre, ils ont travaillé avec Vivien Durand, chef étoilé du restaurant Le Prince Noir à Lormont, intervenant dans le cadre de la double certification « titres d’agent de restauration ou de cuisinier ».

Blandine Archambeau, Vivien Durand et Jacky Emon
Mercredi n’était pas un jour ordinaire pour huit stagiaires du centre de détention. En effet, le buffet qui était proposé aux personnalités présentes, dont le conseiller régional Jacky Emon aux côtés de Jean-Michel Camu et Catherine Bessaguet, avait été préparé par leurs soins. Plats savoureux et minutieusement dressés ! Venu apprécier leur savoir-faire, Vivien Durand, chef étoilé bordelais, a été « bluffé » par leur volonté d’apprendre et leur implication : « certaines techniques étaient simples, d’autre poussées. Ils se sont totalement investis ». De l’œuf basse température au saumon en passant par le foie gras, le vacherin et les truffes chocolatées !
Une telle initiative est de permettre à ces jeunes de trouver un emploi quand ils quitteront Bédenac. S’ils ont acquis une expérience professionnelle, l’atout sera non négligeable. Une chance que les intéressés veulent saisir ! Chapeautée par l’AFEC, la durée de la formation est de 549 heures : elle a démarré en juin pour se terminer en décembre.

Vivien Durand, Jean Michel Camu, Catherine Bessaguet, Jacky Emon
A droite, Frédérique Michelin de l'AFEC. Les produits ayant servi à préparer le buffet avaient été apportés directement par le chef Vivien Durand.
 Jacky Emon : « votre vie ne s’arrête pas ici »

Salé et sucré
Des vacherins délicieux
Depuis 2014, la formation professionnelle a été transférée aux Régions quant aux personnes placées sous main de justice. En 2017, cette collectivité a consacré 168 430 euros au financement du coût pédagogique des actions que conduit Bédenac (soit 336 860 euros sur deux ans). 30 places y sont disponibles sur l’ensemble du programme. Quatre grands axes sont proposés : les métiers du bâtiment, la restauration, l’hygiène et la propreté, les espaces verts et l’horticulture. Au terme du cycle, un titre est délivré selon le niveau de compétences. Sur la session précédente par exemple, trois personnes ont obtenu la certification d’agent de restauration et elles s'activent pour décrocher celle de cuisinier.
Une nouvelle salle de cours a été intégrée au centre socio-culturel et sportif inauguré en septembre dernier. « Notre action porte en priorité sur la réinsertion des détenus » souligne la directrice du centre, Catherine Bessaguet. Jeunes et souvent peu qualifiés, cet enseignement est une opportunité pour eux : « la cuisine de production de l’établissement a été mise à disposition dans le cadre de cette formation qui alterne théorie et pratique sous la responsabilité d’un professionnel ». Qu’ils aient face à eux un chef de la stature de Vivien Durand, l’expérience est intéressante… et valorisante. Sans oublier la dynamique Blandine Archambeau.

Catherine Bessaguet, directrice du Centre et Blandine Archambeau
Dans son allocution, Jacky Emon exprima le plaisir qu’il avait de partager ce rendez-vous culinaire. « Cette formation n’est pas neutre, elle est faite pour vous apprendre un métier qui vous permettra d'évoluer. Votre vie ne s’arrête pas ici. C’est important pour vous comme pour nous » déclara-t-il aux stagiaires. Et d’ajouter : « l’engagement de la Région, qui n’est pas mineur, démontre que la Nouvelle Aquitaine vous encourage. Elle souhaite vous garantir un avenir ». Sentiment partagé par Jean-Michel Camu, directeur adjoint des services pénitentiaires de Bordeaux et Frédérique Michelin de l’AFEC.
Suivit la dégustation avec un avis unanime : une réussite parfaite des mets préparés !

• De 13 h à 14 h, les participants ont dégusté un buffet froid comprenant différentes saveurs allant du salé au sucré. Dans l’après-midi, des échanges ont eu lieu entre les stagiaires et Vivien Durand sur le métier de cuisinier et la cuisine haut de gamme.

• Le centre de Bédenac dispose de 194 places.180 détenus y effectuent des peines supérieures à un an. La moyenne d’âge y est de 46 ans.

• L’offre de formation de la Nouvelle Aquitaine s’inscrit sur une durée de deux ans. Le FSEE intervient en cofinancement d’actions de formation en direction des personnes détenues (à Bédenac, 39400 euros)

Le Fouilloux : en 2002, Yves Mimaud inaugurait le nouveau complexe scolaire...

  Et un coq salua cette initiative !

