jeudi 25 mai 2017

Au sujet de la Ligne 17 Ter Bordeaux - Saintes

Ligne 17 Ter Bordeaux - Saintes : Un comité de ligne se tiendra mardi 30 mai à Saint-André-de-Cubzac pour l'axe Bordeaux - Saint-Mariens.


Jacky Emon, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine en charge des Ter et de l'intermodalité, animera un comité de ligne pour l'axe Bordeaux - Saint-Mariens mardi 30 mai à 17 h 30 au lycée Philippe Cousteau à Saint-André-de-Cubzac (salle Calypso, 13 rue Arnaudin).
Lieu d'échanges et d'information, cette réunion, ouverte aux usagers, vise à échanger sur l'état de la situation sur l'axe Bordeaux - Saint-Mariens et d'évoquer l'actualité de la ligne. Cette réunion sera l'occasion de rappeler les horaires prévus à partir du 2 juillet 2017, date de mise en service de la ligne à grande vitesse Tours - Bordeaux, et présenter les projets horaires pour le service annuel 2018. L'échange concernera également les sujets touchant de près les usagers tels que la qualité de service et les travaux d'infrastructures.
Aller à la rencontre des usagers et recenser leurs besoins fait aussi partie des objectifs de cette réunion. Autorité Organisatrice des Transports régionaux de voyageurs, en charge des dessertes et des gares Ter (la Région définit notamment la politique de desserte, de renouvellement du parc de matériel roulant et de modernisation des gares), la Région Nouvelle-Aquitaine veille à améliorer continuellement le service offert aux usagers, notamment grâce à cette politique de concertation.

Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine consacrera en 2017 un budget de près de 385 M€ aux transports et à la mobilité dont notamment : la contribution d'exploitation Ter et les compensations tarifaires (300 M€) les programmes d'investissements (73 M€) avec le programme pluriannuel de remplacement du matériel roulant (acquisition de 61 rames Régiolis et Régio 2N) ; la modernisation des infrastructures (CPER 2015-2020), des gares et du réseau Ter et le soutien aux projets et politiques de mobilités tous modes.

•  Le réseau ferré de Nouvelle-Aquitaine en quelques chiffres : - 700 circulations quotidiennes - 18 millions de kilomètres parcourus par les trains chaque année - 53 000 voyageurs par jour en 2016

Création du Comité Régional du Tourisme Nouvelle-Aquitaine

Mardi 23 mai, les membres des Comités Régionaux du Tourisme (CRT) d’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes se sont réunis sous la présidence de Régine Marchand, présidente des CRT, en présence d’Alain Rousset, président de Région, afin de créer le CRT issu de la fusion des 3 anciennes structures régionales.

Le phare de Cordouan, l'un des fleurons de la Nouvelle-Aquitaine
Cette association, dotée d’un budget de plus de 6 millions d’euros a pour missions :
 - La réalisation des actions de promotion touristique de la région en France et à l’étranger ;
- La coordination, en collaboration avec les acteurs institutionnels du territoire, des actions de promotion sur les marchés étrangers ;
 - La participation, à la demande de la Région, à l’élaboration du schéma régional de développement touristique et des loisirs ;
 - Le développement d’expertises et de prestations de conseil ;
- L’observation économique du tourisme régional.

Le CRT Nouvelle-Aquitaine, présidé par Régine Marchand, dont le siège social est fixé à Bordeaux, est déployé sur trois sites Bordeaux, Limoges et Poitiers, au service de l’attractivité touristique de l’ensemble du territoire régional.
Diverses actions ont d’ores et déjà été menées depuis plusieurs mois par les équipes en place à Bordeaux, Limoges et Poitiers. On peut noter, par exemple la mise en place d’une campagne partenariale de promotion touristique visant les habitants de la région. Sous le slogan « Ma région s’agrandit, mes horizons aussi ! », cette campagne réunit plus de 50 partenaires (sites de visites, offices de tourisme, hébergements).
Des bons plans sont ainsi proposés et notamment valorisés sur www.enplusgrand.com ;
 - la réalisation d’une carte touristique français/anglais destinée principalement aux marchés étrangers ;
- la création d’un premier site internet commun en français www.nouvelle-aquitaine-tourisme.com et en anglais www.visit-new-aquitaine.com ;
- Une campagne de communication #FeelFrance en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Allemagne, en lien avec Atout France, en charge de la promotion de la France à l’étranger ;
- Des accueils de presse et de tours opérateurs / agents de voyages en région…

• Deuxième région la plus visitée par les Français, la Nouvelle-Aquitaine accueille 27 millions de touristes par an. Avec 12.2 milliards d’euros de consommation intérieure, l’industrie touristique y représente 8% du PIB régional et plus de 103.000 emplois.

Renée Benchimol Lauribe, PRG, et Jean-Noël Debroise, de Génération Ecologie, candidats sur la circonscription Saintes/Saint Jean d'Angély

Renée Benchimol Lauribe, PRG, et Jean-Noël Debroise, de Génération Ecologie, sont candidats aux élections législatives sur la circonscription Saintes/Saint Jean d'Angély. Ils présentent les grandes lignes de leur programme :



Alexandre Beauvais-Chiva, candidat de la France qui ose, sur la circonscription Saintes/Saint-Jean d'Angély

Les grands points du programme de ce candidat à la Législative des 11 et 18 juin

Alexandre Beauvais Chiva s'inscrit dans le mouvement de Rama Yade. 
Sa suppléante est Sandrine Mohr
« La ruralité n'est pas une valeur du passé mais d’avenir :  sa qualité de vie, la cohérence de son organisation de proximité, la légitimité politique de ses représentants, ses atouts considérables face aux mutations en cours (environnementales, économiques ou sociales) la rendent indispensable à notre pays. De nombreux entrepreneurs l'ont bien compris : 67 % des start-up s’installent dans les campagnes.
Au lieu de multiplier les intercommunalités sous la contrainte et d’écraser les collectivités de proximité,de dessiner de façon artificielle et partisane une carte de France qui ne dit plus rien à personne, il est urgent de repenser l'architecture institutionnelle de notre pays en nous appuyant sur les réalités géographiques et humaines.

• Je m'engage à défendre le projet d'une nouvelle organisation des territoires ruraux par la suppression de la loi NOTRE et promouvoir le lancement d'un Grenelle de la territorialité qui remette l’échelon communal au coeur de l’organisation territoriale de notre pays ; créer un ministère de la Ruralité, comme il existe un ministère de la Ville ; soumettre toute réforme territoriale à l’approbation des conseils municipaux concernés ; assortir les transferts de compétences de contreparties financières réelles et pérennes ; intégrer le paramètre de la densité de population dans le calcul des dotations. Il est inacceptable que la DGF par habitant dans une commune urbaine soit le double de celle d'une commune rurale ; assouplir par dérogation les normes administratives dans les communes ne disposant pas de personnels suffisants

• Développement économique : Parce que sans activité professionnelle, pas de repeuplement des territoires ruraux, je veux défendre l'instauration d'un plan de développement de l’activité pour favoriser l’installation d’entreprises avec le souci d’équilibrer la répartition économique entre villes et campagnes.

• Je m'engage à défendre nos « écoles rurales  » en proposant à l'Assemblée une aide d’au moins 650 millions d’euros afin que les communes rurales puissent mettre en oeuvre les nouvelles activités périscolaires. A défaut, revenir au système antérieur.

• Situation matérielle des maires ruraux : financer une hausse des indemnités des maires de communes de moins de 3500 habitants qui ne cumulent pas, par la suppression de la réserve parlementaire (150 millions) plutôt que par le budget communal déjà tendu.

• Services publics : instaurer un moratoire sur la fermeture des services publics pour préparer la mise en place d’un guichet unique de services publics (poste, aides sociales, etc) ; relancer une troisième génération de Pôles d’excellence rurale.

• Santé au cœur de la Saintonge, je m'engage à lutter contre la désertification médicale, développer la télémédecine rurale et le maintien à domicile des personnes âgées; exonérer de l’impôt sur les bénéfices les médecins qui s’installeraient en zone rurale pendant 10 ans ».

Les candidats d'Europe Écologie Les Verts aux Législatives en Charente-Maritime

 Communiqué

Europe Écologie Les Verts Poitou-Charentes participe pleinement aux Législatives de juin. Sur 15 possibles, et en respect de l’accord Jadot / Hamon passé nationalement qui implique la réciprocité sur deux circonscriptions de Charente-Maritime, 14 candidats représenteront les couleurs de l’écologie politique. EELV pratique l’ouverture à tous les échelons électoraux. Les Législatives n’échappent pas à la règle : 6 candidats ne sont pas membres du parti et représentent toute la diversité de la vie professionnelle, associative et citoyenne.
Le féminisme est une valeur fondatrice de l’écologie, nous avons donc voulu privilégier les candidatures femmes. Ainsi 9 femmes et 5 hommes sont titulaires sur 14 circonscriptions. Notre capacité de renouvellement est également très importante puisque 10 de nos candidats titulaires participent pour la première fois à des Législatives.
A noter également la singularité d’une « candidature collective » sur les 3 circonscriptions de Poitiers, où 6 jeunes mènent campagne ensemble. Dans le contexte particulier actuel, ces élections sont l’occasion de donner un signal fort pour voir la transition écologique se mettre rapidement en place. C’est la raison première de la présence importante d’Europe Écologie Les Verts sur l’ensemble de la région.




