lundi 20 novembre 2017

La période de l’Epuration à Jonzac en 1944/1945 : « listes de traîtres, femmes tondues, tortures dans les locaux de la Sagesse…

La période de l’Epuration, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, reste un sujet tabou. En choisissant d’éclairer ce moment particulier de la vie jonzacaise, James Pitaud a rempli deux missions d’historien : le devoir de mémoire et la communication de faits ignorés jusqu’alors. 
 
James Pitaud accueilli aux Archives de Jonzac
Il y avait salle comble jeudi dernier aux Archives de Jonzac. James Pitaud, ancien professeur et animateur du club histoire au collège, sourit : « on m’avait dit que le sujet n’était pas porteur. Le public présent preuve le contraire ! ». En effet, c’est la première fois que la période de l’Epuration est abordée officiellement. Avec des recommandations : pour accéder aux documents, le conférencier a obtenu une dérogation en s’engageant à ne pas porter atteinte à la réputation des familles. Dont acte.
Selon Charles de Gaulle, la France aurait compté 2% de collaborateurs et 2% de résistants durant la Seconde Guerre mondiale.

Jonzac libérée en septembre 1944

Photos d'archives : la libération de Jonzac en septembre 1944

Le 30 août 1944, après avoir libéré Barbezieux, les soldats de différents groupes composant la colonne « Soulé » apprennent que Jonzac est toujours défendue par les Allemands. Le 31 août, elle se met en position autour de la ville. La prise des carrières devient « l’objectif numéro un », mais devant Heurtebise se trouve un important réseau de barbelés et de mines. Quatre blockhaus armés de mitrailleuses en protègent les entrées. Le 1er septembre à 16 heures, le colonel Soulé propose une reddition pure et simple aux Allemands. Ils refusent. L’assaut est donné à 18 heures avec le renfort des résistants jonzacais placés sous l’autorité de l’adjudant de gendarmerie Georges Bernard. Un canon positionné par le « Groupe Pierre » sur les hauteurs du Cluzelet, à proximité du château d’eau, neutralise les nids de mitrailleuses qui interdisent l’entrée des carrières. Un groupe de « Corps Francs » du capitaine Murray y pénètre par la cheminée d’aération et prend l’ennemi à revers. Ce puits est toujours visible sur la route d’Ozillac à une centaine de mètres au-dessus de la résidence des Vignes.
Les soldats ennemis se rendent. Les résistants font 130 prisonniers dont 5 officiers. Parmi eux, se trouvent des « volontaires russes, géorgiens, ukrainiens » qui seront employés dès le lendemain au déminage du site. Le 3 septembre, une colonne allemande venue de Royan et forte de deux à trois cents hommes tente de reprendre Jonzac en arrivant par Archiac, Allas-Champagne et Meux. Des combats ont lieu vers la « Font de Pépignon » à proximité de l’ancienne gare de Champagnac. Les Allemands sont repoussés et repartent. Le résistant Henri Guillon est tué. Une stèle, souvenir de ces évènements tragiques, porte son nom.

Début septembre, Jonzac est donc définitivement libérée au prix de lourds sacrifices. Durant ces combats qui permettent la capture de 227 prisonniers allemands, on dénombre 16 victimes dans les rangs des FFI dont un jeune résistant espagnol Damaso Gomes venu se battre aux côtés des Français. Témoignage de l’histoire, l’actuelle avenue du Général de Gaulle s’appelait autrefois avenue du Maréchal Pétain.

Le marché noir et les bals clandestins pointés du doigt...
Dans la presse, une habitante d'Ozillac est remerciée pour avoir aidé des résistants
Après des années d’occupation allemande, l’histoire change de camp et l’entente devrait revenir peu à peu. Ce n’est malheureusement pas le cas : « le comité cantonal de la résistance excitait les tensions au lieu d’apaiser les âmes » dira le sous-préfet René Méon.  
« Le climat a été particulièrement tendu à Jonzac » précise James Pitaud qui en donne les raisons. En septembre 44, un comité de libération, qui a tous les pouvoirs, est créé : « Nous avons été 14 mois sans Etat ». C’est l’époque des règlements de compte, tantôt justifiés, tantôt à la tête du client avec pour perspective la Chambre civique, l’indignité nationale et la Cour de justice établie à Saintes.
A Jonzac, les nouveaux décideurs n’apprécient guère le RNP (Rassemblement National Populaire), proche de Pétain, qui compte 63 adhérents issus de tous les milieux. Ils en veulent aussi à LVF (Légion des volontaires français contre le bolchévisme), des Français s’étant engagés aux côtés des Allemands pour combattre les Russes. Tombés sur le front, ils ont laissé des orphelins recueillis au château de Nieul-le-Virouil par une association de charité, « Les amis de la LVF ». Les généreux donateurs seront poursuivis… Même ressentiment envers deux entrepreneurs qui, à leurs yeux, ont travaillé pour l’ennemi. A Jonzac, l’un a employé des jeunes gens qui seraient partis en Allemagne dans le cadre du STO. Parmi eux, Claude Gatineau (il sera exécuté par les Allemands pour avoir aidé Pierre Ruibet à faire exploser les carrières).

Nelson Fumeau parle des "Boches"...
René Gautret devient maire de Jonzac. Il le restera après la guerre.
James Pitaud fait ressurgir le poids du vécu. Les dénonciations, comme celle de Léopold Dussaigne, mort en déportation, ont frappé les esprits. Son agent de liaison est Nelson Fumeau dont le P.C se trouvait dans le marais de Saint-Bonnet. Il veut que justice soit rendue en mémoire de ces hommes lâchement livrés aux camps de concentration. Pour James Pitaud, Nelson Fumeau est « un prédicateur de la patrie » avec un mot à la bouche, « le châtiment ».

Comité de libération : établir des listes de traîtres et de suspects

Une fois les Allemands partis de Jonzac, le comité de libération dresse des listes et fait procéder à des arrestations. Les maquisards sortent de leur cachette. Avec des attitudes plus ou moins discutables. Les vrais d’un côté, les opportunistes de l’autre qui profitent de la situation. Ainsi, ils rackettent la région, volant ici un veau de 103 kg, là une voiture et des pneus, sans compter des interventions qui effraient les habitants (certains n’hésitent pas à porter plainte). « Ils ont une réputation mitigée. Les uns sont issus du cru, les autres viennent des Pyrénées. Si certains sont organisés, d’autres agissent selon leur bon vouloir » remarque James Pitaud. Ici, nous aurions eu à subir le maquis de la Bruyère, établi à Souméras et commandé par un dénommé Gendron.

Bref, Jonzac nomme un sous-préfet, René Méon et la presse « Le Courrier de Jonzac » est prudente : d’une part, elle encourage l’entente entre Français et Allemands ; d’autre part, elle pressent un souffle nouveau. On appelle ça le juste milieu ! Ce journal sera temporairement interdit pour laisser place au « Démocrate » entièrement dévoué à la cause de la libération.
Au travers de différents articles, James Pitaud évoque les conditions de vie. On demande aux commerces de ne pas vendre aux Bordelais venant s’approvisionner en Saintonge dans le cadre du marché noir (changement des horaires d’ouverture des magasins, personnes appréhendées avec des victuailles aux gares de Jonzac, Tugéras, Fontaines d’Ozillac) ; aux rouets de filer intensivement la laine et on délivre des bons de carbure.

