mercredi 25 avril 2018

Saintes : Valorisation des patrimoines et tourisme, entre dépenses et incohérences ?

Visite guidée dans les chemins du golf de Fontcouverte 
Après la découverte de la source sanctuaire de la Grand Font et des captages de Vénérand,
 présentation des arches de l'aqueduc

 « Il n’existe pas de mise en tourisme intelligent et durable autour des monuments sans le travail des archéologues, des historiens et des conférenciers » estime Cécile Trébuchet. Dans la libre expression qui suit, elle explique que le tourisme ne sort pas d'une pochette-surprise et rend hommage à ceux et celles qui ont travaillé à retracer l'histoire des monuments saintais, arc de triomphe, amphithéâtre, thermes, aqueducs, éclairant ainsi la connaissance. Sans ces recherches effectuées par des érudits et des passionnés, les visites guidées ne présenteraient aucun intérêt. En conséquence, pour allier passé, présent et avenir, les forces vives de la ville devraient se retrouver dans la concertation...

La mise en tourisme durable d’une ville dépend de multiples facteurs, dont l’évolution de la société et des besoins des consommateurs, l’exigence d’une réinvention permanente de l’attractivité, le renouvellement des interprétations des monuments et la réalisation de grands évènements rassembleurs, éducatifs et festifs. C’est en ce sens que les élus de la ville de Saintes ont la qualité d’être force de propositions, parfois innovantes et audacieuses et parfois malheureusement dangereuses pour la pérennité d’un site emblématique, comme la proposition de la pose de gradins dans l’amphithéâtre.

L’idée a le mérite d’exister, mais l’intelligence est ensuite de trouver une demi-mesure entre l’imaginaire et la réalité, entre le besoin d’innover et l’exigence de ne pas « dévaster ».

L’association MediaCtions prévient à ce titre la municipalité depuis de longs mois, de l’importance de laisser le monument dans son écrin naturel, de le restaurer bien sûr, de moderniser ses accueils et de proposer des spectacles à la mesure de ses capacités, mais tout cela sans dénaturer son aspect et sa mise en héritage, en l’état (au minimum) de celui dont nous avons hérité.

Nous rappelons aussi l’incohérence de vouloir valoriser la romanité en laissant les thermes à l’abandon et sans projet. Nous précisons enfin qu’un projet muséal ne peut se limiter à une étude bâclée et combien il est important de bien choisir le transfert d’occupation du site Saint-Louis dans le devenir de l’économie touristique de la cité.

Dans une ville comme Saintes et ses environs, le patrimoine bâti reste le socle essentiel sur lequel se construit la qualité de l’offre touristique. Mais pour ce faire, il a été et il sera toujours indispensable que des historiens s’évertuent, au préalable, à redécouvrir les secrets que le temps a souvent emportés.

Mais que serait donc l’amphithéâtre, ou même l’arc dit de Triomphe aujourd’hui, si des passionnés n’avaient pas passé des jours et parfois des années à travailler, chercher, « diagnostiquer » ?

Si les élus peuvent parler aujourd’hui de projets touristiques, c’est uniquement parce que d’autres ont passé du temps à étudier et à fouiller dans des puits et des chantiers, dans la boue ou sous le soleil. Et il est vrai que la lumière brille bien moins dans les campagnes avec des bottes que sous les feux des campagnes électorales…

Saintes et ses environs ont l’exceptionnel avantage d’avoir parmi leurs citoyens des érudits brillants et généreux, se succédant depuis 180 années. 180 ans bientôt que la Mise en Histoire et la Redécouverte de vérités de nos monuments sont aux dépens de la transmission qui existe au sein de notre Société d’archéologie et d’histoire.

J’ai en ma possession un bulletin datant de 1954 – nommé Revue de Saintonge et d’Aunis, recueil de la commission des arts et monuments historiques "Société d’Archéologie de Saintes" dont le sommaire annonce Marcel Clouet et « le castrum gallo-romain », « Mediolanum » de Jacques Michaud - ... Un autre bulletin de 1976 pose en titre «  Nos activités archéologiques », article signé de Louis Maurin. Ce même Monsieur Maurin qui donne encore de sa présence et de ses connaissances en 2018, lors de l’Assemblée générale de la SahCM.

J’ai nouvellement en ma possession, depuis l’assemblée générale de samedi dernier, le bulletin 44 de 2017 et j’y découvre de fabuleux articles sur « la léproserie de Saintes » d’Alain Michaud, « vivre à la campagne sur le littoral charentais à l’époque romaine » de Philippe Dupras et bien d’autres articles encore, que tout passionné en patrimoines lira avec plaisir et attention.