Christian Gerin, candidat aux Législatives sur Royan : « Priorité à des formations post baccalauréat tournées vers le numérique »

Né à Paris, Christian Gerin a craqué pour la Charente-Maritime voici une quinzaine d’années. Mornac est son port d’attache ! Journaliste, il est producteur d’émissions médicales et de « Faites entrer l’accusé ». Sa société 17 Juin Media consacre sa date d’anniversaire ! Pourquoi sa candidature aux Législatives ? « Si je suis élu, je m’engage à ne postuler aucun autre mandat et à consacrer toute mon énergie à ce territoire » . Sous-entendu, contrairement à d’autres ! Issu de la société civile, il souhaite faire une carrière politique locale. « En tant que chef d’entreprise, j’ai plutôt réussi. A 63 ans, il est temps de servir et de renvoyer l’ascenseur » dit-il.
Il répond à nos questions :

Christian Gerin entre en campagne sur la cinquième circonscription. 
Habitant Mornac, il est marié et père de 5 enfants.
• Christian Gerin, êtes-vous candidat sur la cinquième circonscription Royan/Saint-Aignant/Marennes/Tonnay-Charente ?

Je suis candidat sur cette circonscription avec l’étiquette « Majorité présidentielle » et si je suis élu, je rejoindrai le groupe En Marche à l’Assemblée Nationale. Ce ne sera pas le cas de Gérard Potennec, qui se revendique pourtant de ce mouvement. Il a été investi dans le cadre des accords nationaux entre le Modem et En Marche. Il est Modem. Gérard Potennec est une machine à perdre. Lors d’autres scrutins, il a obtenu moins de 5% des voix, ce qui l’a obligé à rembourser ses frais de campagne. Il est important que des précisions soient apportées à ce sujet afin d’éclairer les électeurs.
Le communiqué qui été publié entretient une confusion en faisant croire qu’il est investi par La Republique En Marche.

• Vous-même n’avez pas obtenu l’investiture d’En Marche en raison de tweets déclarés antisémites…

Le lendemain du jour ou j’ai été investi par le Mouvement en Marche, cette « boule puante », sortie en début d’après-midi, a été relayée immédiatement par deux personnes contre lesquelles je porterai plainte au soir du deuxième tour des Législatives.
La Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) a déclaré qu’elle évaluerait les tweets en vue d’une transmission au Parquet, ce qu’elle n’a pas fait à ce jour. Je tiens à la disposition de vos lecteurs l’attestation sur l’honneur de personnalités avec lesquelles j’ai travaillé depuis vingt ans, dont Michel Cymes, Marina Carrère d’Encausse, François de Closets, Philippe Gildas, Nagui ou Marc-Olivier Fogiel. Dans cette attestation, ils confirment que je n’ai jamais proféré, rapporté ou relayé de propos antisémites dans des sphères privées ou publiques.
Cette polémique est liée au fait que je revendique une positon critique envers la politique actuelle conduite en Israël par Benyamin Netanyahou. Il y a un glissement sémantique, toute critique politique conduit alors à l’antisionisme et à l’antisémitisme. Or, cela n’a rien à voir. Je vomis les antisémites et l’antisémitisme ! Je suis un militant de la paix au Proche-Orient et je considère que la politique menée actuellement nous éloigne d’une solution à deux Etats vivant en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues et viables.

Bref, si j’ai été suspendu, je remarque que le comité d’éthique d’en Marche ne m’a toujours pas entendu. Je n’ai donc pas comparu devant mes pairs, c’est pourquoi j’annoncerai ma candidature sous les couleurs d’Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse qui se tiendra sur le port de Mornac vendredi 26 mai à 19 h en présence de ma suppléante Marie-Noëlle Groch, directrice d’un établissement professionnel à Saint-Jean d’Angély, et de Régine Jolly, vice-présidente de la Cara.

• Quels seront vos thèmes de campagne ?

Je produis des émissions télévisées depuis vingt ans sur des sujets médicaux. Mes thèmes de campagne graviteront autour de la santé qui est une priorité, l’entrepreneuriat et la communication ; ceux de ma suppléante concerneront l’éducation, l’apprentissage et la formation.

• La campagne sera courte…

En effet, il n’y a pas de temps à perdre, la campagne sera courtissime ! Et nous sommes 19 candidats…

• Quel regard portez-vous sur cette circonscription ?

Elle regroupe des populations différentes, peuple de la mer avec les pêcheurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs ; peuple de la nature avec les agriculteurs, viticulteurs, chasseurs, écologistes dans l’intérieur des terres ; peuple du soleil sur la côte Atlantique et aussi peuple oublié, celui qui souffre le plus dans la région de Tonnay-Charente. Mes premiers efforts porteront sur le développement économique et l’emploi dans ce secteur.
Le député sortant, Didier Quentin, a conservé depuis 20 ans son électorat sur Royan en multipliant par deux le nombre de monuments aux morts. Je respecte les morts, mais je travaille pour les vivants ! J’ouvrirai donc une formation post-baccalauréat à Royan et Tonnay-Charente tournée vers les carrières du numérique, en partenariat avec les actions que conduit le Conseil départemental.
Le tourisme et l’ostréiculture sont les mamelles de la circonscription. Ces deux secteurs créent des emplois saisonniers. Il faut que nos jeunes aient d’autres perspectives que de faire la saison trois mois pendant l’été et les huîtres durant deux mois l’hiver. Et pointer le reste du temps au chômage. D’où la nécessité de filières de formation et de valorisation. En ce qui concerne le Carel, je défendrai cette institution. 
Des pistes de développement du territoire sont également à approfondir avec le président de la Cara, Jean-Pierre Tallieu, qui est un homme de qualité.

Une circonscription aux populations différentes, du tourisme de la côte atlantique 
aux zones plus fragiles
• Indiscrétions : 

• Au sujet de Stéphanie Muzard, candidate d’EELV sur la 5ème circonscription :  « c’est une adversaire que je respecte. Son mari, Benoît Biteau, est un homme remarquable ».

• Christian Gerin a une passion pour les chevaux, course d’obstacles et de trot, loisirs.

mercredi 24 mai 2017

Saintes a du pot ! Exposition au musée de l'Echevinage 7500 ans de céramique en Saintonge

La Saintonge est connue pour ses nombreux ateliers de potiers qui créent, encore de nos jours, de la vaisselle et des pièces ornementales. Jusqu’au 20 mai 2018, le Musée de l’Echevinage accueille une exposition exceptionnelle retraçant le travail des céramistes au long des siècles, des hommes du Néolithique aux temps modernes en passant par l’incontournable Bernard Palissy qui vécut à Saintes au XVIe siècle.
Le musée relate cette histoire particulière et dévoile les secrets de fabrication. Cette exposition emblématique a été inaugurée par le maire, Jean-Philippe Machon, samedi dernier dans le cadre de la Nuit de Musées. Outre les visites guidées qui ont remporté un franc succès, un concert du groupe Matchboxbluesband a été donné à la Musardière tandis que dans les jardins de l’hostellerie, la potière Corinne Baigl a détaillé les étapes de réalisation d’une céramique en raku. De nombreuses animations sont prévues dans les mois à venir. Le parcours peut se poursuivre au musée archéologique et au musée Dupuy-Mestreau, dont les collections permanentes sont intéressantes à découvrir.


Séverine Bompays, directrice des Musées, pôle des Beaux-Arts, présente l’exposition : 

  
• Saintes accueille cette très belle exposition pour une année entière. C’est un évènement ! Quelques mots de présentation pour inciter le public à la découvrir…

Cette exposition met en scène la céramique produite en Saintonge du Néolithique jusqu’aux collections du début du XXème siècle. Les pièces sont issues des collections municipales, hormis quelques éléments qui viennent de la Chapelle des Pots. Tout l’enjeu est de montrer la richesse des productions sur le territoire à toutes les époques et de les valoriser auprès du public. Elles seront visibles une année entière. Ce sont nos propres collections, nous pouvons donc nous le permettre !

• Possédez-vous des vraies pièces « Bernard Palissy » ? 

On ne peut pas dire que nous possédions de vraies pièces de Bernard Palissy. Nous avons des pièces produites à la Chapelle des Pots entre 1539 et 1566, années où cet homme illustre vivait dans la région. On devrait en savoir davantage à l’avenir. En effet, des études sur la terre employée, menées par les laboratoires du Musée du Louvre, sont en cours. Des micro-prélèvements, opérés sur certains plats, devraient apporter des informations précieuses et des comparaisons seront faites avec des œuvres authentiques de Bernard Palissy. Lesquelles sont présentes au Musée de la Renaissance d’Ecouen, au Louvre et au nouveau Louvre-Lens. Nos collections ne sont pas concernées pour l’instant par ces "examens", mais elles le seront prochainement… et peut-être aurons-nous de belles surprises !