Les archives sont passionnantes ! Samedi dernier, Pascal Boor, maire du Fouilloux, présentait la salle éducative et sportive qui vient compléter le groupe scolaire. De nombreuses personnalités étaient présentes. Claude Belot, président de la CDCHS, en profita pour évoquer un événement qui s'est produit en 2002 dans cette commune lors de l'inauguration de la nouvelle école. D'où ce titre dans la presse "Le maire, les ministres et Chantecler". Un coq, en effet, chanta plusieurs fois durant les allocutions des officiels (dont celle de Xavier Darcos, ministre), rappel sonore qui amusa fort l'assistance. A cette époque, Yves Mimaud, mort dans des circonstances bien tristes, était maire et tous les participants avaient salué ses engagements...


2002, vous êtes au Fouilloux où s'inaugure la nouvelle école !

Lundi après-midi, la commune du Fouilloux, dans le sud Saintonge, inaugurait son nouveau complexe scolaire. Ces constructions sont si peu habituelles en secteur rural que cette réalisation valait bien le déplacement de Xavier Darcos, ministre délégué à l’enseignement, de D. Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports, de Claude Belot, président du Conseil Général et de Pierre Jean Daviaud, conseiller général.

Lundi après-midi, Yves Mimaud avait drapé son écharpe tricolore pour inaugurer la nouvelle école du Fouilloux. Il vient d’entamer son troisième mandat, preuve que ses administrés, 615 au total, lui font parfaitement confiance.
Pour en savoir plus sur cette commune aux allures de tableau champêtre, l’annuaire des maires de Charente-Maritime est un ouvrage utile. On y apprend, par exemple, que la localité compte treize entreprises artisanales et une industrielle. Un chiffre honorable dans une "Double" présentée comme « éloignée des grands centres, voire reculée »...
Le premier magistrat a insufflé à ce territoire un dynamisme, prouvant par la même occasion que la ruralité peut tirer son épingle du jeu. Christelle Loizeaud, directrice de l’école, nommée il y a neuf ans, apporte son témoignage : « Pourquoi je me plais ici ? Dès le départ, j’ai établi un dialogue constructif avec le maire et les responsables. Les premières années, ce fut un peu difficile car j’étais seule à l’école, la seconde classe n’a été créée qu’en 1998. Je ne regrette pas mon choix. J’apprécie tant mon travail que cet endroit. Et puis je ne suis pas très éloignée de la région de Burie où vit ma famille ». Sa collègue, Virginie Rambeaud, partage ce sentiment.
De 25 à la rentrée 98, le groupe scolaire accueille 39 enfants. Comment une telle progression a-t-elle été possible ? A une époque, au contraire, il était question de fermer l’école faute d’un effectif suffisant. « En 1993, elle a été sauvée par le moratoire Balladur » se souvient Yves Mimaud qui avait reçu deux nouveaux élèves, in extremis.
En fait, cet heureux résultat a été obtenu par le conseil municipal. Pour les édiles, il n’y avait pas d’autre solution que d’accroître la population et pour y parvenir, il fallait être attractif. Toutes les personnes qui souhaitaient s’installer ont alors reçu moult conseils : « Nous leur avons expliqué comment elles pouvaient bénéficier d’aides à la restauration, en particulier ». Ainsi, les anciennes fermes ont trouvé des acquéreurs. La mairie, qui propose déjà en location plusieurs maisons - « nous privilégions les couples avec enfants ⁄ » déclare Yves Mimaud - vient de rénover un immeuble qui dispose de cinq appartements.
L’école, quant à elle, aurait continué à fonctionner si la commission de sécurité ne l’avait pas jugée vieillote (elle date de la fin XIXe). Bref, elle ne correspondait plus aux normes de sécurité. Le maire ne perdit pas le moral et rechercha des financements. Convaincant, il obtint le soutien des collectivités. Le complexe scolaire est sorti de terre et il a ouvert ses portes dès la dernière rentrée.

Xavier Darcos : « Quand on fait un geste héroïque, on reçoit une médaille. Lorsqu’on sauve une école, on devrait avoir cent décorations »

 
Xavier Darcos
Dans son discours, Yves Mimaud ne manqua de remercier les personnes et les organismes qui l’ont aidé à concrétiser son projet. Quant à Dominique Bussereau, il le salua spécialement : « tu m’avais dit que tu me ferais une surprise pour l’inauguration. Tu as tenu ta promesse ! ».
La promesse, en l’occurrence, était la venue de Xavier Darcos. Certes, il s’agit presque d‘un voisin : il était sénateur de Périgueux avant d’entrer dans le gouvernement Raffarin. Sympathique et ouvert, ce proche de Luc Ferry a visité les deux classes où les enfants lui ont réservé un accueil “maison”. Chez les petits, il eut droit à une chanson mettant en scène trois poissons rouges, Mauricette, Maurice et Germaine, avant de recevoir un livret décoré. Les grands lui lurent un poème de leur composition et lui offrirent une photo souvenir qu’il placera « sur son bureau ». « Vous êtes des amours » déclara-t-il avant de rejoindre la cour de récréation où se déroulaient les allocutions.