Le Courrier de Jonzac est prudent dans ses publications
Le comité de libération se réunit pour la première fois le 13 septembre 1944. Le maire d’alors est René Gautret, le précédent conseil composé de Radicaux ayant été dissous. Le comité se compose de M. Pagès, président, M. Pelletan, vice-président, Mme Dussaigne, secrétaire, MM. Seguin, Hertzog, Grelety, etc. Leur tâche est d’établir des listes de traîtres et de suspects. Un comité d’épuration voit le jour le 22 septembre avec, entre autres, MM. Dubois, Baffou, Fumeau, Mouche, Mme Dussaigne. Il est censé fournir des renseignements au comité de libération. On imagine facilement le climat qui règne en ville.
En ligne de mire, ceux qui sont soupçonnés d’intelligence avec l’ennemi, autrement dit les collaborateurs, sans oublier les donateurs aux orphelins de la LVF, les membres du RNP, la Croix-Rouge locale, les personnes qui s’adonnent au marché noir et les femmes ayant eu des relations avec l’occupant. Lesquelles doivent être tondues en dehors de la scène publique. Ce ne sera pas le cas puisque les maquisards se mettront à l’œuvre devant la foule pour accomplir cette horrible besogne. Apparemment, ils se seraient montrés plus cléments pour les femmes de la « bonne société » que pour les filles du peuple…

Femmes tondues. Sans commentaires...

Jonzac traverse des heures sombres. Pour preuve, le comité de libération est lui-même troublé par l’arrivée inopinée de maquisards lors d’une réunion. La raison de leur intrusion ? Ils estiment que certains membres du comité sont douteux : qu’ont-ils fait pour la résistance et contre le pétainisme ? En réalité, ils recherchent un certain Lefèvre qui a été écarté de cette instance. Le comité est choqué par l’attitude des intervenants (La Bruyère vraisemblablement) armés jusqu’aux dents. Des hommes munis de fusils entourent le château de Jonzac ! Sympa, l’ambiance…

Quelques mois plus tard, pour grossir les listes, appel est carrément fait à la délation. Des prisonniers sont torturés dans les locaux de la Sagesse, actuels bâtiments de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge : « aujourd’hui, on sait qu’un ancien milicien, le lieutenant Gaby, y a pratiqué le supplice de la baignoire ». Dans Jonzac, les maisons d’un entrepreneur et d’un juriste sont totalement pillées.

Un nombreux public

 Vient alors la publication des listes

Arrive le moment le plus délicat pour ceux qui ont quelque chose à se reprocher… ou sont victimes de jalousie, voire de représailles personnelles. La liste dressée par le comité est publiée une première fois dans le journal (Le Démocrate et Libération en Aunis et Saintonge), puis une seconde fois avec le nom des avocats mentionnés et enfin une troisième quand les jugements sont rendus. Une triple peine médiatique.
La personne frappée d’indignité nationale est privée de ses droits civiques : un véritable dégradation pour l’individu. A Saint-Thomas de Conac, une femme ayant dénoncé à la Gestapo six jeunes gens (dont l’un des survivants était M. Sermot) est condamnée à la peine de mort. A Saintes, l’ex-maire voit sa peine commuée en celle des travaux forcés à perpétuité. « Je comprends le ressentiment des hommes et des femmes qui ont vu leurs proches déportés, fusillés. A ma connaissance, il n’y a pas eu à Jonzac de collaborateurs ayant trahi des résistants. Les soupçons portaient surtout sur ceux qui parlaient allemand couramment. Parmi eux, un jeune galopin qui faisait peur à son entourage. Le comité a réussi à le faire condamner, mais il a été acquitté en appel. Cette décision a entraîné une manifestation place du château en mars 1945 pour mécontentement » remarque le conférencier.

Les personnes arrêtées par le comité d'épuration sont citées dans la presse
Une personne conteste appartenir au RNP. 
Le comité de libération l'admet, toujours dans le journal
Condamnations de la Chambre civique
Les donateurs aux orphelins de la LVF sont eux aussi mentionnés publiquement
Charles de Gaulle finit par mettre fin aux comités de libération en raison de leurs excès. Remerciés, ils sont furieux. Pour revenir à une vie normale entre citoyens, il n’avait pas d’autre choix.
De ces mois agités, on retiendra surtout deux procès dont celui de la Croix Rouge locale qui envoyait des colis aux prisonniers. Accusée de s’être servie au passage, elle est condamnée en correctionnel. S’y ajoute l’affaire de l’ancien sous-préfet Méon, viré parce qu’il n’était pas assez vindicatif dans la recherche des traîtres. Il parvient à prouver qu’un de ses détracteurs s’est livré au marché noir. L’affaire ne s’arrête pas là. Ancien de la Marine, il est nommé directeur du port de Saint-Nazaire. Cette nomination ne plait pas à Nelson Fumeau qui saisit le député. On ignore la fin du différend !
Les poursuites pour enrichissement personnel sont lourdes : fortes amendes assorties de la confiscation des biens (là encore avec publication dans le journal !).
La plupart des justiciables font appel et certains sont acquittés. Parmi eux, l’entrepreneur qui deviendra maire de Jonzac après avoir été malmené parce que trop proche des Allemands. Ces derniers lui servaient de couverture pour sauver des jeunes du Service du Travail obligatoire. Il était alors exécuté aux carrières d’Heurtebise de Jonzac, c’est-à-dire sur place, sans avoir à s’exiler outre Rhin…

Lettre du président du comité de libération, M. Pagès au sujet de René Méon. Le torchon brûle...
Travaux forcés à perpétuité pour un ancien élu saintais
Enfin une bonne nouvelle, le droit de vote des femmes !
Remercions James Pitaud pour cette conférence détaillée et de qualité suivie avec attention par le public.

dimanche 19 novembre 2017

Marcillac en deuil : l’autopsie pratiquée lundi déterminera les causes de la mort de Christelle Brauer retrouvée dans les bois de Jussas

La commune de Marcillac, en Gironde, connaît une tragédie. Emoi tout d’abord quand une mère de famille de 41 ans, Christelle Brauer, n’a pas regagné son domicile lundi soir. Vives inquiétudes ensuite quand son véhicule a été localisé dans un pare-feu à Jussas, sur la route de Montlieu, et consternation quand son corps a été retrouvé vendredi après d’importantes recherches. L’autopsie, qui sera pratiquée lundi à Poitiers, déterminera les causes exactes de son décès.

C'est dans les bois de Jussas, au lieudit La Croisée, que le corps de Christelle Brauer a été retrouvé vendredi dernier
Depuis lundi dernier, la famille Brauer, traiteur à Marcillac, vit un véritable cauchemar.
Les faits. Christelle, épouse de Stéphane Brauer, mère de deux enfants, quitte la mairie de Marcillac lundi dernier vers 14 h. N’étant pas rentrée à son domicile en soirée, sa famille commence à s’inquiéter. Elle ignore alors qu’elle sera retrouvée morte dans les bois de Jussas. Choqué, le maire Philippe Labrieux se souvient : « L’aîné des enfants a été surpris de ne pas voir sa mère l’attendre au bus comme à l’habitude. Son père a été averti. Dans un premier temps, il pensait que Christelle était encore à la bibliothèque, mais elle est demeurée introuvable. Il m'a appelé. Nous avons regardé s’il n’y avait pas eu d’accident, contacté les hôpitaux et bien sûr prévenu les gendarmes de Saint-Ciers. Nous avons également effectué des recherches. En vain ». Une enquête pour disparition inquiétante est lancée.
Deux jours plus tard, mercredi après-midi, le véhicule de Christelle est découvert abandonné dans un pare-feu au lieudit La Croisée, commune de Jussas (près Montendre). C’est un habitant qui a donné l’alerte : « le matin, il avait remarqué ce véhicule et comme le soir, il y était encore, il a préféré alerter les autorités » souligne Jean-François Coué, maire de Jussas. D’importantes forces de gendarmerie (Gironde et Charente-Maritime) sont alors déployées sur le terrain. Jeudi, des gendarmes - dont l’escadron mobile de Rochefort - quadrillent les environs de Jussas, aidés par deux équipes cynophiles et un hélicoptère survolant l’important massif forestier. Le lendemain, ils sont encore plus nombreux. Le corps de la jeune femme est finalement retrouvé vendredi dans un fourré, non loin de l’endroit où était stationnée sa voiture.

