mardi 12 décembre 2017

Quand Johnny Halliday faisait les beaux jours de Royan

Le livre de François Richet "souvenirs de Royan, volume 5" (aux éditions du Trier-Têtu) est une mine d'or. Grâce aux photos du journaliste de Sud-Ouest Jean-Pierre Boudon, que l'auteur a mises en scène dans son ouvrage, on replonge dans les années 60 et qu'y voit-on ? Johnny Halliday que la France et ses milliers de fans pleurent encore. Souvenirs, souvenirs !


Magnifique Johnny !
En 1961, Johnny est en concert à Royan. On le voit sur le terrasse de l'hôtel de France où un attroupement a lieu et en train de dédicacer des disques pour un disquaire de Royan, la maison Favière. Sur scène, il chante ses premiers tubes dont Kili watch. Ses fans sont aux anges et les cœurs battent. L'année suivante, en 62, il  revient au casino où deux fillettes dansent le twist ! Le mythe est né et il durera des décennies. Vous admirerez au passage la qualité des photgraphies de Jean Pierre Boudon...

Sur le terrasse de l'Hôtel de France
Dédicaces


Twist again !


PHOTOS JEAN PIERRE BOUDON

• Souvenirs de Royan, livre de François Richet, en vente dans toutes les bonnes librairies


Saintes : Fermeture exceptionnelle de la sous-préfecture mardi 12 décembre

 L'accueil de la sous-préfecture est exceptionnellement fermé au public aujourd'hui mardi 12 décembre afin de procéder à une réorganisation des services. 


Pour toute information relative à vos démarches administratives, vous pouvez :
- contacter par téléphone le 3939 « allo service public », du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h15 - consulter le site internet : www.service-public.fr
- consulter le site internet des services de l'Etat dans le département : www.charente-maritime.gouv.fr.
Vous pouvez également interroger les services de la sous-préfecture, par messagerie, à l'adresse suivante : sp-saintes@charente-maritime.gouv.fr
Le public sera de nouveau accueilli à la sous-préfecture à partir du mercredi 13 décembre aux horaires habituels, de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 16h00.

Merlin l'enchanteur vous donne rendez-vous à Saint-Genis

A noter sur vos tablettes !

 

Jean-Marie Matagne rend hommage à François Régis Hutin

Diffusé à plus de 700 000 exemplaires sur douze départements de l’Ouest, Ouest-France est le premier quotidien de France par le nombre de ses lecteurs. Le journal vient de perdre son Président, inspiré et inspirateur, François-Régis Hutin, P-DG de 1984 à 2016. 

François Régis Hutin (© Ouest France)
Agé de 88 ans, il est frappant que François-Régis Hutin soit décédé le soir du 10 décembre 2017, alors que le prix Nobel de la Paix venait tout juste d’être remis à Oslo à l’International Campaign to Abolish Nuclear weapons (ICAN), la Campagne Internationale pour Abolir les armes Nucléaires. Chrétien convaincu et humaniste social, François-Régis Hutin a été depuis toujours un opposant à l’arme nucléaire, ce qui fit de lui l’un des rares patrons de presse français, sinon le seul patron d’un quotidien, à s’être fermement dressé contre la « force de frappe », au moment même de sa création par le général de Gaulle. Il y a une dizaine d’années, j’eus la surprise de recevoir un coup de fil de lui, que je ne connaissais pas, à la suite d’un des nombreux communiqués d’ACDN que j’adresse à l’ensemble de la presse, généralement sans écho au niveau national. Il voulait en savoir plus. Depuis, Ouest-France fit écho à la cause. C’est ainsi que le 10 décembre 2009, alors que Barack Obama venait de se voir remettre le Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur du désarmement nucléaire, Ouest France publiait un article intitulé « Pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive », cosigné par Michel Rocard, Yehuda Atai et Jean-Marie Matagne, les mêmes qui, deux ans plus tôt, avaient lancé dans Libération un Appel aux Européens : empêchons la guerre contre l’Iran ! François-Régis Hutin nous a peut-être quittés avec le sentiment réconfortant – fondé ou non, c’est une question que le texte du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires mérite de soulever - que l’humanité est en marche vers l’abolition des armes nucléaires. On ne peut que le souhaiter à ce grand homme de cœur.

Jean-Marie Matagne, président d’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire

Jonzac : Claude Révolte « le Johnny des Eurochestries » reçoit l’Ordre du Mérite

Il y avait affluence l’autre samedi dans la salle municipale de Saint-Germain de Lusignan où Claude Révolte recevait les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Ambassadeur et animateur des Eurochestries, il a tout donné pour la musique et la diversité. Preuve de cette amitié, s'étaient spécialement déplacés Vincente Pinto, directeur de l’université de Sobral au Brésil, Jean Fortin, maire de Baie St-Paul, Rosaire Tremblay, historien, Laurent Breton, chef d’orchestre et fondateur des Eurochestries au Québec et Dongdong Zago, responsable chinois.

Claude Révolte distingué par le sénateur Daniel Laurent

« Sans la musique, la vie serait erreur » écrivait Nietzsche. Telle pourrait être la devise de Claude Révolte. Dans la région, il a créé l'école de musique et donné un dynamisme aux Eurochestries, manifestation qui se déroule non seulement en France, mais à l’étranger. Il s’est dépensé sans compter avec cette volonté qui anime les passionnés. Et pourtant, rien ne prédestinait ce paysagiste, natif du canton d’Archiac, à favoriser la pratique d'un instrument auprès de générations d’enfants. Parcours ainsi tracé, ponctué de difficultés surmontées par cet autodidacte qui a foi en sa mission. L’heure était venue de distinguer ses efforts.