Mais qu’allons-nous faire de cette connaissance partagée, transmise depuis tant d’années par notre Société savante ? Comment peut-on vouloir dépenser des milliers d’euros pour un pont éphémère au nom de l’anniversaire d’un monument ? Comment peut-on faire des projets pharaoniques aux factures tout autant invraisemblables … en « mégotant » sur la subvention à ladite Société d’archéologie ?

C’est vouloir faire « la fête monuments » en assassinant leurs inventeurs archéologiques !

L’incohérence est bel est bien là. La Ville ne s’intéresse pas aux monuments en tant que tel : elle s’intéresse uniquement à ce qu’elle peut en faire. Comment trouver un compromis face à un tel constat ?

Ce dimanche dernier, en tant que guide conférencière, j’ai eu l’occasion de faire visiter les aqueducs avec une collègue à un grand nombre de visiteurs. Nous avons préalablement travaillé pendant des heures à étudier les plans, interpréter les derniers comptes-rendus. Nous avons fait des repérages, déterminer des postes d’écoute, les accessibilités, les itinéraires, identifier les endroits sécurisés. Nous avons partagé aussi une visite organisée par Michelle Le Brozec et Jean-Louis Hillairet. Nous reformulons pour que chaque visite soit à la portée de tout néophyte et donnons des éléments de comparaison. Nous apportons nos propres éléments historiques, nos hypothèses, connaissant précisément la romanisation et l’histoire de notre cité antique.

Vénérand : sans le travail et la mise en histoire des sites par la SahCM,
 il n’y aurait aucune capacité touristique autour des monuments
Une visite des aqueducs avec Jean-louis Hillairet, Michelle Le Brozec et un membre de la SahCM averti des recherches archéologiques s’impose à tout conférencier
Les aqueduc romains : à découvrir !
C’est un travail qui nécessite l’écoute et le respect du travail de chacun dans cette « chaîne » des intervenants. Aujourd’hui, sans le travail de Jean-Louis Hillairet et celui de toutes les équipes des archéologues et des bénévoles, les aqueducs de Mediolanum ne seraient que des ruines silencieuses et des eaux oubliées. Y aurait-il même un projet de « Maison des aqueducs » si les membres de la Société d’archéologie et d’histoire n’avaient pas consacré leur temps libre à fouiller et à étudier ?

Faut-il aussi rappeler les dépenses des bénévoles et même des professionnels, sur leurs propres deniers, pour que les générations suivantes puissent avoir accès à des vérités archéologiques ?

L’histoire va-t-elle s’arrêter là où s’arrêtera la subvention de la société d’archéologie ? Quel drôle de paradoxe entre cette fougue aux projets touristiques et ce désaveu de la « cause historique » ?

Monsieur le Maire a eu dernièrement l’occasion de dire devant la caméra de Xavier Roujas que nous étions (les opposants aux gradins) « dans l’immobilisme, peu soucieux de nos enfants » ? Piètre argument qui ne risque pas de nous réconcilier en effet.

Je rappelle seulement aux élus, «  sans polémique », qu’il n’existe pas de mise en tourisme intelligent et durable autour des monuments, sans le travail des archéologues, des historiens et des conférenciers. Je dirai que le non-respect envers l’association MediaCtions que je préside, non invitée et n’ayant réponses à ses demandes, m’importe moins que le devenir de la Société d’archéologie et d’histoire. La SAHCM n’est pas qu’une association, elle est la réunion de celles et ceux qui ont porté et portent encore les savoirs autour de nos patrimoines.

Je dis aussi que diviser n’est pas « régner ». Et ignorer les uns pour amadouer les autres sur des financements éventuels ne fera pas l’objet d’une distanciation entre les deux associations. Nous ne sommes pas en guerre et je réfute les mots utilisés, parlant « de camp à choisir ».

L’association MédiaCtions n’est pas partie prenante dans cette histoire de subventions, mais juste partenaire et co-fondatrice de la Charte Consensuelle pour la restauration, la valorisation et les usages de l’amphithéâtre antique avec la SAHCM. Cette charte, loin de tout immobilisme, propose avec vigilance une concertation entre personnes responsables.

Il ne suffira pas, par contre, de nous évincer des débats de nous mettre devant le fait accompli de travaux ou pire encore de nous rappeler …que nous n’avons « rien compris à la grandeur du projet » pour faire taire notre opposition à la transformation de l’amphithéâtre en salle de spectacles.