L’enquête a été confiée à la section de recherches de Bordeaux et une autopsie a été demandée pour déterminer s’il s’agit d’un acte criminel ou d’un suicide. Pour l’instant, la discrétion sur cette affaire est de mise. Toutefois, il semble qu’aucune arme n’ait été utilisée. Par contre, la présence de boites de médicaments aurait été signalée. On en saura plus dans les jours qui viennent.

A Marcillac, c’est la consternation


« Conseillère municipale, Christelle s‘occupait parfaitement de la bibliothèque. Elle était de bons services, souriante et semblait bien dans sa peau. Toutes les personnes que la gendarmerie a auditionnées sont unanimes sur ce point. Pour nous, il est inconcevable qu’elle ait mis fin à ses jours. Sa famille pense la même chose d’autant qu’elle est partie sans son téléphone portable et ses papiers d’identité et qu’elle n’a laissé aucun mot qui aurait pu expliquer un geste fatal. C’était une maman qui adorait ses enfants. Il est vrai qu’elle a eu quelques soucis de santé, mais depuis sa cure thermale, elle allait bien et elle aimait faire de la marche. Cette affaire n’est vraiment pas cohérente » explique Philippe Labrieux qui poursuit : « Si c‘est un acte criminel, c’est horrible. Si c’est un suicide, c’est incompréhensible puisque son attitude ne permettait pas de déceler une grave souffrance. Quel que soit le résultat de la médecine légale, nous sommes bouleversés et je comprends ce que peut endurer la famille Brauer ». 

La mairie de Marcillac a été fermée au public et les drapeaux ont été mis en berne. « L’animation de la bibliothèque la passionnait. Je lui avais demandé de rejoindre ma liste aux élections municipales de 2014 après avoir remarqué la qualité et la pertinence de ses questions lors d’une réunion de parents d’élèves. Elle avait accepté et donnait beaucoup de son temps à la collectivité. A 41 ans, elle incarnait la relève. C’était une belle personne. Comme imaginer une issue aussi tragique ? » s’interroge le premier magistrat. Cette grande tristesse est partagée par l’ensemble de la population.

samedi 18 novembre 2017

Manifestations à Mortagne, Chenac, Floirac, Boutenac et Brie


• DIMANCHE 12 NOVEMBRE
Exposition, démonstrations et vente de loisirs créatifs confectionnés par les membres de l’association « Forme et Loisirs » à la salle des fêtes.
Renseignements : 05 46 94 18 87 (HR) / 05 46 94 12 43 (HR) 


SORTIE EXCEPTIONNELLE A L’ERMITAGE SAINT MARTIAL
JEUDI 16 NOVEMBRE 2017
Sortie exceptionnelle complète à l'ermitage Saint Martial, suivie d'un repas au restaurant. Le site est un ancien ermitage devenu monastère entièrement taillé dans la falaise et en partie monolithe. Il jouit d’'un très beau panorama sur l'estuaire et nous fait voyager dans le temps. Escalier taillé dans la falaise, chapelle ...
Départ de la visite 10h00 devant l'ermitage suivi d’un repas convivial ; au menu : Buffet hors d’œuvre à volonté, poisson ou viande, fromage ou dessert, vin, café ... le tout dans une bonne ambiance pour 19.50 €uros (9.50 € pour les enfants de moins de 12 ans) à régler devant la grille de l’'ermitage avant la visite.
Contact : 07 82 59 63 78 Sur réservation uniquement ! 


RÉSERVATION DE COURONNES DE NOËL
Réservation de couronnes de Noël au profit du Téléthon avant le 15 novembre 2017 auprès de l'office de tourisme de Mortagne-sur-Gironde (05 46 08 17 66), que vous pourrez venir choisir le 2 décembre, place du stade.

DEPOT DE VÊTEMENTS POUR LA BOURSE DU 25/11
Merci de bien vouloir déposer vos vêtements à la Mairie de Mortagne ; la bourse aux vêtements dans le cadre du téléthon se tiendra le samedi 25 novembre

• VENDREDI 17 NOVEMBRE
LOTO organisé par l’association des Boute-en-train de l’estuaire à la salle municipale. Ouverture des portes : 19h15 – Début loto : 20h30
Renseignements : 06 82 53 17 58


• DIMANCHE 19 NOVEMBRE
Repas dansant animé par Jeff à la salle polyvalente de Brie sous Mortagne à 12h30.
23 € adulte et 11,50 € enfants jusqu’à 12 ans.
Renseignements et réservation : 05 46 94 12 36 


SORTIE NATURE : à la découverte des oiseaux du marais
RDV 9h15 à l’écluse au port - Départ 9h30 pour 2h de balade avec un ornithologue amateur 2 € par personne (à régler directement au guide)
Renseignements : Office de tourisme au 05 46 90 52 90 

BOURSE AUX VETEMENTS dans le cadre du Téléthon
 • SAMEDI 25 NOVEMBRE
Toute la journée à l’ancien cinéma.
Renseignements : Office de tourisme au 05 46 90 52 90 


SCENE OUVERTE
• MARDI 28 NOVEMBRE 2017 de 18h à 20h
Salle du presbytère (près de l’église)
SCENE OUVERTE à tous organisée par les associations Au fil des Autres et Estu’arts
salle du Presbytère (près de l’église)
Vous venez avec ce que vous avez envie de présenter : une chanson, un morceau de musique (piano sur place), un texte, une histoire, un poème ou vous venez juste pour écouter.
Chacun donne ce qu’il veut pour le Téléthon. 

  
• VENDREDI 8 ET SAMEDI 9 DECEMBRE : TELETHON
Programme à venir
 
ERMITAGE SAINT MARTIAL
• DIMANCHE 3 DÉCEMBRE
“Matinées découvertes“, tous les premiers dimanches du mois, visite approfondie, départ 10h jusqu’à 14h30. Apportez votre repas, libre participation, sur inscription uniquement au 07 82 59 63 78. Renseignements : 07 82 59 63 78

• SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 DÉCEMBRE
Marché de Noël organisé par le Club des Aînées Ruraux dans la salle des fêtes de Chenac les après-midis de samedi et dimanche.
Emplacements gratuits.
Réservation et informations au 07 81 16 96 70 


MARCHE DE LA CAGOUILLE DE NOËL
• DIMANCHE 3 DECEMBRE de 9h à 18h place du stade
Ce Marché de Noël rappelle une tradition locale très ancienne qui faisait croire que pour avoir de l’argent toute l’année, on devait manger des cagouilles à Noël, mais que si l’on voulait encore devenir plus riche il était nécessaire d’en avaler une, crue, pendant la messe de minuit !
Comme chaque année, ce marché devrait remporter un vif succès. Déjà de nombreux exposants se sont fait inscrire pour cette 13
ème édition.
Tout l’après-midi, présence du Père Noël avec des promenades en calèche.
Buvette et restauration rapide sur place.
2 € le ml (la totalité sera reversée au téléthon)
Les exposants souhaitant être présents à cette manifestation doivent prendre contact avec l’office de tourisme au +33(0)5 46 90 52 90 / mortagne@royanatlantique.fr