• Quel est le nombre de céramiques présentées ?

120 pièces sont présentées. Il y a deux ans que nous travaillons à ce projet avec Bertrand Maratier. Un comité scientifique nous a accompagnés dans nos démarches. Il était composé de spécialistes, Ludovic Soler, chargé du néolithique ; Guilhem Landreau, David Guitton, Jean-Philippe Baigl de l’INRAP ; Lucile et Jacques Guérit qui ont publié un ouvrage sur les faïences de Saintes en 2012. Ils nous ont aidés à sélectionner les objets.

Une magnifique exposition à découvrir

• Vu l’importance de la ville antique de Médiolanum Santonum, les poteries gallo-romaines sont sans doute plus importantes dans les collections que celles des autres époques ?

En effet, nous en avons un grand nombre dans les réserves. Cependant, la production de céramiques en Saintonge a été importante à travers les siècles, sans discontinuer. Ce sont des objets de grande qualité, de belle facture. Dans l’Antiquité, nous avions une production de masse tout simplement parce que les objets usuels étaient fabriqués en céramique. A Saintes, les ateliers de poterie, nombreux, se trouvaient en périphérie de la ville et répondaient à la demande. S’y ajoutaient des ateliers, dans le Sud, qui produisaient de la vaisselle raffinée recherchée par les familles aisées. Ils étaient situés près de Mirambeau, à Petit Niort et Soubran. Cette vaisselle plus fine faisait appel, entre autres, à l’argile kaolonique. Dans l’exposition, nous présentons une cruche en kaolin. Rappelons que l’argile n’est pas forcément rouge ; elle peut être de différentes teintes, blanche, bleue, etc.

Comment s’est déroulée l’inauguration samedi dernier  ?

Le public a été nombreux et nous avons même refusé du monde lors de la seconde visite. Des visites sont prévues toute l’année, soit généralistes, soit thématiques par des archéologues. N’oublions pas qu’on trouve de la poterie saintongeaise à l’époque médiévale en Angleterre et en Scandinavie, puis au XVIIIème à Québec !
De nouveaux rendez-vous seront organisés dans les mois à venir ainsi que différentes conférences sur les pratiques alimentaires, comment on se met à table, quels sont les couverts, des indications sur la vie quotidienne, le commerce du vin, les échanges commerciaux, etc.

• Animation particulière en soirée, vous avez invité une artiste…


Potière de la Chapelle des Pots, Corinne Baigl a proposé une activité que le public a beaucoup appréciée, après les discours des édiles dans les jardins de l’hostellerie. Il a été invité à décorer, avec des pigments, des coupelles pré-cuites avant de les mettre au four durant une heure et demie. Vers 22 h 30, a eu lieu le défournement. Nous avons pu constater les transformations opérées et chacun est reparti avec sa « création ». C’était un moment très sympathique.
D’autres animations sont prévues dans le cadre des Journées de l’Archéologie avec des démonstrations. S’y ajoutent des ateliers pour les enfants. Deux matinées « découverte de la pratique de la céramique » seront proposées aux adultes à la chapelle à l’hostellerie Saint-Julien.

• Un inventaire général des collections « céramique » a-t-il été réalisé sur Saintes ? 

Oui, les collections sont inventoriées et sur la partie antique, cela a permis à des chercheurs, dans le cadre d’un programme collectif, d’affiner leurs connaissances et de proposer un intéressant colloque l’an dernier à l’Abbaye aux Dames. Nous effectuons un travail de fond dans les réserves avec Bertrand Maratier, directeur de la partie archéologique. Les collections sont classées, rangées et conservées dans de bonnes conditions. Grâce à notre équipe et des bénévoles de la Société archéologique, l’ensemble des objets est conditionné correctement. Voilà qui simplifie la tâche des scientifiques dans leurs recherches.



• Bonne nouvelle, le musée Dupuy Mestreau vient de rouvrir ses portes ?

En effet, le musée Dupuy Mestreau, bel édifice du XVIIIe siècle, a rouvert ses portes le week-end dernier et il le sera jusqu’à la fin des vacances de la Toussaint. Il avait été fermé au public pour des raisons de sécurité. Les conditions d’accueil n’étaient pas optimales, notamment l’hiver puisqu’il n’y a pas de chauffage. La municipalité en a profité pour apporter des améliorations et faire le traitement des boiseries en particulier.
Par ailleurs, des spécialistes ont réalisé un important travail de « mise à jour » des faïences qui sont exposées. Grâce à leurs recherches, nous les présentons de manière plus « organisée », avec des indications. En ce qui concerne le contenu des collections, il reste inchangé.

• Que devient le Présidial ?

Le Présidial abrite les collections des Beaux Arts, soit quelque 2000 objets. Il est ouvert occasionnellement lors de visites spécifiques liées au travail de conservation, dorure sur cadre, entretien des objets en argent, etc.

Amphore gallo-romaine
 • Ouverture de l’exposition Musée de l’Echevinage : les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h ; dimanche de 14 h à 18 h. 05 46 93 52 39. Tarif 7 € (donne accès aux collections permanentes des deux autres musées Dupuy-Mestreau et Musée archéologique) - Tarif réduit et gratuité pour les moins de 18 ans.  


• Collections : Le fruit des fouilles, pas seulement ! S’y ajoutent les dons de collectionneurs qui choisissent de faire un legs à un musée et des transferts de propriété de l’Etat pour des raisons de cohérence scientifique.

• Le musée Dupuy Mestreau possède quelque 200 céramiques, auxquelles s’ajoutent celles de la salle de la vie quotidienne du Musée archéologique (où la partie « lapidaire » reste fermée).

• A noter sur vos tablettes


mardi 23 mai 2017

Le moustique tigre sous surveillance

Le moustique tigre (Aedes albopictus) n’est pas encore implanté dans les départements des anciennes régions Limousin et Poitou-Charentes, mais les autorités mettent néanmoins en place un dispositif de surveillance du 1er mai au 30 novembre.


Ce dispositif a permis de détecter son implantation dans les cinq départements d’ex-Aquitaine. Le moustique tigre fait l’objet d’un suivi spécifique car il peut, dans certaines conditions particulières, transmettre le virus de la dengue, du chikungunya, et du Zika. Même s’il n’existe pas d’épidémie de ces maladies actuellement en France métropolitaine, la vigilance de chacun est précieuse pour limiter la prolifération de ce moustique.

Participez à la surveillance du moustique tigre 

Attention, tout ce qui vole n’est pas moustique et tout moustique n’est pas un moustique tigre ! De petite taille (environ 5mm), le moustique tigre se distingue des autres espèces par les zébrures qui parcourent son corps effilé. Il a une activité principalement le jour avec une recrudescence d'activité le matin et en fin de journée. Si vous pensez avoir vu un moustique tigre, vous pouvez signaler sa présence sur le portail www.signalement-moustique.fr ou sur l’application mobile iMoustique© développée par l’EID Atlantique (disponible sur l’AppStore et sur Google play).

Des gestes simples pour éviter sa prolifération et se protéger 

Chacun, en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération du moustique tigre. Chaque femelle de moustique pond environ 200 œufs au contact de l’eau. Pour éviter que l’espèce ne se reproduise et ne prolifère :
· Éliminez les endroits où l’eau peut stagner (parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs) : coupelles des pots de fleurs, jeux d’enfants, mobilier extérieur, pneus usagés, encombrants
· Vérifiez le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées
· Couvrez les réservoirs d’eau : bidons d’eau, citernes, bassins, etc. avec un voile ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d’usage.

Evitez également de vous faire piquer : · Portez des vêtements couvrants et amples,
 · Appliquez si besoin des produits anti-moustiques, surtout en journée. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin, et respectez les préconisations d’utilisation.

Quels risques sanitaires ? Le moustique tigre n’est pas en lui-même, porteur du virus de la dengue, du chikungunya, ou du Zika. Il ne présente un risque pour la population que s’il a piqué, au préalable, une personne déjà infectée, revenant d’un pays où sévissent ces maladies. Jusqu’à présent, aucun cas autochtone (c’est-à-dire non importé d’une zone d’endémie) n’a été signalé en Nouvelle-Aquitaine.