Cécile Trébuchet  

Maribel Copley et Cécile Trébuchet en pleine explication devant les arches de l’aqueduc

mardi 24 avril 2018

Saint-Aigulin : concert chœur et orgue dimanche 29 avril

Les Amis de l'Orgue de Saint-Aigulin ont le plaisir de vous convier dimanche 29 avril à 16 h en l'église de Saint-Aigulin au concert du Chœur et Orgue Ensemble vocal Aquistriae de Guîtres, sous la direction de Laurent Ottaviani accompagné à l'orgue par Martin Tembremende.
Un voyage musical vous sera proposé à travers l’Europe du XVIIIe siècle à nos jours ; vous pourrez entendre des œuvres de compositeurs variés, de J.-S. Bach à Arvo Pärt en passant par Gouvy, Casals ou Zoltan Kodaly…
Entrée 10 euros, gratuit pour les enfants


Saintes, La Rochelle, Montendre, Aytré, Suzac : la Nouvelle-Aquitaine investit dans les transports, l'économie, la culture, l'éducation et le tourisme

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et les élus régionaux se sont réunis en Commission permanente lundi 23 avril à l'Hôtel de Région à Bordeaux. Ils ont voté 292 dossiers pour un montant total de 202 708 557,80 €.

Plusieurs dossiers-phare concernent la Charente-Maritime, dont les suivants :

 • Travaux de rénovation prévus au lycée professionnel Rompsay à La Rochelle

Dans le cadre de sa politique de pérennité et d'adaptation du bâti, de sécurité du patrimoine et d'accessibilité, la Région apporte deux aides au lycée professionnel Rompsay à La Rochelle. L'une de de 180 000 € pour la rénovation des sols de l'atelier « Maintenance des systèmes mécaniques automatisés » ; l'autre de 420 000 € pour la rénovation et le traitement thermique du pôle « Sciences ».

 • Contribuer à rapprocher les services au public des citoyens ruraux

Deux aides régionales de 5620 € et de 3220 € sont décidées au profit du Centre d'animation polyvalent (Cap) de Tonnay-Charente, qui porte un projet de création d'une Maison de services au public itinérante. Cette aide servira à l'acquisition d'un véhicule qui doit être équipé en matériel numérique : ordinateurs, scanners, imprimantes, connexion 4G. Il devra être pré-aménagé type camping-car, bibliobus ou à aménager totalement. Cette Maison de services au public itinérante a pour finalité d'offrir aux usagers les plus éloignés des points d'accès de la Communauté d'agglomération du Pays-Rochefortais, un lieu d'accueil et d'accompagnement de proximité, leur permettant d'obtenir des renseignements administratifs divers et d'effectuer des démarches multiples, notamment dans le domaine de l'emploi et de la protection sociale.

• Soutien régional à la ligne aérienne La Rochelle-Poitiers-Lyon

La Région soutient les syndicats mixtes aéroportuaires de son territoire, et les lignes aériennes d'obligation de service public (OSP). La ligne aérienne La Rochelle-Poitiers-Lyon est une ligne OSP, exploitée dans le cadre d'une délégation de service public portée conjointement par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de La Rochelle, et par le Syndicat mixte de l'aéroport de Poitiers-Biard, qui regroupe le Conseil départemental (1/3), la Communauté d'agglomération (1/3), et la CCI (1/3). Cette liaison aérienne a transporté 42 325 passagers en 2018 dont 19 979 à Poitiers, et 22 406 à La Rochelle. En cohérence avec sa nouvelle stratégie aéroportuaire régionale, la Région poursuit son accompagnement de cette liaison aérienne, qui joue un rôle important pour les acteurs économiques, les entreprises, les universités et les laboratoires de recherche situés à Poitiers et à La Rochelle. L'aide régionale à la CCI de La Rochelle s'élève à 161 625 €.

• Encourager l'investissement productif dans une entreprise d'Andilly

La société Sofamo, à Andilly, est spécialisée dans le mobilier d'agencement et la fabrication de mobilier d'équipement de la maison. Elle compte 33 salariés. A sa création, l'activité était concentrée sur la fourniture de mobilier d'agencement pour la chaine « Geneviève Lethu » et sur la fabrication de meubles pour les enseignes nationales de distribution. Pour l'accompagner dans son programme d'investissement productif, qui devrait permettre la création de deux emplois, la Nouvelle-Aquitaine décide une aide de 121 560 € à Sofamo. Ce programme est accompagné d'un plan d'actions commerciales, notamment à l'international, ainsi que d'une campagne de recherche sur de nouveaux produits.