• SAMEDI 16 DÉCEMBRE
Goûter de Noël organisé par le Club des Aînés Ruraux à la salle des fêtes de Chenac Présence de musiciens
Tarif adhérent : 5 € - Non adhérent : 7 €
Informations au 07 81 16 96 70


SORTIE EXCEPTIONNELLE A L’ERMITAGE SAINT MARTIAL
JEUDI 28 DÉCEMBRE 2017
Sortie exceptionnelle complète à l'ermitage Saint Martial, suivie d'un repas au restaurant. Le site est un ancien ermitage devenu monastère entièrement taillé dans la falaise et en partie monolithe. Il jouit d’'un très beau panorama sur l'estuaire et nous fait voyager dans le temps. Escalier taillé dans la falaise, chapelle ...
Départ de la visite 10h00 devant l'ermitage suivi d’un repas convivial ; au menu : Buffet hors d’œuvre à volonté, poisson ou viande, fromage ou dessert, vin, café ... le tout dans une bonne ambiance pour 19.50 €uros (9.50 € pour les enfants de moins de 12 ans) à régler devant la grille de l’'ermitage avant la visite.
Contact : 07 82 59 63 78


• DIMANCHE 31 DÉCEMBRE
Réveillon de la St Sylvestre animé par Jeff à la salle polyvalente de Brie sous Mortagne à partir de 20h. Tarif : 55 €. Renseignements et réservation : 05 46 94 12 36

Jonzac et Montambœuf : sauterelles et soucoupe volante !

Ces deux coupures, retrouvées par l'historien James Pitaud dans la presse jonzacaise du milieu du XXe siècle, sont étonnantes. D'une part, la région de Jonzac semble avoir été victime d'une invasion de sauterelles et d'autre part, en Charente, une soucoupe volante aurait été aperçue dans le ciel...

Des sauterelles, fléau pour les agriculteurs
Vous noterez que l'équilibre mental des témoins n'est pas remis en cause !

Samedi 25 novembre, Journée sans crédit. Les associations de défense du consommateur tirent la sonnette d'alarme

Samedi 25  novembre 2017, « Journée sans crédit », les associations de défense des consommateurs de Charente Maritime, adhérentes au Centre Technique Régional de la Consommation de Poitou-Charentes, mettent en garde les consommateurs sur le thème : « Carte Bancaire : objet pouvant nuire gravement à votre avenir et celui de vos proches »
Pour la sixième année, les associations de défense des consommateurs, adhérentes au Centre Technique régional de la consommation de  Poitou-Charentes, font écho à la « Plateforme de la journée sans crédit »  belge, le dernier samedi de novembre. En 2017, elles alertent les consommateurs sur le danger que représente l’utilisation sans réserve des Cartes Bancaires, sans un suivi rigoureux du budget familial.

Ce danger est motivé par le nombre de consommateurs reçus dans nos permanences pour des dossiers de surendettement. Cette mise en garde commence à l’occasion de la « Journée sans crédit », temps fort commun à toutes les associations de consommateurs, mais ne se limite pas à une action ponctuelle. Elle s’inscrit dans  une mission permanente d’information du consommateur, de prévention, pour que chaque citoyen prenne conscience du niveau de réflexion que représente l’engagement dans un acte de consommation. Des tracts intitulés « Carte Bancaire : objet pouvant nuire gravement à votre avenir et celui de vos proches » vont être distribués par chaque association dans toute la région Poitou-Charentes.

Pour la Charente Maritime, les associations adhérentes au CTRC  se tiennent à votre disposition dans leurs permanences, vous pouvez les contacter.

• AACC : www.aacc-coop.asso.fr
Tél : 05 46 97 41 35

• INDECOSA CGT : indecosacgt17@wanadoo.fr
Tél : 06 21 51 07 43

• CLCV : Consommation Logement Cadre de Vie : clcvsaintes17@club-internet.fr
Tel : 05 46 93 16 37


Bassines : les élus régionaux écologistes disent non !

Communiqué d'Europe Ecologie les Verts

« Le projet de construction de 19 bassines sur le bassin de la Sèvre niortaise ne doit pas se faire.


Ce projet est le premier d'une longue série sur les bassins versants de Poitou-Charentes. Quelque 200 retenues au total sont en effet prévues dans les quatre départements, représentant un volume de 50 millions de m3.

Ces ouvrages, qui coûteraient au minimum 30 M€ à la Région, ne répondent pas aux enjeux actuels.
    •    Ils sont une confiscation du bien commun qu'est l'eau au seul bénéfice d'une minorité
    •    Ils entraînent l'aggravation du dérèglement climatique par des pratiques agricoles dépassées, ainsi que la perte irréversible de la biodiversité et des espèces fragiles et patrimoniales
    •    Ils organisent le gaspillage de l'argent public pour quelques-uns au détriment de projets durables pour le plus grand nombre
Dans l’avis défavorable déposé à l’enquête publique, les élus EELV avaient demandé en conclusion que l’État observe un moratoire sur ce projet, le temps que le conseil régional définisse sa nouvelle politique de l’eau, après concertation avec tous les acteurs et en tenant compte des observations des scientifiques sur les conséquences du dérèglement climatique. L’État n’en a pas tenu compte.

La gouvernance de l'ensemble du projet pose problème et le citoyen n'est pas écouté : l’enquête publique recueille 65% d'avis défavorables, mais le commissaire enquêteur rend un avis favorable ; l’agence régionale de santé émet un avis défavorable au CODERST mais les préfets signent l’autorisation …

Il y a beaucoup de précipitation autour de ce projet alors même que la Région n'a pas encore délibéré sur sa politique de l'eau.

Nous demandons aujourd’hui :

    •    le respect strict du plan de développement rural Poitou-Charentes adopté en 2014, qui exclut tout financement pour les bassines par des fonds européens
    •    un budget régional reporté sur la transition de l’agriculture vers des pratiques économes en eau et respectueuses de l’environnement.
Il est temps que les décisions politiques et l’argent public pèsent pour réorienter l’agriculture, et non pour faire perdurer un modèle agricole en crise structurelle. Les discussions de la COP23, l’alerte des 15000 scientifiques sur l’urgence climatique… tout nous incite à le faire très vite.

Nous étions à Amuré samedi dernier pour manifester. Nous resterons mobilisés aux côtés du collectif rassemblant citoyens et associatifs jusqu’au retrait du projet ».

Nicolas Gamache, élu EELV des Deux-Sèvres

Katia Bourdin, élue EELV de Charente-Maritime
Stéphane Trifiletti, élu EELV de Charente-Maritime
Françoise Coutant, élue EELV de Charente

Léonore Moncond'huy, élue EELV de la Vienne

Thierry Perreau, élu EELV de la Vienne



Jonzac : Les duettistes Bernard Chabineau et Philippe Dernet exposent au cloître des Carmes

Jusqu'au 26 novembre, le cloître des Carmes de Jonzac accueille les œuvres de deux peintres de la région, Bernard Chabineau et Philippe Dernet dit Philem (Réaux et Clion). Des univers différents et attachants...


Bernard Chabineau, cuisinier au lycée de Jonzac, a un jardin secret : il peint. « Autodidacte, je dessine depuis l'enfance jusqu'au jour ou j'ai rencontré la toile et l'huile. J'ai toujours peint en fonction de mon inspiration du moment et j'ai pu développer ma technique grâce à des cours. Admirateur de Dali, je m'en suis détaché et suis devenu suffisamment éclectique pour créer des œuvres plus abstraites, contemporaines et personnelles. Je suis membre de l'association la Barbouille de Jonzac après Cognac et les artistes des Clayes-sous-Bois. Jonzacais d'origine, j'expose dans des lieux culturels et offices du tourisme depuis de nombreuses années. J'aime partager mes créations ». explique-t-il. Ses peintures sont des fenêtres sur l'évasion et le voyage.