Si vous partez en voyage en zone tropicale, protégez-vous des piqûres de moustiques durant votre séjour : Portez des vêtements couvrants et amples ; appliquez des produits anti-moustiques, surtout en journée. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin et respectez les préconisations d’utilisation ; protégez-vous à l’intérieur de vos habitats : installez des moustiquaires, utilisez des climatiseurs (le moustique fuyant les basses températures) et si besoin, utilisez des diffuseurs électriques en respectant les consignes d’utilisation (attention aux nourrissons, enfants en bas âge et femmes enceintes).
Si vous ressentez les symptômes suivants sur place ou à votre retour, consultez un médecin : fièvre brutale, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête, larmoiements, éruption cutanée avec ou sans fièvre. Si vous êtes enceinte, évitez de voyager dans des zones où le virus du Zika est en circulation. Le virus Zika peut engendrer de graves anomalies du développement cérébral chez l’enfant.
 Pour en savoir plus, consultez l’information détaillée sur le site internet de l’ARS Nouvelle-Aquitaine : https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/moustique-tigre-aedes-albopictus-et-lutte-anti-vectorielle

Théâtre à Royan : Comédies Coquillages et Crustacés du 2 au 5 juin


 Rendez-vous est pris : le week-end de la Pentecôte, du vendredi 2 au lundi 5 juin, les comédies, farces et autres vaudevilles débarquent à la salle Jean Gabin pour le plus grand plaisir d’un public déjà impatient de découvrir cette nouvelle édition. Cette année encore, Pascale Michaud, marraine de la manifestation, s’est associée au service culturel qui vous propose une programmation variée… mais toujours de qualité et dans la bonne humeur.
Différents styles se côtoieront sur les planches de la salle : de la comédie de boulevard avec La fille de son père, du vaudeville avec Feu la mère de Madame de Feydeau, du café-théâtre avec J’aime beaucoup ce que vous faites, et pour clôturer en beauté, le retour de nos contemporaines dans Et pendant de temps Simone veille, qui fortes de leur succès en avril 2016 dans le cadre de la programmation Bravo, reviennent pour ceux qui les auraient manquées, ou qui voudraient les retrouver !
4 jours, 4 spectacles, 4 ambiances, à consommer sans modération !
• Renseignements et réservations : Les mardis, jeudis et samedis matin 9 h à 12h. Pendant le festival, le vendredi de 9h à 12 h, ainsi que vendredi, samedi, dimanche à partir de 18 h et lundi à partir de 14 h.


 



Le Festival de la Voix continue à Pons avec Enzo Enzo !

Dans le cadre du « Festival de la Voix », une grande soirée de gala est organisée avec Enzo Enzo, figure emblématique de la chanson française qui sera cette année la marraine de la rencontre des chorales. 


En première partie, « Le Chœur du Donjon » de l’association « Les enfants d’Apollon » démarrera cette soirée qui s’annonce riche en émotion ! Figure emblématique de la chanson française, Enzo Enzo a su insuffler une certaine classe à la chanson française au début des années 90. Issue du milieu punk/rock des années 80, elle négocie un virage en douceur vers la chanson et un coloris jazz. En 1994, paraîtra l’album « Deux », distribué à 360 000 exemplaires. En automne 1994, la chanson « Juste quelqu'un de bien », signée Kent, connaît un grand succès. Elle est élue « Chanson de l’année » aux Victoires de la Musique. Enzo Enzo reçoit également la Victoire de la Musique de « l'Artiste féminine de l'année » devant Véronique Sanson et Liane Foly.
Depuis vingt-sept ans, l'artiste n'a eu de cesse de dévoiler de multiples projets : elle découvrira le monde du théâtre, se lancera dans la création de spectacles et produira huit albums, dont le dernier en date « Têtue » est paru en 2010.
 « Le Chœur du Donjon » se compose de 50 chanteurs répartis en ténors, barytons, basses, altos et sopranos. Le choeur se veut promoteur d’une culture vocale axée sur la tradition des chants populaires. Son programme comprend des chants classiques, contemporains, de variétés et divers. Un concert qui s’annonce exceptionnel, à découvrir samedi 27 mai à 20 h 30 à la salle polyvalente de Pons.

• Soirée de Gala samedi 27 mai à 20 h 30 salle polyvalente, tarif : 10 € ; 8 € pour les groupes à partir de 10 personnes. Infos et réservations au 05 46 48 25 30 

En Marche Bassin de Marennes en campagne aux côtés de Julien Papineau dans la 3ème circonscription

Communiqué de Iliass Sadki, animateur LREM Bassin de Marennes

« Nous regrettons le traitement qui a été réservé à notre candidat, Christian Gérin, investi dans la 5ème circonscription de Charente-Maritime.
Nous prenons acte qu'aucun membre du mouvement En Marche ne nous représentera sur ce territoire. C'est une déception. Mais nous voulons continuer à construire le mouvement dans le département. 
Nous nous sommes engagés avec Emmanuel Macron pour le renouvellement des pratiques politiques et des visages de nos représentants. 
 
Julien Papineau, candidat sur Saintes/Saint Jean d'Angély
Aujourd'hui, après avoir contribué largement à la structuration du mouvement dans le département, à l'obtention des parrainages et à l'organisation des élections, Julien Papineau peut l'emporter dans la 3ieme circonscription. Nous serons à ses côtés pendant les 4 prochaines semaines pour tracter et faire du porte à porte ».

Fermeture exceptionnelle de la sous-préfecture de Jonzac les lundi 29 et mardi 30 mai

 L'accueil de la sous-préfecture sera exceptionnellement fermé les lundi 29 et mardi 30 mai afin de procéder, en toute sécurité, à un réaménagement des locaux.


Pour toute information relative à vos démarches administratives, vous pouvez : contacter par téléphone le 3939 « allo service public », du lundi au vendredi, de 8h30 à 19h ; consulter le site internet : www.service-public.fr ; consulter le site internet des services de l'Etat dans le département : www.charente-maritime.gouv.fr.
Vous pouvez également interroger les services de la sous-préfecture, par messagerie, à l'adresse suivante : sp-jonzac@charente-maritime.gouv.fr
Le public sera de nouveau accueilli à la sous-préfecture à partir du mercredi 31 mai.

Balades sur l'estuaire de la Gironde et fête médiévale à Jonzac

• Depuis le Pôle Nature de Vitrezay, de nombreuses croisières sont proposées sur la Gironde de mai à novembre.

La croisière commentée, un moment de détente et de découverte très sympa !
Elles sont toutes l'occasion de découvrir les richesses naturelles et traditionnelles de l'estuaire de la Gironde, le plus grand d'Europe mais aussi d'aller à la rencontre de paysages et de saveurs uniques : Talmont sur Gironde au Nord, les grands vignobles de Bordeaux sur la rive sud ou encore l'impressionante citadelle de Blaye pour ne citer que les plus hauts lieux.
Parmi les nouveautés 2017 : Croisière découverte des zones humides estuariennes commentée par un biologiste écologue. Parmi les immanquables : Escale à Bordeaux après une descente complète de la Gironde.

• Pour vos réservations, rendez-vous à l'office de tourisme de Jonzac (05 46 48 49 29) ou sur place au pôle nature de Vitrezay (près Mirambeau).
Mardi 23 mai, profitez ou faites profiter de l'offre promotionnelle exceptionnelle "Tarif groupe" pour la croisière avec escale sur l'île de Patiras : escale avec visite du phare : départ 14h30 et retour à 18h30.

Les carrelets le long de l'estuaire
Rencontre avec un voilier (© Nicole Bertin)

• Fête Médiévale aux Ateliers de la Corderie samedi 27 et dimanche 28 mai 2017à Jonzac

Venez rencontrer les artisans et producteurs locaux dans une ambiance médiévale aux Ateliers de la Corderie (derrière les Carmes, 25 rue Ruibet-Gatineau à Jonzac) lors du week-end de l'Ascension et de la Fête des mères : le samedi 27 mai de 15h à 19h et le dimanche 28 mai de 10h à 17h30


Pendant les 2 jours, les ateliers des artisans permanents de la Corderie seront ouverts et accueilleront pour l'occasion d'autres artisans et producteurs locaux. Artisans d'Art et de Bouche, Taverne, Démonstration de tour à bois / armes de jet/ vannerie sauvage, jeux... Il y en aura pour tous les goûts.
Ces rencontres seront complétées samedi par les saynètes des "Glottes Trotteuses" suivi d'un banquet médiéval et le dimanche vous pourrez vous essayer à la vannerie ou tester votre adresse au stand d'arbalètes. Un week-end où vous remonterez le temps....

Programme :
• Samedi :
-Teinture végétale
- ravissements des esgourdes par les « Glottes Trotteuses » : Leurs contes et histoires fabuleuses, chants d'outre-Rhin, d'outre-mer, d'outre-temps et même d'outre-tombe vont faire bouillir les chaudrons jusque dans les chaumières. 
- banquet médiéval à 20h
Menu servi sur "tranchoir" (grosse tranche de pain)
 - Tourte orties et champignons
 - Jambon à la broche et haricots blancs
 - Fromage blanc, confiture ou miel (de fabrication locale)
 - 1 Verre de vin ou de cidre offert
22€/personne, sur réservation à partir du 12 mai ; directement aux ateliers de la corderie. En prime, repartez avec votre gobelet en terre cuite !!  
• Dimanche : Testez votre adresse au stand d'arbalètes ; atelier d'initiation à la vannerie sauvage (25€ sur Inscription), départs de balades au jardin médiéval
• Sur les 2 jours : Artisans d'art et de bouche, Taverne, démonstration de tour à bois / armes de jet/ vannerie sauvage, jeux...

Renseignements et réservations : 06 11 20 46 90 / 06 82 36 32 76

lundi 22 mai 2017

Législatives à Royan : Gérard Potennec et Laura Durand-Tenailleau en marche

• 5ème circonscription de la Charente-Maritime
Le binôme composé de Gérard Potennec (MoDem) et de Laura Durand-Tenailleau (En-Marche) sa suppléante, confirme sa candidature sur la 5ème circonscription de la Charente-Maritime (Royan). Au titre de l'alliance entre le MoDem et En-Marche, c'est le candidat investi par le MoDem qui portera la candidature de "La République en Marche".