 • Aide régionale à l'export pour une start-up de La Rochelle

Créée en 2016, la société « 88 » conçoit, développe et commercialise une plateforme-web d'offres d'emploi, appelée « 88jobs ». Spécialisée dans les emplois bilingues chinois, elle permet à un candidat de recevoir l'offre d'emploi qui lui correspond, et à un recruteur de valider les compétences d'un candidat. La société compte à ce jour 12 personnes (dont deux co-fondateurs) et envisage de recruter cinq personnes en 2018, deux personnes en 2019 et une personne en 2020. Dans le cadre de son aide à l'export à destination des start-up, la Région aide la société « 88 » à hauteur de 20 000 €.

• Tourisme solidaire : rénovation d'un village de vacances sur l'Île de Ré

La Nouvelle-Aquitaine souhaite sur son territoire le développement d'un tourisme solidaire, et la modernisation des hébergements à caractère social. Dans ce cadre, elle accorde une aide de 150 000 € à l'association « Odesia Vacances », située à Clairvaux-les-Lacs (Jura) pour la rénovation d'un village de vacances situé sur le territoire de la commune de Saint-Clément-des-Baleines, sur l'Île de Ré. L'objectif est de rénover l'ensemble des hébergements proposés et les parties communes, d'améliorer les espaces extérieurs et de développer l'offre d'activités du site.

 • Aide à la requalification globale de l'espace naturel sensible de Chassiron, à Saint-Denis d'Oléron

L'Espace naturel sensible de Chassiron, dans la commune de Saint-Denis d'Oléron, est emblématique de l'Île d'Oléron avec son phare classé aux Monuments historiques. Il accueille chaque année plus d'un million de visiteurs. Ses falaises entourées d'un estran rocheux accueillant faune et flore très riches, son patrimoine paléontologique reconnu nationalement, en font un site majeur du département de Charente-Maritime. Le Conseil départemental de la Charente-Maritime, en partenariat avec la commune de Saint-Denis d'Oléron, souhaite élaborer un projet de requalification globale du site de Chassiron, pour aménager, mettre en valeur et reconquérir ces espaces naturels sur le plan écologique et paysager. La Nouvelle-Aquitaine aide le Département de la Charente-Maritime dans ce projet à hauteur de 13 350 €.

 • Vers un nouveau schéma d'aménagement de la Pointe et de la forêt de Suzac

Le pôle « Nature » du Parc de l'estuaire, situé à Saint-Georges-de-Didonne à proximité de la Pointe de Suzac, contribue au développement touristique du département de Charente-Maritime par son identité paysagère, contrastant avec un littoral urbanisé depuis Meschers-sur-Gironde jusqu'à Palais-sur-Mer, et par sa situation à l'extrémité de l'estuaire de la Gironde. Ce site est aujourd'hui fragilisé notamment par l'urbanisation, et par une sur-fréquentation qui contribue à abîmer les milieux naturels, et à dévaloriser les paysages, avec une juxtaposition de nombreuses pratiques entraînant des conflits d'usages. Le Département, en partenariat avec le Conservatoire du littoral et les acteurs locaux (communes de Saint-Georges-de-Didonne et de Meschers, Communauté d'agglomération de Royan-Atlantique) souhaite élaborer un nouveau Schéma d'aménagement et de requalification de l'ensemble de la Pointe et de la forêt de Suzac, en lien avec le Parc de l'estuaire. La Région soutient ce projet par une aide de 35 262 €.

 • Compétitivité et adaptation des exploitations agricoles : 13 dossiers soutenus dans le département de la Charente-Maritime

Dans le cadre de son Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles, et de son Plan de modernisation des élevages, la Nouvelle-Aquitaine accompagne quatre dossiers en Charente-Maritime, à hauteur de 29 779,11 € (hors avicole). Dans le cadre du Soutien à la modernisation des outils de production agro-écologiques à destination des entreprises de travaux agricoles, la Région soutient trois dossiers charentais-maritimes, à hauteur de 13 909 €. Pour aider à la Transformation et commercialisation de produits agricoles, la Nouvelle-Aquitaine accompagne trois autres dossiers de Charente-Maritime pour un montant de 42 141,90 €. Enfin, pour aider les investissements en culture maraîchère, petits fruits, horticulture et arboriculture, une aide de 14 714,11 € est accordée pour trois dossiers dans ce département.