Le marché de Jonzac peint Bernard Chabineau

Evasion à travers la peinture
Demeurant à Réaux où ses parents étaient boulangers, Philippe Dernet possède la fameuse recette de la galette charentaise. Mais son monde ne s’arrête pas à ce dessert renommé en Charente-Maritime. Il immortalise le monde tel qu'il le conçoit, souvent avec abstraction en utilisant des formes géométriques ou de savantes combinaisons faisant surgir des visages et des expressions. Il privilégie la couleur qui fait danser la vie et sourire les visages !

Philippe Dernet réenchante le monde !


• Exposition au cloître des Carmes de Jonzac tous les jours de 14 h 30 à 18 h 30, entrée libre. Renseignements (office de tourisme) : 05 46 48 49 29

Présent à cette soirée, l'ami peintre Didier Delannoy
Ainsi que Kristof et M. Bougeois !
La signature du livre d'or

vendredi 17 novembre 2017

Le bon usage des antibiotiques, une question de santé publique prioritaire

Nous avons tous entendu ce slogan « Les antibiotiques, c’est pas automatique ! ». Derrière celui-ci, se cache un véritable enjeu de santé publique : l’antibiorésistance. 


En effet, l’augmentation régulière de la consommation des antibiotiques et du nombre de bactéries multi-résistantes (BMR) constitue une menace sanitaire croissante et représente l’une des grandes priorités de santé. Chaque année, en France, 150 000 personnes sont infectées par une bactérie résistante et plus de 12 500 décès sont imputables à ces infections.
Face à l’urgence de trouver de nouvelles thérapies, de préserver les antibiotiques existants et de limiter la progression des résistances, de nombreux pays ont lancé des plans ambitieux. Au niveau européen, la France qui est un des plus gros consommateurs d’antibiotiques avec une consommation supérieure d’environ 30% à la moyenne européenne a déployé plusieurs plans d’actions pour diminuer cette consommation jusqu’à rejoindre la moyenne européenne dans les 5 ans. Cette situation justifie l’intensification des messages d’information vers les professionnels de santé et aussi vers le grand public afin de renforcer la prévention et la maîtrise de l’antibiorésistance.
Pour cela, les antibiotiques doivent être prescrits à bon escient, ce qui n’est pas forcément toujours le cas. Des actions de sensibilisation sont mises en place à l’échelle européenne et mondiale pour alerter sur cette problématique :
- Le 18 Novembre 2017 est la journée européenne d’information sur les antibiotiques,
- Et la semaine jusqu'au 19 novembre 2017 est consacrée à cette thématique par l’Organisation Mondiale de la Santé.

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/la-maitrise-de-lantibioresistance-une-priorite-de-sante-publique

La Nouvelle-Aquitaine accueillera la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023

« Terre de rugby », la Nouvelle-Aquitaine est fière d'accueillir la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023.


 Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, se félicite de l'organisation par la France de la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023 et de l'accueil en Nouvelle-Aquitaine, « terre de rugby », de plusieurs matchs de haut niveau qui vont mettre « les valeurs de l'ovalie au premier rang de l'animation et l'attractivité de notre région ». Un événement d'envergure internationale auquel participeront Bordeaux en Nouvelle-Aquitaine et Toulouse en Occitanie Midi-Pyrénées qui « permettra à un public nombreux de découvrir les milles et une richesses patrimoniales, culturelles, gastronomiques ou touristiques de nos territoires et terroirs ». Une condition de la réussite et des meilleures retombées de cet événement sera de disposer des meilleures conditions de mobilité avec « des infrastructures de transport adaptées ». La réalisation des Grands Projets ferroviaires du Sud Ouest (GPSO) prennent ainsi tout leur sens, tout comme « CDG Express » et les lignes du Grand Paris seront indispensables au succès des JO de Paris 2024 !

Saintes : Fils et petit-fils de cheminot, le maire Jean-Philippe Machon soutient le personnel du Technicentre

En ouverture du conseil municipal qui s’est tenu mercredi, le maire Jean-Philippe Machon a donné la parole à un représentant du personnel du Technicentre, menacé par la perte de 135 emplois. Une nouvelle épreuve à la fois pour les familles et pour Saintes qui a déjà "encaissé" le départ du siège du Crédit Agricole et la fin de Saintronic. « La fermeture du site serait compensée par des créations d'emplois non cheminots. Le conseil municipal ainsi que les parlementaires sont sensibles à cette situation. Je suis moi-même fils et petit-fils de cheminot. Nous veillerons à ce que la SNCF tienne ses engagements » souligna Jean-Philippe Machon. 
Par ailleurs, à la demande du sénateur Daniel Laurent, une grande mobilisation aura lieu le 9 décembre de 11 h à 13 h à la gare de Pons pour le renforcement de la ligne Saintes/Bordeaux. « Mettre Saintes à une heure de Bordeaux, c'est permettre à des personnes de pouvoir travailler dans la capitale girondine tout en continuant à habiter à Saintes » ajouta le maire avant de donner la parole à l'Union locale CGT que préside Agathe Morin :

Le conseil municipal réuni mercredi soir
Se battre pour le Technicentre
« Depuis que Guillaume Pepy a annoncé son projet de supprimer 135 emplois sur le site de Saintes du Technicentre Charente-Périgord, la mobilisation s’organise pour le retrait de ce plan.
Une pétition intersyndicale a recueilli près de 2 000 signatures, dont celles de maires et conseillers municipaux de communes de la Communauté d’agglomération de Saintes.
Des délibérations ont été adoptées par plusieurs conseils municipaux, adressées au Ministère des Transports, au Président de la SNCF Guillaume Pepy, qui indiquent, en substance :
Considérant que l’arrêt de la maintenance industrielle du matériel roulant sur le site de Saintes, raison d’être de cet établissement, lui porterait un coup fatal,
Considérant que le projet de la direction SNCF n’est pas une « reconversion » mais un véritable démantèlement du Technicentre,
Considérant le sort promis à 95 familles qui devraient aller travailler ailleurs, loin de Saintes pour la plupart, les difficultés que cela entraînerait pour elles,
Considérant la situation économique fortement dégradée du bassin d’emploi de la CDA de Saintes et alentour, en raison de la fermeture des usines Saintronic, Brossard, Wesper, Futurlift, du départ du siège du Crédit agricole de Saintes qui ont fait disparaître près de 900 emplois en quelques années,
Considérant que la suppression de 135 emplois directs entraînerait la perte de nombreux emplois induits (entreprises extérieures travaillant pour la SNCF, sous-traitance),
Considérant les graves conséquences pour les communes, les écoles, l’immobilier que ces suppressions d’emplois génèreraient,
Considérant la nécessité de développer les activités ferroviaires pour répondre aux besoins de la population, garantir la sécurité et améliorer le confort des usagers,
Considérant les propositions, faites par les organisations syndicales, par exemple la rénovation à Saintes de rames régionales pour en prolonger la durée de vie, au lieu de les mettre à la casse prématurément,
Nous vous demandons de retirer immédiatement le projet de suppressions d’emplois au Technicentre de Saintes ; de maintenir tous les emplois et de doter en charges de travail le Technicentre pour la poursuite de la maintenance industrielle du matériel roulant.