Il se réjouit du sauvetage de cette structure, auquel ont largement contribué les élus locaux. « Quand on fait un geste héroïque, on reçoit une médaille. Lorsqu’on sauve une école, on devrait avoir cent décorations. Avec elle, c’est une commune qui revient à la vie » dit-il en soulignant la quiétude des lieux, loin de l’agitation des banlieues.
L’action de l’actuel Gouvernement est, précisément, de permettre aux écoles rurales de garder toute leur place. Les RPI ne pourront que se généraliser dans les régions où ils sont peu nombreux. Quand la formule est déjà rodée, comme en Haute-Saintonge, il faudra aller plus loin et imaginer un fonctionnement en réseau, dont les statuts seront définis. L’objectif recherché est la mise en commun des connaissances et moyens.
Claude Belot, président du Conseil Général et de la CDCHS, ne pouvait que partager « cet acte de foi » en faveur des écoles de campagne : « Ici, vous avez rencontré la vraie France » glissa-t-il à Xavier Darcos, tandis que Dominique Bussereau félicitait le conseil municipal et les enseignantes pour leur dynamisme et leur esprit d’entreprise.
Cette rencontre se termina par le verre de l’amitié.

Cocorico !

Une vive émotion peut-elle se communiquer aux gallinacés ? Voilà une bonne question sur laquelle se pencheront peut-être quelques scientifiques dans un avenir proche. Toujours est-il que durant les discours, un coq, vivant à quelques encablures de l’école, ne cessa de pousser des cocoricos qui eurent l’heur d’amuser la galerie. Chantecler est-il originaire du Fouilloux ? Nombreux se posèrent la question d’autant que nous pensions - mais sans doute est-ce une erreur - que les coqs préféraient chanter la nuit et à l’aube !

Au sujet des « technoconnauds » !


Dans son discours, le Secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, glissa cette expression attribuée « au curé de Saint-Aigulin » qui définit à sa manière l’immobilisme de certaines administrations. Les fonctionnaires présents ne s’en offusquèrent pas puisqu’ils ont largement fait leur travail en ce qui concerne le complexe scolaire du Fouilloux !

• Les enfants peuvent effectuer toute leur scolarité dans la même école.  Les effectifs sont les suivants : moyenne section de maternelle 7, grande section 3, CP 10, CE1 6, CE2 44, CM1 5, CM2 4. L’école est dynamique si l’on juge le nombre d’actions entreprises : expositions, plantation d’un arboretum proche, réalisation d’herbiers, travail sur la faune locale, ouverture sur le théâtre et, bien sûr, aide et soutien aux élèves en difficulté.

Pascal Boor, maire du Fouilloux : « Dans une société, l'école est centrale »

Le Fouilloux inaugure son complexe éducatif et sportif

Complétant les structures du groupe scolaire, ce nouveau complexe a été inauguré samedi matin en présence de nombreuses personnalités. A la demande de la mairie, un artiste, Léo Niel, a réalisé une œuvre dédiée à la commune du Fouilloux.


Le Fouilloux fait partie de ces communes situées à la pointe Sud de la Charente-Maritime. Proche de Bordeaux, mais éloignée de La Rochelle dont elle dépend pourtant. Appartenant à la Nouvelle-Aquitaine, elle a une compensation !
Depuis des années, elle déploie des efforts pour que vivent son bourg et surtout son école en attirant de nouveaux habitants. Samedi matin, Pascal Boor, premier magistrat, avait le plaisir de présenter le nouveau complexe éducatif et sportif jouxtant les bâtiments scolaires. Avec cet îlot consacré à la transmission du savoir et la jeunesse, l’école de la République joue pleinement son rôle : les enfants du Fouilloux disposent des mêmes chances de réussite que leurs copains d’une agglomération.
Pour y parvenir, les élus se sont mobilisés. En 2002, quand Xavier Darcos, alors ministre du gouvernement Raffarin, était venu inaugurer l’école aux côtés de Dominique Bussereau, un coq s’était fortement exprimé, signe annonciateur d’une volonté affichée !