 • Encourager l'insertion par l'activité économique à Aytré

La Région soutient l'insertion par l'activité économique, et à ce titre décide une aide de 17 000 € à l'atelier-chantier d'insertion « Atout Solidaire » à Aytré, pour démarrer un nouveau projet. Il est le fruit d'un travail de réflexion de plus de deux ans mené par des bénévoles, sur la base de l'idée, apportée à la délégation du Secours catholique de La Rochelle par une modéliste en haute couture expérimentée. Le projet porte sur la création d'un chantier d'insertion dans le secteur du prêt à porter haut de gamme. La Nouvelle-Aquitaine aide également cette association à hauteur de 13 548 € pour l'achat de matériel.

 • Aide à la création d'entreprise au Bois-Plage-en-Ré, pour la réalisation de jardins thérapeutiques

Dans le cadre de la structuration de son économie territoriale et de son aide à la création d'entreprises, la Région aide à hauteur de 6000 € le projet « Envie d'air » au Bois-Plage-en-Ré. Il s'agit de la création d'une activité de conseil dans la conception et la mise en œuvre de jardins thérapeutiques. Cette activité vise principalement les établissements accueillant des personnes malades, dépendantes ou fragiles. Ce concept dépend d'un réseau dont l'objectif est de favoriser le contact des patents avec la nature.

 • Modernisation d'un établissement de restauration à La Cotinière

« Villa Marthe » est un restaurant atypique, implanté sur l'Île d'Oléron, à La Cotinière. On y consomme des produits locaux et de la charcuterie fabriquée sur place. Le restaurant est ouvert d'avril à septembre. La charcuterie produite dans le laboratoire est également vendue dans les grandes surfaces de l'île. Six gammes de produits frais sont fabriquées sur place. L'entreprise compte neuf salariés, dont un en apprentissage. Pour développer son entreprise et faire face aux aléas de la saisonnalité, son gérant a décidé de solliciter l'agrément sanitaire européen, lui permettant d'augmenter les quantités de marchandises produites et de les vendre dans un rayon plus large ; et de développer la mise en conserverie de ses produits. L'agrément a été obtenu en décembre 2017. Un agrandissement du laboratoire existant est en cours. La Région accompagne cet établissement à hauteur de 28 535 €.

 • Soutien au 47e Festival de musique classique de Saintes

Une aide régionale de 76 500 € est votée en faveur de « L'abbaye aux dames, cité musicale », à Saintes, pour l'organisation de la 47e édition du Festival de musique classique de Saintes (du 13 au 21 juillet). L'édition 2018 s'annonce sous les mêmes auspices que la précédente, avec une programmation musicale qui invite à la curiosité et au dépaysement et comme fil conducteur la musique classique et romantique sur instrument d'époque. A noter que l'Orchestre des Champs-Elysées, en résidence au Théâtre-Auditorium de Poitiers et soutenu par la Région à ce titre, est invité permanent du festival.

 • Soutien à des actions de formation de « L'abbaye aux dames » avec le Jeune Orchestre Atlantique, à Saintes

« L'abbaye aux dames » est la cité musicale de Saintes. Elle organise aussi des actions de formation continue ou initiale supérieure, avec le Jeune Orchestre Atlantique (JOA) qui propose une formation professionnelle unique en Europe en permettant à de jeunes musiciens professionnels ou en fin d'études supérieures, d'aborder l'interprétation des répertoires des XVIIe et XIXe siècles sur instruments d'époque. C'est un outil de formation et d'insertion professionnelle. Le JOA compte 127 étudiants dont 102 en formation initiale et 25 en formation continue. Les formateurs instrumentaux sont tous des musiciens de grande renommée en Europe et des chefs d'orchestre prestigieux permettant aux jeunes musiciens d'acquérir des savoirs spécifiques à l'interprétation sur instruments d'époque mis à disposition des jeunes musiciens. L'aide régionale est portée à hauteur de 140 000 €.

• La Région soutient le 46ème Festival international du film de La Rochelle

Une aide régionale de 111 000 € - dont 16 000 € au titre de l'action culturelle - est apportée au Festival international du film de La Rochelle, pour l'organisation de sa 46ème édition (du 29 juin au 8 juillet). Ce festival confirme chaque année le statut privilégié qu'il occupe dans le réseau des festivals de cinéma nationaux (3e en France), européens et internationaux. Pour l'édition 2018, le festival poursuit ses actions décentralisées : ateliers-musique, ciné-concerts pour des retraités, programmation hors les murs, collaborations avec le groupe hospitalier de La Rochelle, production d'un film écrit et réalisé par les détenus de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré.