Lors de la réunion en mairie de Saintes du vendredi 13 octobre, la Direction SNCF a remis un seul document aux participants : un avant-projet de création d'un centre de démantèlement de matériel ferroviaire roulant hors d’usage. Or, l'espace occupé par ces installations empêcherait la poursuite de toute maintenance industrielle de matériel roulant. Ces aménagements rendraient donc impossible la rénovation de rames régionales voyageur (X72500 et X73500), projet porté par les organisations syndicales, que le Président de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, le 29 septembre à La Rochelle s'était pourtant engagé à faire étudier ! Tout porte à croire que la Direction SNCF n’entend guère honorer ses engagements de compenser la perte d’emplois existants par de nouvelles créations d’emplois.
D’autre part, dans une perspective de développement du transport ferroviaire, les activités de maintenance industrielle peuvent et doivent être poursuivies au sein du Technicentre. La Direction de la SNCF le disait d’ailleurs elle-même, lors des journées « Portes ouvertes » en 2013, où elle vantait les atouts de cet établissement : « Nous devons nous adapter pour assurer la maintenance des nouveaux matériels qui vont arriver ». Nous y voici. La SNCF doit honorer ses engagements. Les installations et équipements le permettent. Ce serait un énorme gâchis que d’abandonner cette activité.
Telles sont les raisons pour lesquelles nous demandons au conseil municipal de Saintes de voter une délibération pour demander que le projet de la Direction SNCF soit stoppé ». Ce qui a été fait par les élus.

Le public présent au conseil municipal
• Le lendemain, une grande manifestation avait lieu contre les réformes libérales d’Emmanuel Macron.
Plus de 300 personnes ont répondu à l’appel des syndicats devant le Palais de justice. 

Communiqué de la CGT : « Les attaques contre les fonctions publiques sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus fortes notamment chez les hospitaliers comme nous l’a expliqué notre camarade mais aussi chez les territoriaux. Nous subissons des attaques nationales tel que le PPCR en ce moment, le RIFSEEP demain et bien d’autres encore que le gouvernement ne tardera pas à nous pondre pour détruire le service public. Et oui, nous fonctionnaires, nous sommes une espèce en voie de disparition et la raison est simple : nous ne rapportons rien ! Pire nous coûtons bien trop cher pour assurer un service public de qualité. Et maintenant, de façon décomplexée les politiciens annoncent jusqu’à 500 000 suppressions de poste chez les fainéants de fonctionnaires pendant qu’ils font travailler leur petite famille avec notre argent !
Les attaques que nous subissons ne sont pas que nationales : à la ville de Saintes, le maire vient d’annoncer la disparition de 40 postes d’ici 2019. Elle se fera par la non reconduction de certains contrats, le non remplacement des départs en retraite etc. A la communauté d’Agglomération de Saintes, les agents de l’éducation seront impactés par les fermetures de classe. Les transferts de compétences accélèrent les disparitions des services publics. De cette façon en 2008, les pompes funèbres de Saintes ont été transférées à une entreprise privée. Aujourd’hui elles n’ont de publiques que le nom car elles sont devenues les plus chères de Saintes alors qu’elles étaient censées donner l’accès à des funérailles pour les plus démunis. De plus, les derniers agents publics y travaillant demandent leur réintégration. C’est dire si l’ambiance y est bonne….
En conclusion, un petit d’œil aux ATSEM en leur disant de continuer la lutte car il y a eu quelques avancées du Gouvernement, mais nous sommes encore loin  du compte ».

jeudi 16 novembre 2017

Saintes : Le retour du 4 x 4 de Jean-Philippe Machon dans le rapport de la Cour des Comptes

Mercredi, parmi les dernières questions inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de Saintes, figurait le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur une période allant de 2011 à 2016 (à cheval sur deux maires, Jean Rouger et Jean-Philippe Machon). Il fait ressortir l’affaire du 4 x 4 de Jean-Philippe Machon, laquelle a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Le recours déposé par Philippe Callaud est toujours entre les mains du Tribunal Administratif de Poitiers

Le conseil municipal présidé par Jean-Philippe Machon
Mercredi 18 h. Le nombre des dossiers inscrits à l’ordre du jour en dit long sur la durée du conseil municipal. Pas moins de 40, ce qui fait dire à l’opposition « il serait peut-être judicieux d’organiser des conseils plus nombreux dans l’année. Ils sont seulement au nombre de 5 actuellement ». Comme par hasard, celui qui concerne le rapport de la Cour des Comptes passe pratiquement en dernier après une suspension de séance, demandée par Josette Groleau aux alentours de 22 h. Tout le monde part se dégourdir les gambettes ou fumer une cigarette tandis que Josette Groleau croque une pomme. Clin d’œil à Eve dans le jardin originel ou à Steve Jobs ?


Retour dans l’arène (sans les gradins). Jean-Philippe Machon sait que le rapport de la Cour des Comptes attirera les réactions de l’opposition. Pour mémoire, rappelons que cette instance, qui examine la gestion des communes, est appelée à émettre des remarques. « Elle n’a pas relevé d’anomalies importantes pouvant faire l’objet de sanctions » précise le maire.

Parmi les points relevés, la rupture de la mutualisation entre la commune et la CDA (quand Jean-Philippe Machon a été remercié de la présidence de la CDA). La situation a entraîné un accroissement des charges de personnel puisque « chacun a repris ses propres équipes ». D’où « une expérience qui a montré ses limites lors des changements de gouvernance ». « C’est le même cas à Royan ou Angoulême » explique Jean-Philippe Machon. Plusieurs budgets annexes de la mairie sont à surveiller (golf, salons, etc). La participation de la ville au syndicat de voirie fait apparaître « une situation juridique confuse », des lacunes d’information sont à pallier avec l’EPCI. En ce qui concerne les budgets, des anomalies touchent les immobilisations. Côté personnel, la durée légale du temps de travail n’est pas réellement accomplie et l’absentéisme est important : « la CRC insiste sur l’organisation du temps de travail qui ne respecte pas l’horaire annuel légal qui est actuellement de 1607 heures. Par ailleurs, elle note un absentéisme pour raison de santé en 2015, largement supérieur aux moyennes nationales, qui nécessite une attention particulière pour y remédier. De plus, l’examen des contrats et des rémunérations des agents contractuels de catégorie A met en évidence des insuffisances et des irrégularités d’attribution de logements à certains emplois ». 

Jean-Philippe Machon souligne que ce rapport, allant de 2011 à 2016, inclut aussi Jean Rouger. Et de rappeler la ligne directrice de son action : « protéger Saintes avec une gestion rigoureuse, sans augmentation de la fiscalité locale, et favoriser l’attractivité de la ville par l’économie et le tourisme ». A mi-mandat, il estime qu’il a rempli son contrat : « aujourd’hui, nous devons penser à ce que sera la ville dans 10 ou 20 ans. Nous devons faire face à la baisse des dotations de l’Etat, lequel est censé nous apporter des compensations. Mais une évidence s’impose : plus en plus, les communes seront dépendantes de l’Etat ». La décentralisation aurait-elle du plomb dans l’aile ? « Je prends acte des efforts des agents et de l’organisation du travail dans les services. J’estime que notre gestion, cohérente, correspond à l’ambition de la ville ». Pas un mot à ce moment-là sur la fameuse histoire du 4 x 4 qui figure cependant dans le rapport…

Philippe Callaud : « L’opposition aurait pu écrire ce rapport » !