Gérard Potennec, 66 ans, a travaillé dans le domaine de la santé à l’hôpital de Royan en imagerie médicale. Élu à la ville de Royan de 1983 jusqu’en 2010 et à la Communauté d’agglomération, il a déjà été candidat notamment aux élections départementales en 2015 à Saujon. Il fait à nouveau équipe avec Laura Durand-Tenailleau, 30 ans, accompagnatrice d'élèves en situation de handicap au titre de l'Education nationale.
Ancien Vice-Président du Conseil Economique et Social de 1995 à 2007, Gérard Potennec est Président fondateur de l'Université Inter-Ages de Royan.
La liste de ses réunions publiques dans la circonscription sera publiée très prochainement.

Raphaël Gérard, candidat aux élections législatives : « Avant Emmanuel Macron, je ne m’étais jamais engagé dans un courant politique car aucun ne me convenait totalement »

Raphaël Gérard est candidat de la République en Marche aux Législatives sur la quatrième circonscription Jonzac/Royan. Habitant Lonzac (dans l’ex-canton d’Archiac), ce Lorrain d’origine est chargé de la valorisation du patrimoine de la Maison Hennessy à Cognac. Il appartient à cette génération qui croît, comme Emmanuel Macron, que la modernisation du pays est liée à la conjugaison des talents et des synergies et non à la désignation d’hommes et de femmes politiques par les apparatchiks. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice à condition d’y contribuer dans un esprit constructif et collectif, et non dans l’intention de renforcer les rangs d’un parti. 
Les résultats de cette Législative 2017 seront intéressants en ce sens où l’on saura si les Français souhaitent changer d’oxygène. Oseront-ils rompre avec le passé en cautionnant un Gouvernement qui possède à sa tête un Président de 39 ans ? Lui donneront-ils une majorité parlementaire ? Question ! Dans ce cas-là, les deux grands blocs gauche/droite (PS et LR), qui alternent depuis des lustres selon le balancier électoral, seront fort embarrassés…
Rencontre avec Raphaël Gérard partant sur un territoire tenu jusqu’alors par Dominique Bussereau (Les Républicains) qui n’a pas souhaité se représenter pour se consacrer à la présidence du Conseil départemental.


Raphaël Gérard au milieu de lycéens samedi matin place du château à Jonzac
• Raphaël Gérard, les habitants de la quatrième circonscription de Jonzac/Royan où vous êtes candidat à la députation vous connaissent peu. Pouvez-vous vous présenter ?

Je vis dans la circonscription, à Lonzac, depuis quelques années. Je suis natif d’un petit village de la Lorraine du Sud, plutôt agricole. J'ai fait mes études à Paris, à l’Ecole du Louvre.  J’ai débuté ma vie professionnelle dans une collectivité territoriale où j’étais responsable d’un musée de la région parisienne, sur un statut d’attaché de conservation du patrimoine, avant de prendre la direction du musée de Montmartre. Ensuite, j’ai fait le choix de travailler dans le secteur privé pour Louis Vuitton pendant six ans. J'étais chargé des grands projets d’exposition patrimoniaux à l’international. Une tâche passionnante ! J’ai eu la chance de faire le tour du monde, de la Chine aux Etats-Unis en passant par l’Argentine. En matière d’expérience professionnelle, c’est très formateur. Quel est le regard porté sur la France à l'étranger ; quel est le rapport au travail d’un pays à un autre ? Cet éclairage est intéressant.
Depuis 2012, je travaille à Cognac pour la Maison Hennessy qui m’a confié un projet ambitieux de valorisation du patrimoine dans le cadre de ses 250 ans. Organisation des archives, gestion des documents, univers de la viticulture, débats de fond qui ont animé le monde du cognac. S’y ajoute l’action culturelle qui comprend à la fois le circuit de visites et des spectacles qui mettent en scène différentes disciplines. La programmation attire un nombreux public.

• Quand avez-vous rejoint Emmanuel Macron et le Mouvement En Marche ?

J’ai une forte conscience politique et j'ai toujours eu des débats passionnés avec ma famille ! Quand j’étais étudiant, j’ai mené une action militante associative dans la lutte contre le sida avec Sol En Si qui s’adressait aux familles victimes ou touchées par le sida.
Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais engagé auprès d’un parti politique car aucun ne me convenait totalement. J’ai rejoint le mouvement En Marche après la déclaration de rassemblement d’Emmanuel Macron. Je me suis alors beaucoup impliqué sur les réseaux sociaux et auprès de mes amis.
Quand j’ai déposé ma demande d’investiture aux Législatives auprès des équipes d’En Marche à Paris, j’ignorais quelle en serait l’issue car je n’étais pas le seul postulant !
Désigné officiellement, je suis en campagne. Des réunions sont programmées ainsi que des rencontres avec les élus et les acteurs de terrain pour me présenter et échanger. Mes premiers contacts sont avec le maire de Jonzac, Claude Belot, et les élus du secteur d'Archiac. La dynamique d’En Marche étant ascendante, il sera question d’aménagement du territoire, d'économie, tourisme, viticulture.
Notre objectif est de donner une majorité parlementaire à Emmanuel Macron pour qu’il puisse mener à bien ses projets. Aux grands chantiers, développement, amélioration du pouvoir d’achat, s’ajoutent les préoccupations des habitants de la quatrième circonscription qu’il est important d’aborder. Le rôle du parlementaire est d’être un lien entre le terrain - élus, associations, professionnels - et le Gouvernement.
Le projet de gare à Neuvicq, par exemple, est un vrai challenge. Pour avoir suivi le même débat dans la région d’Angoulême, je constate que les efforts déployés en Haute-Saintonge sont constants. Quand Emmanuel Macron dit « qu’il faut encourager la mobilité », une gare qui desservira un creuset de population de plus de 300.000 habitants est un véritable enjeu. Nous devons également œuvrer avec les départements limitrophes, Gironde, Dordogne, Charente en élaborant des dynamiques communes.

• La campagne sera brève puisque les élections auront lieu les 11 et 18 juin. Qui est votre suppléante ?

La campagne sera effectivement courte. D’où l’importance d’une bonne organisation et mobilisation. Ma suppléante est Evelyne Delaunay, l’épouse du maire de Chenac Saint-Seurin d’Uzet. C’est une femme dynamique et engagée qui porte un projet de musée du caviar. C’est une bonne idée qui entre dans le cadre de l’attractivité du territoire. Nous avons de nombreux points en commun.

Evelyne Delaunay a été distinguée par l'Académie de Saintonge 
pour son projet de musée du caviar à Saint-Seurin d'Uzet
• Vous travaillez pour un groupe puissant dans le cognac. Si vous êtes élu, ne risquez-vous pas d’être "partagé" entre les intérêts de votre créneau professionnel et ceux de la collectivité ?

Un aspect du programme d'En Marche est la moralisation de la vie politique. Pour moi, il est clair qu’il n’y aura pas concomitance entre l'activité de mon employeur et celle de député. Je pense qu’un député doit être sur le terrain et à l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi, si je suis élu, je mettrai en marge mon activité professionnelle. J’ai averti mon DHR la semaine dernière, l’informant que je menais une campagne électorale. Quand j’ai soumis ma candidature au comité d’En Marche, j'ai agi avec de vraies convictions. Ce n’est pas une fantaisie de ma part ! Ma carrière, atypique, m’a donné un certain nombre d’atouts. Il y a des moments dans la vie où il faut avancer. J’aime la région et j’ai envie de m’investir.

• A vos yeux, quelles sont les qualités du nouveau Président Emmanuel Macron ?


Il est brillant, cultivé, possède une vraie vision et une capacité à casser les codes. Je suis convaincu que les Français attendent un homme comme lui, même si le discours est un peu brouillé actuellement par de vieux réflexes d’opposition. Les Français veulent que les élus travaillent ensemble. Les programmes des uns et des autres ne comportent pas de divergences colossales quant aux grandes questions gouvernementales. La véritable opposition se joue aujourd’hui entre les progressistes et les conservateurs. A droite, à gauche, au centre, des gens sont prêts à prendre le risque de sortir d’un appareil pour travailler dans le même sens, comme le démontre la composition du nouveau Gouvernement.
Travaille-t-on pour un appareil politique ou pour les citoyens ? C’est la question qui est posée. Emmanuel Macron l’a dit dès le départ : l’étiquette politique n’est pas très importante à partir du moment où il faut dynamiser l’économie, créer des emplois, favoriser l’égalité des chances.

• Vous êtes sur une circonscription où les « richesses » sont réparties d’inégale façon, du florissant tourisme royannais aux secteurs ruraux qui rencontrent des difficultés ?...