 • Aide au 6ème « Coconut Music Festival » à Saintes

La 6ème édition du « Coconut Music Festival » aura lieu du 6 au 9 septembre à Saintes. L'association Coconut Music, créée en 2007, a pour objet de contribuer activement au développement de la scène musicale saintaise, en mettant en avant l'innovation technologique en lien avec les musiques actuelles, la promotion de la culture pour tous et l'aide aux artistes locaux. L'édition 2018 est construite dans la même perspective que les années précédentes avec une programmation qui se veut éclectique, défricheuse, et ouverte sur la scène internationale. La Nouvelle-Aquitaine apporte une aide de 10 000 € à l'association.

• La Région soutient la création contemporaine

Depuis plus de dix ans, le Centre Intermondes, développe un projet d'accueil en résidence à La Rochelle d'artistes venus du monde entier et valorisant la création contemporaine dans toute la diversité de ses esthétiques. Il met ces artistes en relation avec le tissu artistique et culturel local et régional, afin de construire des projets communs et d'intégrer leur création dans différents lieux et événements. Plus de 250 artistes de 46 nationalités différentes ont déjà été ont été accueillis. Dans le cadre de son soutien aux structures de création et de diffusion des Arts plastiques et visuels, la Nouvelle-Aquitaine accompagne l'association « Centre Intermondes » à hauteur de 20 000 €, et de 8500 € au titre de la vie associative.

Saintes : Les cheminots reçus par le député Jean-Philippe Ardouin


Mardi 24 avril, les cheminots de Saintes, à l'unanimité, ont décidé de poursuivre leur grève pour la sixième séquence qui commencera vendredi 27 avril au soir. Samedi 28 avril, des distributions de tracts auront lieu en ville à partir de 10 heures.
Le député de la circonscription, Jean-Philippe Ardouin (LREM), recevra une délégation intersyndicale de cheminots à 14 h 30. Un rassemblement aura lieu devant sa permanence rue Saint-Macoult à Saintes.
Auparavant, un barbecue organisé par les cheminots aura lieu cours Reverseaux sur le parking de l'ancien hôpital. Venez nombreux !

Saintes : défilé du 1er mai à partir du Palais de Justice

Communiqué de la CGT, FO, FSU 17 et Solidaires Sud
Rassemblement devant le Palais de Justice à 10 h 30

« Depuis maintenant un an, le gouvernement applique fidèlement le programme du Medef, avec un projet : détruire l’ensemble des avancées sociales conquises depuis plus de 50 ans : droit du travail, sécurité sociale, services publics... c’est-à-dire toutes les institutions qui apportent quelques limites à la loi du marché en faisant valoir la solidarité contre le seul profit. Face à cette politique ultralibérale appliquée au nom d’une pseudo modernité à coup de mesures sociales agressives et régressives, le mécontentement est croissant dans toutes les catégories de la population : personnels de la pénitentiaire, des EHPAD, enseignants, étudiants et lycéens, retraités, agents de la Fonction Publique, salariés de Carrefour, personnels dAir France, d'Aéroport de Paris, des secteurs des déchets, de l'énergie, des transports, de La Poste...
Le combat actuel des cheminots contre la réforme ferroviaire, ainsi que les luttes qui se développent dans les entreprises, les services, les établissements publics et privés, celles des retraités et des étudiants sont légitimes et ont l’appui de nos organisations : au-delà de leurs conditions de travail, ce sont aussi les principes de la République sociale qui sont défendus dans ces luttes.
Cest pourquoi les UL CGT et FO de Saintes, FSU 17 et SOLIDAIRES 17, appellent les salariés actifs, retraités, privés d’emploi, les étudiants à se rassembler le 1er mai pour : La hausse des salaires et des retraites ; le maintien des statuts ;l es moyens pour permettre dassurer le bon fonctionnement des services publics ; la défense de la Sécurité Sociale fondée sur le salaire différé et la répartition ; l’abrogation de la loi O.R.E. relative à l'Orientation et la Réussite des Etudiants ; labandon de la réforme du baccalauréat et du lycée et du projet de loi sur le "secret des affaires" qui attente à la liberté d'informer et de s'informer ; l'abandon des projets de loi sur la justice ; l’abrogation de la loi travail et des ordonnances Macron ; le retrait du projet de réforme ferroviaire ».