C’est quoi l’affaire du 4 x 4 pour ceux qui ne l’auraient pas suivie ? En 2015, élu depuis un an, Jean-Philippe Machon souhaite que la mairie de Saintes puisse acquérir son ancien véhicule de fonction (qu’il utilisait quand il appartenait au groupe Nexans). Il s’agit d’un modèle élégant, un 4 x 4 BMW X3 qui coûte entre 42000 et 61000 euros neuf selon les équipements. Le 14 avril, la mairie signe un bon de commande pour faire cette acquisition auprès de la société de location au prix de 24949 euros. Or, une telle démarche est jugée irrégulière quand il s’agit d’argent public. Le maire aurait du solliciter plusieurs devis ou effectuer d’autres mesures de mise en concurrence.
A l’époque, la crise est majeure au sein du conseil, le maire étant soupçonné « d’avoir manœuvré à sa guise sans se soucier des avertissements de son entourage ». Les remous finissent par s’apaiser avec ce communiqué du premier magistrat qui répond aux accusations d’enrichissement personnel : « ce véhicule ne m’a jamais appartenu, je le conduisais en tant que véhicule de fonction. J’ai souhaité que la mairie en fasse l’acquisition parce qu’il était d’occasion et que la ville pouvait alors faire des économies. J’ai fait une erreur de procédure. Je suis conscient de l’énorme émotion et de l’émoi que cet événement a suscité chez les élus saintais, dans les services et la population. J’en suis absolument désolé. Cette erreur qui m’incombe personnellement, j’en assume la responsabilité ».  Dont acte. Philippe Callaud, membre de l’opposition, dépose alors un recours auprès du Tribunal administratif de Poitiers, toujours actualité…

Crise à la mairie en 2015 : Jean-Philippe Machon est assailli par les journalistes
2015 : Manifestant devant les grilles de la mairie. Outre Machon, il est question de Macron...
Par la suite, la mairie adopte les procédures requises dans le respect des normes : cession du 4 x 4 au prix ferme de 25410 euros et achat de deux véhicules neufs. Un appel public à la concurrence est publié. Le garage retenu émet des réticences quant au prix du 4 x 4, 25410 euros. Pour arriver à reprendre ce véhicule à tel montant coté à l’Argus un peu plus de 16373 euros, il a recours à un transfert de marge sur les deux nouvelles berlines. « Cela signifie qu’une partie de la remise accordée est passée dans la reprise. Les deux berlines sont plus onéreuses que dans le cas d’un achat sans reprise » remarque la Cour des Comptes.

Bref, cette histoire fait maintenant partie du passé mais elle avait, à l’époque, attiré l’attention de la presse nationale. Philippe Callaud ironise sur cet épisode. « J’ai envie de dire que ce rapport, votre opposition aurait pu l’écrire. Toutes ces alertes, nous les avons lancées. La mutualisation avec la CDA, nous l’avons soutenue et depuis que vous n’êtes plus président de cette collectivité, on note une hausse importante des dépenses de personnel. Idem avec tous les sujets évoqués, budgets, autofinancement, marchés publics, baisses des subventions aux associations. Nous n’avons pas de connaissances comptables, mais nous avons du bons sens ! ». Laurence Henry partage ce sentiment : « Prenez par exemple votre nouveau sens de circulation. Il ne peut pas marcher puisque déjà expérimenté par d’autres avant vous. On vous l’a dit, vous n’écoutez pas.  Il n’y a pas de consensus au sein de votre équipe. Vous créez des dysfonctionnements en continuant à vouloir tout gérer par vous-même. Entendez donc les autres ! ».  
 
Et si les élus étaient payés en monnaie Beunèze ?


L'opposition regrette le manque d'écoute du maire...
Idée lancée par Laurence Henry afin que le maire joue pleinement la carte locale : « un bon signe serait que les indemnités des élus puissent être payées en monnaie Beunèze. Ainsi, vous prouveriez votre soutien aux initiatives saintaises. Et quand vous allez voir les commerçants, ne vous arrêtez pas en milieu de rue ! ». Pour info, la monnaie Beunèze est en cours sur les secteurs de Saintes et Royan dans les commerces adhérents. Le maire hoche la tête…
Serge Maupouet s’interroge, quant à lui, sur les mesures prises après ce rapport qui aurait du être présenté plus tôt en assemblée. « Se traduit-il par des actes concrets ? ». Des inquiétudes règnent également au sujet du site Saint-Louis (travaux en 2018). « Le prêt a été renégocié » répond Jean-Philippe Machon qui conclut par un témoignage à son personnel : « La DGS a une formation juridique, nous avons un directeur juridique, je leur fais confiance ».
Les questions se poursuivent avec Josette Groleau qui ne voit manifestement pas le temps passer. La Gauche estime qu’elle n’est pas suffisamment informée des dossiers, vieille friction entre majorité et opposition…

Centre hospitalier de Saintonge : une offre de soins palliatifs complète pour les patients du Sud et l'Est de la Charente-Maritime

Première du genre en Charente-Maritime, une Unité Territoriale de Soins Palliatifs (USTP) de 12 lits accueille ses premiers patients aujourd’hui 16 novembre au centre hospitalier de Saintonge dans des locaux rénovés et adaptés à son activité. L’ouverture de cette unité est la dernière pierre du dispositif permettant de proposer une offre de soins palliatifs complète pour les patients du territoire Sud et Est de la Charente Maritime. En présence du dr Virginie Verliac et de son équipe, cette unité a été présentée mercredi après-midi au maire de Saintes Jean-Philippe Machon.

Présentation de l'unité au maire Jean Philippe Machon par l'équipe médicale et Fabrice Leburgue, directeur du CH
Qu’appelle-t-on soins palliatifs ? 

Les soins palliatifs visent à soulager les douleurs physiques ainsi que tous les autres symptômes, sources de souffrance ou d’inconfort en rapport avec une maladie grave et évolutive. Ils prennent en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle de la personne malade et de son entourage. Les professionnels des soins palliatifs cherchent à donner au patient, dans le respect de ses droits, une place centrale dans les décisions qui le concernent.

• Zoom sur l’Unité territoriale de soins palliatifs

L’équipe, pluridisciplinaire, est placée sous la responsabilité du docteur Virginie Verliac. Elle comprend quatre médecins les docteurs Eric Bonnin, Lucas Celeste, Isabelle Masson et Virginie Verliac, un cadre de santé Mme Valérie Petit-Nicolas, deux assistantes sociales, trois secrétaires médicales (2,40 ETP), dix infirmières, dix aides-soignantes, cinq agents des services hospitaliers, un psychologue, un kinésithérapeute, une psychomotricienne. Elle peut être amenée à faire appel à d’autres ressources hospitalières : orthophoniste, infirmière stomathérapeute, équipe transversale de nutrition. Une convention de prestation est établie avec 1 podologue et 1 prothésiste libéraux.

Le Sud et l'Est disposent désormais d'une offre de soins palliatifs complète pour les patients

• 
L’importance des bénévoles

C’est une des particularités du travail en soins palliatifs. Une équipe de bénévoles de l’ASP17 (association pour le développement des soins palliatifs) complète l'activité des soignants par un accompagnement des malades et de leurs proches, dans le respect de leur intimité et à leur rythme, à travers une présence, une disponibilité et une écoute attentive. L’ensemble de cette équipe est formée ou engagée depuis le mois de juin dans une formation « Soins Palliatifs » pour initier une culture commune de prise en charge palliative. Localisée à Saintes, dans les locaux du centre hospitalier de Saintonge, elle s’inscrit dans un schéma général d’offre de soins du territoire de santé Sud et Est de la Charente-Maritime. Toute personne domiciliée sur ce secteur géographique peut en bénéficier. Elle réserve ses capacités d’admission aux situations les plus complexes et difficiles. L’entrée en UTSP se fait sur dossier de demande d’admission par le médecin traitant ou le médecin du service dans lequel la personne est hospitalisée, en fonction de critères définis. C’est la multiplicité de ceux-ci qui justifie l’indication d’une admission en unité de soins palliatifs.