Les choses bougent. Il ne faut pas opposer le tourisme de Royan à l’agriculture et la viticulture en Saintonge. La nature de l’économie est différente, mais il y a certainement des passerelles à créer. Pour avoir travaillé le sujet, l’œnotourisme est un réalité. Prenez par exemple le succès remporté par la cité du vin à Bordeaux. Il faut créer des synergies entre les régions viticoles qui ont des points en commun.
La ville de Bordeaux draine un tourisme fluvial qui remonte l’estuaire de la Gironde. Il y a des spécificités à développer. Nous avons un nombre important de croisiéristes américains qui viennent pour découvrir le vin : on leur montre le Bordelais, un peu la région de Cognac, mais on peut aussi leur présenter des expériences en biodynamie sur les bords de l’estuaire. Tout cela doit s’organiser en  dehors des frontières administratives. La philosophie d’En Marche est de dire « on a des intérêts communs. Ne travaillons pas les uns contre les autres, mais ensemble pour tirer partie de nos atouts ». L’estuaire, c’est à la fois la Charente-Maritime et la Gironde avec une vraie logique de bassin à la fois culturelle, naturelle et économique.

• Vous estimez que ce manque de passerelles et de dialogue nuit à l’essor des territoires ?

En effet. Revenons à la Petite Champagne. Aujourd’hui, la question des droits de plantation est un sujet sensible entre la positon du négoce et celle de la viticulture. La balle est dans le camp de l’interprofession en partenariat avec les décideurs locaux. En bon "macroniste", il y a sans doute une position intermédiaire à trouver.
On est sur un produit naturel, la vigne mettant cinq ans avant de produire. Des mesures sont à prendre parce que les ambitions du négoce sont fortes. Dans les années à venir, le risque serait que la région ne soit pas en mesure de répondre à la demande et que le marché soit déstabilisé.
Pour la première fois dans leur histoire, les viticulteurs sont dans une position de force, les prix montent tout seuls ! Pour cette raison, il faut se projeter dans l’avenir. Tout le discours que j’entends porter est « regardons devant ! On discute pour voir jusqu’à quel point on peut produire, sans que ce soit un risque, et jusqu’à quel point ceux qui sont en face s’engagent. Tout en tenant compte de la solidité des marchés ». Il n’est pas question de placer les viticulteurs dans les situations du passé où la surproduction avait entraîné des arrachages.
Par ailleurs, les ventes à l’export peuvent être fluctuantes en raison des règlementations des pays. La Chine en particulier est très stricte en matière de santé publique. La transition écologique est au cœur du sujet viticole.

• On parle beaucoup de pesticides…

En Charente, on est encore dans un système où ce sont les distributeurs de produits phytosanitaires qui font eux-mêmes le diagnostic des vignes de nos viticulteurs. D’autres régions ont su mettre en place des agences indépendantes avec des scientifiques qui donnent leurs points de vue sur l’opportunité des traitements et conseillent les producteurs. Ce type d’outil permet aux viticulteurs de « raisonner » leurs productions dans une recherche de qualité.

• Votre premier baptême du feu a eu lieu vendredi dernier sur France 3 à l’occasion d’un débat télévisé avec trois de vos concurrents, Loïc Girard (LR), Fabienne Dugas Raveneau (PS) et Lucie Kirchner (FI). Tout le monde n’était pas sur le plateau…

La rencontre a été courtoise. Ces trois candidats sont sérieux et engagés, certains étant sur le terrain depuis longtemps. Avec Lucie Kirchner, professeur de philosophe au lycée représentant la France Insoumise, nous sommes issus de la société civile et incarnons le renouvellement du "casting" politique. L’émission ne durait que 28 minutes et pouvait être suivie sur le net.
Sur les grands sujets fédérateurs, nous nous retrouvons sur la fracture numérique par exemple. Dans ce domaine, les territoires sont inégaux. Habitant Lonzac, j’ai du attendre deux ans et demi pour avoir une connexion à peu près fiable ! J’imagine la difficulté du viticulteur qui doit envoyer ses déclarations par internet… Ce sont des sujets qui nous préoccupent tous ; ensuite chacun a sa méthode pour être efficace. Si je suis élu, ma logique sera de travailler avec les forces vives de la région.

• Manquait Benoît Biteau, candidat PRG bien connu pour ses engagements en faveur d’une agriculture respectueuse de l’environnement ? 

J’ai eu un échange avec son équipe sur l’agriculture biologique, le bio dans les écoles. Je suis forcément pour et confidence, je cultive moi-même mes salades ! On m’a également demandé si Hennessy envisageait de faire du cognac bio. Je ne vois pas comment c’est possible en raison du modèle de production et des assemblages. Ce serait forcément de petites séries.
En revanche, le créneau économique du bio est réel, c’est un boulevard pour les petits producteurs. On est sur une tendance mondiale baptisée "craft" qui valorise ces productions. Accompagner les agriculteurs, les viticulteurs dans leurs démarches, encourager leurs filières est un créneau que les élus doivent soutenir. Je me souviens d’un retour de Pékin où dans l’avion, j’avais rencontré Dominique Bussereau et des chefs d’entreprise de Charente-Maritime dans le cadre d’un partenariat qu’ils avaient entrepris avec la Chine : de tels échanges sont à poursuivre.

• Quel est votre slogan de campagne ?

En Marche ! Il correspond à une logique de rassemblement, on a assez perdu de temps à ergoter ! Ma volonté est de faire avancer le territoire en invitant tous ceux, de droite, de gauche et du centre, qui sont prêts à entrer dans une logique de coopération. Qu’ils nous rejoignent !

dimanche 21 mai 2017

Patois : Maryse Guédeau et ses amis expliquent à la Nouvelle-Aquitaine pourquoi le Saintongeais n'est pas du Poitevin !

Le collectif pour la défense de l'identité saintongeaise a été reçu le 15  mai à l'hôtel de la Région Nouvelle-Aquitaine par Charline Claveau-Abbadie, conseillère régionale déléguée Langues et Cultures régionales. La délégation était constituée de Pascale Burjade (Gironde saintongeaise), Didier Catineau (Saintes – Association Esprit saintongeais), Pierre Couprie (Pays bas saintongeais), Jacky Ferrand (Charente saintongeaise – Cognaçais qui conduit la délégation), Maryse Guedeau (La Rochelle – Association les Amis de Xaintonge) et René Robin (Saintonge maritime).

 Communiqué de Maryse Guédeau :

La carte qui fâche...

Le 15 Mai 2017, une délégation saintongeaise s’est rendue à l’Hôtel de Région à Bordeaux pour remettre à M. Alain Rousset, Président du Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine les trois  pétitions spontanément lancées au national sur Internet, en Nord-Gironde et dans le secteur de Saintes-Jonzac en Charente-Maritime, suite à l’étonnant retour du poitevin-saintongeais sur deux pages dans le numéro d’hiver du journal de la nouvelle région.

Après avoir été chaleureusement accueillie par BENOIT BITEAU, conseiller régional de Charente-Maritime, la délégation a été reçue par Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE, Conseillère régionale déléguée Langues et Cultures régionales de Nouvelle-Aquitaine, accompagnée d’un fonctionnaire de la région en charge de ce dossier.

Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE a remercié les Saintongeais de s’être déplacés jusqu’à elle pour lui expliquer pourquoi une telle opposition au poitevin-saintongeais ; la délégation l’a remerciée en retour de sa démarche d’avoir accepté de les entendre.

La délégation s’est en premier lieu attachée à lui expliquer l’historique de l’invention du poitevin-saintongeais.

Il lui a été rappelé que le saintongeais est un vieux patois de France qui compte des traces écrites depuis le XIIIe siècle et qui a toujours été un dialecte de France à part entière.
Il était encore considéré comme tel en 1998 (cf. rapport sur les LANGUES ET CULTURES REGIONALES de BERNARD POIGNANT, Maire de Quimper à LIONEL JOSPIN, Premier Ministre - 1er juillet 1998 – Documentation Française), jusqu’à ce qu’en 1999, suite à un incroyable lobbying en feu région Poitou-Charentes en quête d’identité, des intellectuels - tous en lien avec l’UPCP de Parthenay en Deux-Sèvres - obtiennent de Paris le remplacement du saintongeais et du poitevin par une langue unique appelée « Poitevin-Saintongeais ». Quelques années ont suffi pour découvrir tout le néfaste de cette création.

A l’invention de cette langue sans aucun locuteur, les Saintongeais ont fait opposition en mettant en place en 2006, un COLLECTIF POUR LA DÉFENSE DE L’IDENTITÉ SAINTONGEAISE comptant nombre de Saintongeais et d’élus (de Gironde, Charente et Charente-Maritime) dont députés et sénateurs et ce, tout horizons politiques confondus.

En Février 2007, le Ministre de la Culture a tranché. Il a reconnu que « le nom “poitevin-saintongeais” est apparu au moment où s’affirmait la région Poitou-Charentes pour faire coïncider une aire dialectale avec les limites de la région (…), mais que le caractère spécifique du saintongeais ne pouvait être éludé ». Il a replacé le saintongeais à son rang de Langue de France autonome bien distincte du poitevin. Ce que la région Poitou-Charentes n’a jamais respecté, les Saintongeais n’ayant jamais été conviés à siéger au groupe Langue de l’ex région.

Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE a précisé que compte tenu du nombre de parlers en Nouvelle Aquitaine, il n’y aurait plus de groupe  Langues dans la région.

La délégation a ensuite longuement expliqué en quoi le saintongeais est différent du poitevin et ne peut être amalgamé. Il lui a été précisé que ce n’est pas parce que le mot « chat » se dit « gato » en espagnol et en italien (et aussi en portugais) que l’on peut dire qu’existe une langue unique Espagnol-Italien, ce qui soulèverait un tollé général des locuteurs respectifs de ces langues si des intellectuels s’engageaient à l’imposer.

La représentante de la région a demandé si les Saintongeais se reconnaissaient dans le calendrier récemment publié par la région dans “ses” trois langues : Basque, Occitan et poitevin-saintongeais. La délégation a enregistré que le lobbying poitevin-saintongeais s’exerce pleinement en nouvelle région Aquitaine.

La parution tous les ans en feu région Poitou-Charentes d’un calendrier en poitevin-saintongeais n’a jamais eu d’autre mérite que d’exacerber. Le document présenté par Mme CLAVEAU-ABBADIE a été l’occasion de préciser que les Saintongeais ne se reconnaissent déjà même pas dans le nom des mois qui ne sont pas du vocabulaire saintongeais. Quant aux textes qui accompagnent le document, ils ont permis d’expliquer ce qu’est exactement le poitevin-saintongeais : du français, retranscrit dans des codes arbitraires (« on » est remplacé par « un », « ain » est remplacé par « én », etc…) qui aboutissent à un écrit parfaitement illisible laissant croire aux profanes qu’il s’agit d’une langue quand ce n’est que du français transfiguré qui ne porte ni la musique du saintongeais ni celle du poitevin, pourtant si différentes. Le mot « mauvaise bouillie » a été évoqué.

Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE a avancé que le poitevin-saintongeais serait attesté depuis 1905. La délégation a recommandé à la région Nouvelle Aquitaine de ne pas être dupe de ces pseudos récentes recherches supposées linguistiques émanant toujours des mêmes personnes qui ne visent qu’à étayer la thèse de l’existence envers et contre tout d’une langue poitevine-saintongeaise, soit disantes études bâties en sortant les propos des contextes et en faisant dire à des auteurs ce qu’ils n’ont pas dit ou en leur faisant dire, après vérification, ce qu’ils n’ont jamais écrit.

Mme CLAVEAU-ABADDIE a demandé si les Saintongeais se reconnaissaient d’un domaine linguistique. A l’unanimité, la délégation a répondu que le saintongeais est du domaine d’Oïl.

Il lui a été rappelé que le saintongeais, au même titre que le corse ou le breton est une couleur de France et non une couleur du Poitou. Mme CLAVEAU-ABBADIE, d’une excellente écoute, propose alors que dans la conversation, on remplace le mot « poitevin-saintongeais » par « Ziiip » en faisant glisser l’index sur les lèvres pour évoquer la fermeture éclair qui se ferme. Le mot « Ziiip », avec le sourire, a été adopté.

Mme CLAVEAU-ABADDIE a demandé si les Saintongeais se reconnaissaient d’un sous-domaine linguistique commun avec le poitevin. Toujours à  l’unanimité, la délégation a répondu que poitevin, saintongeais mais aussi vendéen sont des parlers cousins (non siamois) et qu’il n’y a jamais eu de main basse d’un groupe sur les autres, comme ce à quoi on assiste aujourd’hui. Occasion de préciser à la représentante de la région que le poitevin-saintongeais n’est défendu que par des Poitevins et aucun Saintongeais (ni Vendéens) – ce qu’elle dit avoir effectivement découvert. Il a été ajouté que le grave de cette invention est d’avoir fait monter un mouvement fort détestable de militants pour la suprématie d’un Poitou jacobin, à qui on a offert un territoire « Entre Loire et Gironde » et « une langue » (il a été omis d’ajouter le fameux drapeau à l’effigie d’un lion prédateur sorti d’on ne sait où dans les années 1990 que le Conseil régional Poitou-Charentes n’avait jamais acté et que l’on s’étonne de retrouver dans le logo de Nouvelle Aquitaine).

Un changement de nom de ce sous-domaine linguistique a été proposé par la déléguée régionale. Le mot « aguiainais » a été cité (mix récent entre les mots Aquitaine et Guyenne). La délégation n’a pas manifesté d’intérêt particulier pour ce mot dès lors qu’on lit déjà sur Internet : « Le poitevin-saintongeais (en aguiainais : poetevin-séntunjhaes), appelé aussi aguiain et aguiainais, est une langue d’oïl fortement marquée par le substrat occitan. Comme il fait transition entre l'occitan et les autres parlers d’oïl bien plus proches du français, certains auteurs décrivent le poitevin-saintongeais comme une langue franco-occitane, sur le modèle du francoprovençal. » (sic) (source : page Poitevin-saintongeais Wikipédia où les Saintongeais ne peuvent apporter aucune correction).

Le fonctionnaire de la région faisant référence à une langue unique pour identifier ce sous-domaine linguistique, la délégation a corrigé en évoquant le terme pluriel de « Parlers d’Oïl du Centre-Ouest » qui sera accepté par tous les locuteurs.

A plusieurs reprises, le représentant administratif de la région a opposé que « la langue française évolue bien, le poitevin-saintongeais est amené à évoluer également pour remplacer le saintongeais et le poitevin ». Ce à quoi il lui a été répondu qu’au contraire, le poitevin-saintongeais doit disparaître car « c’est un cancer » qui conduit à la destruction pure et simple des parlers que l’on dit vouloir défendre.

Le représentant administratif régional jugeant le propos violent à l’image de la violence que ressent la communauté saintongeaise qui se refuse à toute annexion, la délégation a rappelé que les Saintongeais sont bien au contraire une communauté calme et sereine, à l’image de la cagouille.

La délégation a précisé que si pour l’heure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter du devenir du saintongeais en pleine santé, bien vivant et productif en littérature, folklore, théâtre, locuteurs (conteurs et autres) avec un compte Facebook de près de 2000 membres, le poitevin-saintongeais a condamné l’existence même du poitevin qui n’a plus d’expression, les Poitevins-Saintongeais, obnubilés à créer une fausse langue, n’en transmettant plus la musique ni le vocabulaire et s’exprimant aujourd’hui en saintongeais croyant faire du poitevin.

La délégation a rappelé le farouche attachement des Saintongeais, non à l’intellectualisation universitaire des langues régionales, mais à la transmission de leurs ancêtres à leurs enfants. Elle en a appelé au respect de leur culture et de leurs auteurs tels Burgaud des Marets de Jarnac ou Raymond Doussinet, toujours occultés par les tenants du « Ziiip » car père de l’orthographe et de la grammaire saintongeaise et dont le remarquable travail sur la spécificité même du saintongeais et son enracinement ancestral balaie toute invention de poitevin-saintongeais.

La délégation a rappelé que le saintongeais est inscrit dans une continuité et que son existence ne peut être soumise aux aléas des jeux politiques ou des découpages administratifs, avec en toile de fond, les tractations budgétaires. Le poitevin-saintongeais a été généré par la création de Poitou-Charentes, mais cette région a disparu. Quant à le voir revenir dans une nouvelle région recomposée, la délégation a fait remarquer que nul ne peut aujourd’hui préjuger du devenir de Nouvelle Aquitaine.

La délégation a enfin indiqué que si la communauté saintongeaise devait encore subir cette agression qui heurte tant et nie son existence comme entité propre avec sa langue autonome, elle mettra en place avec les collectivités locales charentaises un Institut de la culture saintongeaise qui regroupera toutes ses forces vives et sera l’interlocuteur du Conseil régional, du Ministère de la Culture et des instances européennes.

Il a été ensuite remis à la déléguée régionale des Langues et Cultures régionales de Nouvelle-Aquitaine un dossier conséquent demandant à la nouvelle région :

- de respecter la spécificité ancestrale de la culture saintongeaise et de sa langue

- de supprimer toute référence au « poitevin-saintongeais » qui n’existe pas et va à l’encontre de toute politique de sauvegarde des parlers régionaux de la nouvelle région

- de mener une politique culturelle équitable à égale parité entre le saintongeais et le poitevin qui ne peuvent être confondus.

Ont été jointes au dossier les 562 signatures aux pétitions, assorties des nombreux commentaires sur ce qu’inspire le poitevin-saintongeais.

Après avoir évoqué l’Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 imposant le français dans les documents publics édictée par François 1er (roi saintongeais) et plaisanté sur le petit-fils de sa sœur Marguerite d’Angoulême, le béarnais Henri IV qui a beaucoup bourlingué dans les Charentes au temps de sa jeunesse quand il protestait pour récupérer un trône familial, Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE a indiqué qu’elle allait réfléchir à tout ce qui lui a été dit et tiendrait les Saintongeais informés.