Le chœur du Donjon dirigé parc Claude Révolte
Manifestation organisée dans la salle municipale de Saint-Germain

« Cette médaille récompense beaucoup de choses. Les personnes présentes sont les témoignages des actions que vous menez. Je salue votre investissement personnel et culturel au service de la collectivité. Vous êtes un esprit créatif avec cette envie bien ancrée d’animer les territoires ruraux » souligna le sénateur Daniel Laurent qui l’a toujours soutenu (c’est d’ailleurs au lycée de Pons que sont logés les jeunes des Eurochestries). Grâce aux nombreuses relations de Claude Révolte, moult formations se produisent en Haute Saintonge, Festival de la voix, Rosa Vetrov, opérettes. Un plaisir que de découvrir d’autres cultures, chants, danse, concerts.
Le parlementaire dressa le portrait de celui qu’on a baptisé « le Johnny des Eurochestries ». Un parcours atypique : sa naissance à Saint-Maigrin en 1950 au village de chez Collardeau, le certificat d’études où il obtient le premier prix cantonal, son CAP d’horticulture, son passage au 57e Régiment d’Infanterie (créé par le Comte de Jonzac !) et la découverte de la musique militaire, son premier emploi à l’hôpital de Jonzac où il est chef jardinier, la création des Bitons et la troupe des majorettes avec Yves Jouteux (à l’époque, il y avait deux batteries-fanfares avec celle de Jean-Claude Riché), les premiers déplacements au Québec et Sultanat d’Oman avec M. Lataste, président du club Unesco, la création en 1981 de l’Ecole de Musique, « la seule aujourd’hui à rayonner sur 130 communes », l’avènement des Eurochestries en 1996, sans compter son implication à l’ASSEM 17.
La vie de Claude Révolte est un tourbillon. Il parcourt le monde pour développer des festivals et ça marche en Espagne, Russie, Pologne, Brésil, Slovaquie, Mexique, Chine. Son objectif ? Partager et surtout rendre accessible la musique « dans la joie et le bonheur ». 

Chantal Guimberteau, conseillère départementale
Ouvrez le ban !
Claude Révolte aux côtés de Régine Joly, Bernard Lalande, M. Chauvet
Chantal Guimberteau, conseillère départementale, rappela le soutien financier apporté par le Département aux rencontres organisées depuis 20 ans, soit quelque 500.000 euros pour les Eurochestries et 88.000 euros pour les autres rendez-vous : « quand on aime, on ne compte pas. Le président Bussereau te félicite ». Un discours un peu rigoureux à mille lieues de la bonne humeur ambiante.

Les allocutions de MM. Castelain et Belot
Claude Belot et Claude Révolte
Michel Duchemin, président de l’ASSEM 17, insista sur le respect qu’ils se portent mutuellement : « Tu es un homme de grande qualité qui dynamise les énergies potentielles ». Cette complicité est partagée par le commandant René Castelain de la Musique de l’Air à Paris et le directeur de l’université de Sobral, Vincente Pinto : « Ton engagement en faveur des jeunes nous a mobilisés. Nous le cautionnons, c’est pourquoi, chez nous, tu as une famille, des amis ». Sentiment identique chez Jean Fortin, maire de Baie Saint-Paul (le lien entre Jonzac et cette ville du Québec remonte aux années 80) : « quand tu m’as annoncé que tu allais être distingué, je n’ai pas hésité, je suis venu ! La culture réunit les communautés et notre collaboration est une vieille histoire. C’est une ouverture sur le monde et je constate que tu ne lâches rien ! Tu es un ambassadeur exceptionnel ! ».

Les remerciements de Claude Révolte
De nombreux amis, dont certains venaient de l'étranger, avaient tenu à féliciter Claude Révolte
Claude Révolte, chef de chœur
A son tour, Claude Belot, maire de Jonzac, félicita Claude Révolte qui a suivi son cap, tout en gardant son esprit  d’indépendance : « Il n’a pas réussi à me mener à la baguette et moi, je ne suis pas parvenu à le mettre au pas de l’administration ! ». Rires dans l’assistance. Claude Révolte avoua qu’il laissait la gestion de son association au comptable. Parole d’artiste « un peu révolté parfois » qui a un sacré bilan derrière lui ! Et comme si la musique ne lui suffisait pas, il prépare actuellement un livre de souvenirs. « Quelle aventure… grâce à vous » avoua-t-il en souriant. Et de remercier tous ceux qui l’aident dans ses initiatives et le raisonnent « quand il est trop impatient ».
Cette rencontre se termina par le verre de l'amitié et de chaleureuses félicitations à celui qui s'est dit un jour : « Je dois créer une structure dans le sillon de la Haute Saintonge. J’ai alors pensé à une belle école de musique. Il faut aimer les autres, on n’obtient rien quand on est tout seul »…

Une nombreuse assistance

• M. Chauvet de Pons présenta l’Ordre du Mérite, institution républicaine née au cœur du XXe siècle et second ordre national après la Légion d’honneur. Il a pour vocation de récompenser les « mérites distingués » et d’encourager les forces vives du pays.

• Des choses à dire (mieux vaut tard que jamais) : à une époque, Claude Révolte a perdu la direction de l’Ecole des Arts (ex école de musique) où un trou financier était apparu. Des commentaires discourtois avaient alors circulé. La coupable était la secrétaire comptable qui a d’ailleurs été jugée et condamnée à deux ans de prison avec sursis et à restituer 94000 euros…