Les différents niveaux de prise en charge 


En fonction de l’état de santé du patient, il existe plusieurs niveaux de prise en charge : Hospitalisation « temporaire » de « répit » qui permet aux proches de « souffler » ; de « repli » lorsque les soins deviennent trop lourds pour les professionnels en charge de la personne ; hospitalisation « classique », séjour de fin de vie dont il est impossible de définir la durée ; consultations externes de soins palliatifs pour les patients et/ou les proches, afin de (ré)-évaluer la situation ; accompagnement pour les proches endeuillés.

• Les locaux de l’UTSP se situent actuellement au niveau 1 du centre hospitalier de Saintonge.
• Toutes les chambres sont individuelles et adaptées aux personnes à mobilité réduite. Elles sont équipées d’un lit médicalisé électrique, d’un système d’appel malade, de fluides médicaux et d’oxygène
 

• Des soins à l’hôpital, à l’Ehpad ou au domicile

Selon le souhait du patient et la capacité de l’entourage, la prise en charge en soins palliatifs s’effectue en institution ou au domicile et lieu de vie (EHPAD, long séjour). Une coordination s’opère entre les différents modes de prises en charge. 
Le territoire Sud et Est de la Charente-Maritime dispose désormais de l’ensemble de ces structures, dont le centre hospitalier de Saintonge est l’animateur, le coordinateur central :
• Une Unité de Soins Palliatifs (USP) :
Structure d’hospitalisation de 12 lits, il s’agit d’un lieu de soins et de vie pour les personnes malades et leurs proches. Elle accueille de façon temporaire les patients atteints de maladie grave et évolutive dont l’état nécessite des soins continus, adaptés et personnalisés. Ses lits sont totalement dédiés à la pratique des soins palliatifs et de l’accompagnement. Elle réserve sa capacité d’admission aux situations les plus complexes et difficiles. L’équipe de l’unité assure une triple mission de soins, d’enseignement et de recherche.

• Une Equipe Mobile de Soins Palliatifs (EMSP) : 

Créée en mars 2000, cette équipe territoriale apporte une aide, un soutien, une écoute active, des conseils aux soignants qui prennent en charge des patients en fin de vie dans d’autres services. Après analyse des difficultés, elle propose un projet de soins personnalisé pour le suivi du patient.
Sa mission concerne la prise en charge globale du patient et de son entourage familial, la prise en charge de la douleur et des autres symptômes, l’accompagnement psychologique et psychosocial, le rapprochement, le retour et le maintien à domicile, la sensibilisation aux soins palliatifs et à la réflexion éthique.
Les professionnels de l’équipe mobile de soins palliatifs, adossée au centre hospitalier de Saintonge interviennent au-delà du périmètre de ce seul établissement, compte- tenu de sa vocation territoriale, dans les services des Centres Hospitaliers de Saint- Jean-d’Angély, Royan, Jonzac, Boscamnant ainsi qu’à la Clinique Richelieu à Saintes, la Clinique Pasteur à Royan et l’EHPAD de Corme-Royal. Des consultations externes y sont également proposées.
De plus en plus d’établissements médico-sociaux sollicitent l’EMSP pour des actions de formation/sensibilisation de leur personnel, mais aussi pour des conseils dans le cadre de prises en charge. Depuis janvier 2017, de nouveaux EHPAD ont conventionné en ce sens avec l’EMSP.
Au-delà de la simple sphère d’intervention institutionnelle, l’EMSP réalise des accompagnements et un suivi au domicile des patients sur le territoire Sud et Est de la Charente-Maritime.  En 2016, 1074 patients ont été pris en charge par l’EMSP dont 467 au Centre Hospitalier Saintonge.

• Des lits identifiés en soins palliatifs (LISP) 

Ce sont des lits situés au sein d’un service d’hospitalisation. Ils permettent une ouverture et un lien entre le domicile et les établissements, par exemple dans le cadre d’un réseau de santé (soins palliatifs, cancérologie). Ces lits permettent, par exemple, d’assurer un repli des patients du domicile.
Le GHT de Saintonge (groupement hospitalier de territoire) dispose de LISP depuis 2006 : 6 sont situés au centre hospitalier de Saintonge dont 4 sont regroupés dans une aile du service d’oncologie avec un projet de service structuré et 2 autres sont en réflexion de regroupement en gériatrie afin d’aider à une meilleure accessibilité aux soins palliatifs des patients dans le grand âge ; 4 sont situés au centre hospitalier de Saint Jean d’Angély dont 2 installés en médecine polyvalente et 2 en gériatrie ; 4 sont situés au centre hospitalier de Royan ; 2 sont situés au centre hospitalier de Jonzac. 


• Au domicile 

Selon le souhait du patient et la capacité de l’entourage, la prise en charge en soins palliatifs peut s’effectuer au domicile. La prise en charge à domicile requiert la disponibilité d’une équipe de proximité pluridisciplinaire : médecin traitant, 
infirmiers libéraux, SSIAD, kinésithérapeute, orthophoniste, auxiliaires de vie, services d’aide à domicile ainsi que la mise en lien avec les associations de bénévoles d’accompagnement (ASP 17 – Association pour le développement des soins palliatifs) en coordination avec le service d'Hospitalisation À Domicile (HAD) 
L’HAD du Centre hospitalier de Saintonge dispose d’une capacité de 72 places.
La configuration du territoire Sud et Est de la Charente-Maritime a induit une organisation de l’HAD répartie en 4 antennes situées dans les 4 centres hospitaliers du GHT de Saintonge (Saintes – St Jean d’Angély – Jonzac – Royan).
Une équipe commune gère l’ensemble du dispositif. Elle est composée de médecins coordonnateurs, d’un cadre de santé, d’infirmiers coordinateurs et de deux secrétaires médicales assurant notamment la plateforme téléphonique (numéro unique) pour l’ensemble du territoire. 
L’HAD assure au domicile des patients des soins complexes coordonnés, en lien avec le médecin traitant, dans les mêmes conditions de qualité et de sécurité qu’à l’hôpital, sur prescription d’un médecin hospitalier ou de ville. 
Sur le territoire, le mode de prise en charge des soins palliatifs en HAD représentait 30% des admissions en 2015 et 21% en 2016. 


• De nouveaux locaux affectés à la psychiatrie pour adultes en octobre 2018

L’implantation de l’unité de soins palliatifs du CH de Saintes s’inscrit dans le projet de réorganisation des activités de la direction commune des centres hospitaliers de Saintonge et de Saint Jean d’Angély. L’activité d’hospitalisation complète de SSR (soins de suite et de réadaptation) du centre hospitalier de Saintonge a été transférée au centre hospitalier de Saint Jean d’Angély les 6 et 7 novembre. Cette opération libère des locaux qui seront attribués après une phase de travaux au service de psychiatrie de l’adulte en octobre 2018.  Par ailleurs, le projet médical de psychiatrie de l’adulte prévoit un renforcement des structures extra hospitalières et une diminution du nombre de lits d’hospitalisation complète. Ce redéploiement progressif a permis, en juillet dernier, de libérer une unité de psychiatrie de l’adulte.
C’est dans ces locaux que l’UTSP est implantée de façon provisoire avant un projet définitif en octobre 2018 dont l’architecture sera intégralement conforme aux attentes d’une telle structure (salle des familles /activités, bureau dédié aux bénévoles, salle d’eau collective /thérapeutique, office alimentaire dédié).