La délégation, qui a enregistré que le saintongeais était absolument inconnu de nos élus régionaux, est bien consciente que pour Nouvelle Aquitaine, il est plus facile d’imposer un poitevin-saintongeais inventé en Poitou-Charentes que de tenir compte de ce qui existe vraiment dans le secteur géographique de Charente-Maritime, Charente et Nord Gironde. Aussi l’a t-elle informée que les Saintongeais sont disposés à participer à toutes réunions ou études sur le sujet pour apporter leur regard, leur expertise et leur expérience car la cohésion de Nouvelle Aquitaine ne pourra être effective que si sa politique linguistique est proposée et non imposée.

Que des Saintongeais se déplacent pour se faire entendre à Bordeaux est un fait tout à fait historique. La dernière fois remonte à la Révolution française, ce qui leur valut d’être baptisés par les Gascons : Les Ventres rouges, en raison de l’écharpe rouge qui entouraient leurs ventres.

Les Saintongeais de 2017 se sont félicités de leur « descente » à Bordeaux, de l’excellent accueil qui leur a été réservé et de la qualité d’écoute de Mme CHARLINE CLAVEAU-ABBADIE qui leur a consacré plus d’une heure trente.
Et tels qu’ils étaient venus, ils sont repartis dans l’état d’esprit qui les caractérise : la bonne humeur.

Conservatoire de Saintes : la scène aux élèves

Fort d’un apprentissage riche et diversifié, le Conservatoire municipal de Saintes permet également à ses élèves de s’essayer à la scène et de présenter le fruit de son travail en public. Les élèves auront plusieurs occasions d’ici la fin de l’année scolaire de franchir les feux de la rampe. 

 
Les Auditions à Portées Ouvertes permettent aux élèves de toutes les familles d’instrument de croiser leur talent au travers d’un programme musical éclectique. Après celui du 10 mai, un second rendez-vous est donné Espace Béatrix du Conservatoire, à l’Abbaye-aux-Dames :
- Mercredi 21 juin, à 18 h 30, à l’occasion de la Fête de la Musique
Autre temps plus formel pour les élèves : les certificats d’études seront aussi l’occasion de faire aboutir et valider une année de travail appliqué de leur instrument. Une carte blanche est donnée à cette occasion aux musiciens de fin de 3e cycle et perfectionnement, afin de faire découvrir leur univers musical et artistique.
Deux instruments sont à l’honneur avant l’été :
- Les flûtes, mercredi 24 mai, à 19 h, à l’Espace Béatrix

- Le piano, mercredi 7 juin, à 18 h 30, également Espace Béatrix
Enfin, les concerts Récréa sont l’occasion pour différentes familles d’instruments de finir l’année en beauté.
Pour la 3e année consécutive, les Récréacordes et l’Ensemble à Cordes Junior se retrouveront le jeudi 22 juin, à 18 h 30, dans la cour de l’Abbaye.
Les élèves de 1ère année de l’ensemble Récréavents présenteront à leur tour un programme de styles différents, alliant musique classique et contemporaine, lundi 26 juin à 18 h, dans la cours de récréation de l’école Jean-Jaurès.
L’ensemble de ces concerts est gratuit et ouvert à tous les publics.

Saint Palais sur Mer : La Maison des Douanes transformée en lieu culturel

En 2017, la Communauté d'Agglomération du Pays Royannais ouvre au public la Maison des Douanes, transformée en lieu culturel dédié aux arts et au patrimoine. Inauguration mardi 13 juin à 16 heures.

Un peu d'histoire : En 1729, le bureau des fermiers généraux est le premier bâtiment construit sur le rivage de Saint-Palais-sur-Mer. On retrouve son nom sur la carte de la Guyenne en 1766.

(crédit : Archives départementales de la Gironde, 1 Fi 222).

Moulin du Fâ : le jardin romain à l'honneur

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 JUIN 


Pour cette nouvelle édition des rendez-vous aux jardins, le jardin romain est mis à l’honneur et agrémenté de panneaux explicatifs présentant plusieurs plantes : la centaurée, le ricin, la coquelourde ou encore l’iris.
 Ces différents zooms permettent d’illustrer et d’établir un lien avec l’atelier "Cuisine, cosmétiques" présenté lors de ce week-end thématique.

AU PROGRAMME SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 JUIN :
■ Atelier "Cuisine et cosmétiques" de 16h à 17h30

Inspiré du jardin "À l’Antique" créé sur le site, cet atelier permet d’évoquer l’herboristerie romaine et de présenter des plantes dont les vertus sont encore reconnues et utilisées de nos jours. De la cuisine aux cosmétiques, il s’agit de présenter au public une image nouvelle des pratiques et d’infirmer de possibles idées reçues sur les usages gallo-romains. Les visiteurs sont ainsi invités à découvrir les aliments qu’utilisaient nos ancêtres sur le site, les modes de préparation et les usages. L’atelier peut s’achever par une présentation du jardin.

■ Visites guidées à 14 h 30 et à 16 h

Les visites guidées proposées tout au long de la saison, en complément du musée, sont également au programme de ce week-end spécial.

LES JOURNÉES NATIONALES  DE L’ARCHÉOLOGIE
 SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JUIN
 

■ Atelier "Vie quotidienne" de 14 h 30 à 16 h
 
Dans l’ambiance d’une échoppe romaine, le visiteur découvre les modes de fabrication, les matériaux utilisés et la signification sociale des objets : ustensiles, poteries, jeux... La vie quotidienne comme s’il y était ! Pour illustrer les propos de l’animateur, le public peut contempler des objets antiques fidèlement reconstitués, en lien avec ceux trouvés sur le site et parfois exposés dans le musée. Cette année, des objets inédits sont présentés lors de cet atelier.

■ Balade antique de 14 h 30 à 16 h (également programmée dimanche 25 juin aux mêmes horaires) Entre paysage et recherche archéologique, cette balade de 3kms permet aux visiteurs accompagnés d'un animateur, de découvrir la ville antique et son ampleur, aujourd’hui sous nos pas. Elle est idéale pour apercevoir, en dehors du parcours habituel, le secteur des entrepôts, de la "Grande Avenue", avant de se rapprocher du théâtre.
Réservation conseillée

■ Atelier de fouilles archéologiques de 14 h 30 à 16 h 30
Dans un espace reconstitué, petits et grands deviennent de véritables archéologues l’espace de deux heures. Après une présentation des outils et des techniques de travail, ils peuvent fouiller et découvrir de véritables traces de nos ancêtres.
 Retroussez vos manches, l’archéologie n’aura bientôt plus de secrets pour vous ! Sur réservation (places limitées à 27 personnes).
■ Atelier "Frappe de monnaie" de 16 h 30 à 17 h 30. 
Cet atelier présente l’histoire de la monnaie romaine et se poursuit par une démonstration de frappe.
■ Atelier "Cuisine et cosmétiques" de 16 h à 17 h 30

■ VISITES GUIDÉES

En complément du musée, les visites guidées permettent
 de découvrir le cœur de la ville antique, ses deux quartiers
emblématiques (thermes et sanctuaire) et comprendre
la vie quotidienne des Gallo-romains. Durant 1 h, le visiteur 
se retrouve immergé dans l'agglomération, à l'intérieur
 du sanctuaire, sur le temple circulaire ou encore 
dans les différentes salles des thermes. Grâce à l'animateur
 et aux illustrations, enrichies cette année d'objets 
présentés au cours de la visite, il est aisé de s'imaginer 
dans les paysages antiques qui seront présentés.
Aux jours d’ouverture du site à 14 h 30 et à 16 h - Visite guidée d'une heure - Inclus dans le tarif d’accès au site

■ EXPOSITION TEMPORAIRE : "LE MINI MONDE DES HABITATS"

Dans le cadre d’un projet de mise en valeur, cette exposition s’intéresse au secteur d’habitat situé entre les quartiers monumentaux des thermes et du sanctuaire déjà aménagés. Les vestiges de ce secteur, aujourd’hui protégés, ont fait l’objet de recherches archéologiques jusqu’en 2009. L’exposition, autour de panneaux et de plusieurs maquettes reproduisant fidèlement les bâtiments antiques découverts (latrines publiques, auberge, maison d’habitation) revient sur l’histoire de ce secteur et de ses activités
Aux horaires d’ouverture du site Accès libre - Inclus dans le tarif d’accès au site

■ UN OBJET, UNE HISTOIRE : LES VESTIGES LIVRENT LEURS SECRETS


Durant l’année, des objets inédits ou d’exception, trouvés lors de fouilles ou de prospections toujours en cours sur le site, sont présentés au public. Des fiches de visites mises à disposition dans les différentes salles permettent au visiteur d’apprendre et de comprendre l’utilité de certains objets tout en mettant en valeur le génie des sociétés antiques. Robinet, biberon, canalisations, décor et autres céramiques se livrent et racontent leur histoire.
Aux horaires d’ouverture du site Accès libre - Inclus dans le tarif d’accès au site

• TARIFS, RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS
MUSÉE ET SITE GALLO-ROMAINS DU FÂ
25, route du Fâ -17120 Barzan Tél:05 46 90 43 66 www.fa-barzan.com
Adulte : 5€ / Enfant (8-15ans) : 2,50€ / - de 8 ans : gratuit
 - Groupes (à partir de 15 pers.) : adulte : 3€ / enfant (8-15 ans) : 1,50€