De gauche à droite : Raphaël Gérard; Brigitte Rokvam, Claude Belot, Elise Dabouis, Pascal Boor, Marie Elisabeth Chevallier, Bernard Lalande, Corinne Imbert et Daniel Laurent

Dans son discours, Pascal Boor souligna les efforts réalisés pour que sa commune conserve son dynamisme. Initialement, il n’y avait pas de section de maternelle. C’est maintenant chose faite. « Dans une société, l’école est centrale. L’important est de savoir lire, écrire, compter et respecter » remarqua le premier magistrat. Bonne nouvelle pour l’équipe enseignante, les contrats « aidés » ont été conservés !
« Le Département ne vous oublie pas. Le Fouilloux a bénéficié du fond de revitalisation » enchaîna la conseillère départementale Brigitte Rokvam. « Nous sommes très engagés à vos côtés » ajouta la présidente de la CAF Marie-Elisabeth Chevallier tandis qu’Elise Dabouis, sous-préfet, rappelait le soutien financier de l’Etat envers les territoires ruraux. En 2018, il a insufflé 8,6 millions d’euros à l’échelon national, cette somme devant être reconduite en 2018.

Marie Elisabeth Chevallier, présidente de la CAF
Que les communes gardent leurs compétences

Parlant au nom des parlementaires - Raphaël Gérard, député, Corinne Imbert, Bernard Lalande et Daniel Laurent, sénateurs - Claude Belot, président de la CDCHS, dressa l’historique de cette partie du département, faisant ressortir les grandes différences qui existent entre La Rochelle et Saint-Aigulin ! La pointe Sud correspond à la Double saintongeaise (Dobla en occitan) qui s’étend jusqu’à la Dordogne. La première attestation connue du nom, dès le VIIème siècle, se réfère à la forêt Sylva Edobola. Autrefois, ces régions sombres, boisées et peu habitées étaient dangereuses puisqu’elles servaient de repaire aux brigands. Pour preuve, on prétend que Waïfre, duc d'Aquitaine, y fut assassiné en 768 près d'Eygurande. C’est comme si Alain Rousset était victime d’un traquenard à la Génétouze !

Claude Belot : attaché à la survie des communes
Après la Guerre de Cent ans, comme l’a mentionné l’historien Jean Glénisson dans un ouvrage, ces lieux où poussaient landes et taillis virent arriver des populations soucieuses de s’installer. Ainsi commencèrent les défrichages. La région n’en resta pas moins inhospitalière en raison de l’humidité, du paludisme et de la malaria. Les Doubleauds, comme on les appelait, n’avaient pas l’existence facile. C’est au XIXème siècle qu’eurent lieu les grandes plantations de pins maritimes.

Depuis, les conditions de vie se sont nettement améliorées et le Fouilloux a compté, parmi ses habitants, une éminente personnalité, le duc Elie Louis Decazes. Plus jeune président du Conseil que la France ait connu, il fit bâtir le château du Gibeau en 1818. Il n’en reste plus rien, ayant été détruit par un incendie le 20 juillet 1916. Le duc possédait 400 hectares de terres dites "incultes". Grâce à lui, dit-on, les foires aux bestiaux du Gibeau virent le jour et il permit le désenclavement du secteur par la création de la Départementale actuelle. Bien utile d’ailleurs…

Le château du duc Decazes, aujourd'hui disparu, détruit par un incendie
A ce volet du temps d’avant, Claude Belot ajouta quelques salves "actuelles" adressées à ces hauts fonctionnaires « qui ne franchissent jamais le périphérique parisien » (attaques identiques à celles faites à la CDCHS quelques jours auparavant). Ardent défenseur de la survie des communes, il estime que les intercommunalités n’ont pas à prendre leurs compétences (écoles, réseaux routiers, etc), la CDC devant rester une entité de « projets ». Si la Communauté de Communes accroît ses dépenses de fonctionnement, elle aura moins d’argent à consacrer à l’investissement et les communes, déchargées des tâches qui leur incombaient, seront cantonnées à l’état civil…

Claude Belot en profita pour parler transition énergétique avec l’installation d’un champ de panneaux photovoltaïques au Fouilloux sur quinze hectares : « Prochainement, le solaire nous fournira 20% de notre énergie et dans dix ans, j’espère atteindre 50% grâce aux différentes filières mises en place ».
Tirant la locomotive de la Communauté de Communes depuis sa création, Claude Belot entend lui donner une allure de LGV ! Les communes du Sud Saintonge ont besoin de ce coup de pouce car elles souffrent d’un certain isolement.

Visite de l'arboretum et de l'aire de jeux

Cette rencontre se termina par la visite de l’arboretum et le verre de l’amitié servi "au chaud". Les participants ont admiré l’œuvre de Léo Niel représentant le Fouilloux. Tous les villages y sont représentés et les couleurs du périmètre sont celles du plumage du guêpier, ce bel oiseau qui niche dans les environs. Création de bois et d’émaux, l’artiste l’a baptisée « Saint-Georges » en clin d’œil à la carrière…

Léo Niel présente son œuvre au député Raphaël Gérard